mercredi 30 mai 2012

Mariage gay, goy et juif, avec Rabbanite appointée par l’Etat d’Israël



Je vous préviens à l’avance : il s’agit d’un sujet scabreux, mais nécessaire. Comme on  dit chez nous (Talmud Tamid) « qui est le Hakham (Sage), celui qui prévoit l’avenir ». Non pas que je me considère comme particulièrement Hakham, mais un peu de prospective ou d’anticipation ne font pas de mal, surtout, si tous les signes avant-coureurs existent et qu’il suffit de pousser quelque peu le raisonnement. Non pas jusqu’à l’absurde, mais jusqu’à la suite logique de ce qui se passe aujourd’hui aux Etats-Unis et, désormais en Israël.
Le coup de semonce a été donné aux Etats-Unis avec ce que l’on a appelé « le mariage du siècle » entre la fifille Clinton, Chelsea, et l’élu de son cœur, le banquier tout ce qu’il y a de juif  Marc Mezvinski. Banal, me direz-vous. Oui certes, si ce n’est qu’outre le rabbin qui officiait, il y avait aussi un prêtre. Lors d’une cérémonie que l’on pourrait qualifier d’œcuménique,  ils ont été unis conjointement par le rabbin James Ponet, aumônier à l’université de Yale, et par le révérend William Shillady, prêtre méthodiste à New York.
Mariage œcuménique, Interfaith en anglais ! Vous ne savez pas trop ce que ça veut dire. Pas de problème, rapportez vous au guide  écrit par le rabbin  Devon A. Lerner, qui d’ailleurs est une Rabbine. Vingt ans d’expérience de mariages œcuméniques à son actif et beaucoup d’heureux. Voir les témoignages. Elle fournit tout le package : le rabbin ou la rabbine, le prêtre, catholique, méthodiste, baptiste… les vœux à prononcer, ainsi que les Textes « saints » à lire, dans toutes les confessions. Œcuménique, je vous le dis, et son guide ne vaut que 17.99 dollars ; une affaire !!
Ce phénomène se serait confiné au Nouveau Monde, cela ne m’aurait pas trop chagriné mais un ami français m’a confié avoir organisé le mariage de son fils avec sa fiancée tout ce qu’il y a de non-juive en présence d’un rabbin et … d’un curé. Je précise qu’il a oublié de m’inviter au mariage. Comme ce sont des gens délicats, ils ont célébré le mariage à leur domicile.
Cela ne se passerait que dans le Nouveau et le Vieux Continent,Dayénou, comme on dit dans la Haggadah de Pessa’h ; ça suffirait, mais voilà que quelques signes avant coureurs nous font traverser la Méditerranée en direction d’Israël.
Le Conseiller  juridique du Gouvernement Yehuda Weinstein décide, après que les juges de la Cour suprême (dont  Elyakim Rubinstein) se soient défaussés sur lui, que les rabbins et rabbines des Mouvements Conservative (Massorti) et Réformés  (Liberal) pourraient désormais porter le titre de « Rabbi … d’une communauté non orthodoxe », il est vrai, mais Rabbi quand même. Jusque là rien de bien grave, les communautés libérales et conservatives n’avaient pas besoin de lui pour désigner un chat, le Chat et la rabbine, Rabbin. Mais cette innovation a un prix : si les rabbins Conservative et Libéraux ont droit à un titre, ils ont aussi droit à un salaire payé par l’Etat, comme leurs homologues orthodoxes. Aussitôt dit, aussitôt fait, ces nouveaux rabbins seront désormais appointés par les caisses de l‘Etat, sur le Budget du Ministère de la culture et du sport. Il est quelque peu prématuré sans doute de le financer par le Misrad Hadatot le ministère des cultes
Auparavant, le 19 Avril plus exactement,  le Mouvement Massorti israélien a décidé d’une seule voix, d’accepter en son sein des rabbins et rabbines gay. Le Séminaire américain du nom de Mahon Schechterqui forme les guides spirituels juifs de demain, accueillera, comme aux Etats-Unis, des jeunes israéliens et israéliennes homosexuels et Lesbiennes qui souhaitent  se vouer à la carrière rabbinique
Le Président des rabbins conservatives en Israël, le Rav Morissio Belter de Beer Sheva se félicite de cette décision halakhique: n’avons-nous pas tous été créés Betsélém Elokim, à l’image de dieu, dit-il ! A ce stade, j’éviterais de me livrer à une blague inconvenante.
Le Mahon Schechter qui a subi quelques pressions dans le passé d’un côté comme de l’autre s’est défaussé en disant que de toutes façons ils n’ont pas coutume de vérifier les tendances sexuelles des impétrants à la Rabbanout; il suffit qu’ils réussissent à leurs examens.
Jusque là je n’ai cité que des faits mais, imaginons un peu l’avenir.
Qu’est ce qui nous interdit de penser que demain, on n’aura pas droit à des mariages à la fois gay et goy, conjointement orchestrés  et célébrés par un Rabbin (ou une Rabbanite) à la tendance sexuelle de son choix, dûment appointé(e) par l’Etat juif en tant que maître spirituel d’une communauté non orthodoxe et, par un prêtre ou un curé, ou ce que vous voudrez ; le couple pouvant être bi ou mono.  Le Président Obama ne s’est-il pas prononcé récemment en faveur des mariages gays ; or on sait que tout ce qui vient d’outre Atlantique est parole d’Evangile en Israël.
Vision étrange me direz-vous? Peut-être, mais, bien dans l’air du temps. La grande question est de savoir si ces décisions halakhiques, comme dit le rabbin massorti de Béer-Shéva, vont hâter ou retarder la venue du Messie ?

samedi 19 mai 2012

Sarko dans le code de la Bible; 4 matrices oubliées et éclairantes


J’ai regardé hier soir le film La Conquête qui retrace la prise de pouvoir par Sarko, et je me suis souvenu de plusieurs matrices dans le Code de la Bible que j’avais réalisées en février 2008, soit vraiment peu de temps après son élection, et, qui suivent la matrice d’octobre 2007 que vous connaissez bien. Je vous les livre telles quelles, à la queue le-le; elles sont suffisamment parlantes. Faites vous votre propre opinion et reportez vous, si vous le souhaitez, aux articles qui leurs correspondent.
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dimanche 6 mai 2012

Votez tout, sauf Hessel !!



Au moment de voter « Hollande »,  je me suis souvenu de cette image insupportable.

samedi 5 mai 2012

Pour qui aurait voté Confucius: Sarkozy ou Hollande ?


Confucius est, entre autres, un fin connaisseur de l’âme politique. J’ai sélectionné quelques analectes qui permettront à tout un chacun de se faire une idée de ce qu’aurait été son vote à notre élection présidentielle, s' il avait vécu à notre époque et s’il avait bénéficié, bien entendu,  de la nationalité française

II.14. Le Maître dit : « L’homme honorable aime tous les hommes et n’a de partialité pour personne. L’homme de peu est partial et n’aime pas tous les hommes. »

II.19. Ngai, prince de Lou¹, dit à Confucius : « Que doit faire un prince pour que le peuple soit content ? » Maître K’ong répondit : « Si le prince élève aux charges les hommes vertueux et écarte tous les hommes vicieux, le peuple le soutiendra ; si le prince élève aux charges les hommes vicieux et écarte les hommes vertueux, le peuple ne se soumettra pas. »

II.20. Ki K’ang tzeu¹ dit : « Que faut-il faire pour que le peuple respecte son prince, lui soit fidèle et loyal ? » Le Maître répondit : « Que le prince montre de la dignité, et il sera respecté ; qu’il honore ses parents et soit bon envers ses sujets, et ses sujets lui seront fidèles ; qu’il élève aux charges les hommes de mérite et forme les incompétents, et il excitera le peuple à cultiver la vertu. »

II.21. …: “Respectueux envers vos parents et bienveillants envers vos frères, vous ferez fleurir ces vertus partout sous votre gouvernement ?” Faire régner la vertu dans sa famille par son exemple, c’est aussi gouverner. Remplir une charge, est-ce la seule manière de prendre part au gouvernement ? »

XII.7. Tzeu koung interrogea Confucius sur l’art de gouverner. Le Maître répondit : « Celui qui gouverne doit avoir soin que les vivres ne manquent pas, que les forces militaires soient suffisantes, que le peuple lui donne sa confiance. » Tzeu koung dit : « S’il était absolument nécessaire de négliger une de ces trois choses, laquelle conviendrait-il de négliger ? – Les forces militaires », répondit Confucius. « Et s’il était absolument nécessaire d’en négliger encore une seconde, dit Tzeu koung, quelle serait-elle ? – Les vivres, répondit Confucius, car de tout temps les hommes ont été sujets à la mort, mais si le peuple n’a pas confiance en ceux qui le gouvernent, c’en est fait de lui. »

XIII.4. …..  Si le prince s’attache à l’urbanité et aux convenances, aucun de ses sujets n’osera les négliger. Si le prince s’attache à la justice, aucun de ses sujets n’osera lui refuser l’obéissance. Si le prince s’attache à la sincérité, aucun de ses sujets n’osera agir de mauvaise foi. Les choses étant ainsi, les habitants de toutes les contrées accourront à lui, avec leurs petits enfants sur leurs épaules. ….

XIII.6. Le Maître dit : « Si le prince personnifie la rectitude, tout se fait sans qu’il commande ; si le prince ne l’incarne pas, il aura beau donner des ordres, il ne sera pas suivi. »

XIII.13. Le Maître dit : « Si un homme sait se gouverner lui-même, quelle difficulté aura-t-il à gouverner l’État ? Mais celui qui ne sait pas se gouverner lui-même, comment pourra-t-il gouverner les autres ? »

XIII.16. Le prince de Che interrogea Confucius sur l’art de gouverner. Le Maître répondit : « Si les proches sont contents, ceux qui sont loin viennent d’eux-mêmes. »

XIII.17. Tzeu hia, étant préfet de Kiu fou, interrogea Confucius sur l’art de gouverner. Le Maître dit : « Ne te hâte pas trop ; ne recherche pas les petits avantages. Qui se hâte n’atteint pas loin ; qui poursuit de petits avantages néglige les grandes choses. »

XIII.19. Fan Tch’eu interrogea Confucius sur le sens d’humanité. Le Maître répondit : « À la maison, demeure courtois ; dans le maniement des affaires, sois diligent ; dans les relations avec autrui, sois loyal. Fusses-tu au milieu des barbares de l’Est et du Nord, tu ne saurais y déroger. »

XIII.20. Tzeu koung demanda ce qu’il fallait faire pour mériter d’être appelé gentilhomme. Le Maître répondit : « Celui-là mérite d’être appelé gentilhomme qui dans sa conduite privée a le sens de l’honneur et, dans les missions qui lui sont confiées en pays étrangers, ne déshonore pas le prince qui l’a envoyé. » ….. Tzeu koung dit : « Que faut-il penser de ceux qui administrent à présent les affaires publiques ? » Le Maître répondit : « Hélas ! Du menu fretin qui ne mérite même pas d’être compté ! »
XIII.23. Le Maître dit : « L’homme honorable cultive l’harmonie et non le conformisme. L’homme de peu cultive le conformisme et non l’harmonie. »

XX.2. Tzeu tchang demanda à Confucius ce qu’il fallait faire pour bien gouverner. Le Maître répondit : « Il faut avoir en estime cinq qualités, et éviter quatre défauts ; cela suffit. – Quelles sont ces cinq qualités ? » dit Tzeu tchang. Le Maître répondit : « L’homme honorable exerce la bienfaisance, sans rien dépenser ; il fait travailler le peuple, sans le mécontenter ; il a des désirs, sans être cupide ; il est majestueux sans orgueil, imposant sans brusquerie. » Tzeu tchang dit : « Comment exerce-t-il la bienfaisance sans rien dépenser ? » Le Maître répondit : « Il favorise tout ce qui profite au peuple ; par ce moyen, n’exerce-t-il pas la bienfaisance sans rien dépenser ? Il ne lui impose que des travaux dont il est capable ; dès lors, qui serait mécontent ? Il désire la bonté, et il l’obtient ; comment serait-il cupide ? Pour l’homme honorable, il n’y a pas de majorité ou de minorité, ni même de petit ou de grand. Il est sans arrogance ni mépris. N’est-il pas digne sans orgueil ? L’homme honorable prend garde que ses vêtements et son bonnet soient bien ajustés, que ses regards aient de la dignité. Sa gravité inspire le respect. N’est-il pas majestueux sans être dur ? »

Et maintenant, à vos urnes, citoyens !