vendredi 30 novembre 2012

Avant l’Onu, Publicis avait déjà reconnu la Palestine


J’ai été passablement occupé cet été, aussi j’ai zappé un évènement  en soi dérisoire mais d’une haute portée symbolique :Publicis, troisième groupe mondial de communication de la planète terre, a débarqué en Palestine. Maurice Levy et  Jean-Yves Naouri, les deux principaux dirigeants de Publicis se sont rendus à Ramallah pour concrétiser une première prise de participation de 20 % dans l’Agence Zoom dirigée par Monsieur  Bashar Masri (entrepreneur Américano-palestinien qui a fait sa fortune essentiellement dans l’immobilier et accessoirement dans la presse et la publicité). L’Agence palestinienne compte comme clients : la Banque de Palestine, le groupe Paltel, la Bourse de Palestine, Coca-Cola, l’Union Européenne, l’UNICEF, UNRWA, Peugeot, Cairo-Amman Bank et la nouvelle ville la nouvelle ville palestinienne planifiée de Rawabi.

Maurice Lévy, Président du Directoire de Publicis Groupe,  a déclaré ce jour là : « La transaction d’aujourd’hui est importante sous plusieurs angles. Bien entendu, il s’agit de développer la présence de Publicis pour servir nos clients partout où ils sont présents. Mais intervenant immédiatement après l’acquisition de BBR en Israël, la portée de cette opération va bien plus loin, tant sur le plan symbolique que dans la poursuite du rêve de tout homme, de voir la paix s’établir dans cette région, entre les peuples israéliens et palestiniens … » .

Bien entendu, cette déclaration n’engage que son auteur, et on pourrait disserter à l’infini sur la légitimité de la Palestine, la signification même de ce vocable et l’existence ou l’inexistence d’un peuple que Maurice Levy qualifie de « palestinien » ; d’autres comme Shlomo Sand se demandent bien si le peuple juif existe ! Mais en définitive là n’est pas la question.

Ce qui m’interpelle dans cette initiative c’est que ce soient précisément Levy et Naouri, dirigeants de l’Agence de publicité la plus feuj qui soit, même si sa taille, désormais internationale, a quelque peu gommé cette caractéristique, ainsi que les origines de son fondateur Marcel Bleunstein Blanchet. Il  existe de par le monde bien d’autres agences de Publicité, qui auraient pu s’intéresser au marché publicitaire palestinien, et racheter ou prendre une participation, supérieure même à 20 %, dans la première Agence publicitaire de Ramallah. Non, il faut que ce soit Maurice Levy qui prenne tout le monde de vitesse.

Ne vous y trompez pas, j’ai un grand respect pour Maurice Levy qui est certainement parmi les plus grands entrepreneurs français de ces 40 dernières années ; d’autant plus qu’il n’est pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche, comme d’autres. Marcel B.B a vite pressenti que Maurice avait de l’envergure, et il lui a passé les rênes de son Agence.  Ni Marcel, ni ses descendants (famille Badinter) n’ont eu à s’en plaindre, bien au contraire; en quelques années Maurice a multiplié par 10 le nombre de salariés du Groupe.

Maurice a (presque) toujours eu du nez dans les affaires et un sens aigu du relationnel utile. Il possède à ce que l’on dit le carnet d’adresses le plus fourni de France et de Navarre et, à mon avis, personne, de quelque bord que ce soit, n’a jamais refusé de répondre à son appel téléphonique. Ainsi, s’il a jugé bon d’associer le nom de Publicis à celui de Zoom Ramallah, c’est qu’il a des raisons pour cela.

Essayons de voir lesquelles.

D’abord un souci d’équilibre. Plus de quatre cent personnes en Israël travaillent dans des agences de publicité, détenues en totalité ou en partie par Publicis ; il était donc souhaitable, pour ne pas indisposer les pays arabes  où Publicis est solidement implanté (Emirats Arabes Unis, Egypte, Jordanie, Koweït, Arabie Saoudite et Qatar) de s’intéresser à la seule Agence de Publicité cisjordanienne, qui puisse corresponde aux normes d’exigence de Publicis.

Maurice Levy doit savoir, comme votre serviteur, dont le patronyme est également « Levy »,  que ce qui importe le plus aux Arabes de Cisjordanie (Maurice dit : « de Palestine ») est d’être reconnus par les grandes instances internationales (en hébreu cela s’appelle donner du Kavod). La meilleure preuve est l’acharnement d’Ahmoud Abbas, de voir décerner par l’ONU à la Palestine un statut officiel, même bancal. Qu’une agence de Publicité de Ramallah qui emploie 23 personnes soit intégrée au réseau mondial de Publicis Worldwide est une marque de considération presqu’aussi grande  que de devenir un État non membre observateur à l’ONU. Qui plus est, Levy et Naouri ont fait le déplacement à Ramallah - soit au milieu de nulle part -  pour parapher cette prise de participation symbolique qui a dû couter à Publicis moins cher que le voyage de ses dirigeants en Cisjordanie. A la place de Zoom, j’aurais même payé Publicis pour pouvoir rejoindre son réseau et porter sa bannière.

Messieurs Levy et Naouri souhaitent offrir à leurs clients internationaux la plus large toile d’araignée publicitaire mondiale ; comment est-ce possible dans ce cas de ne pas avoir une Agence à Ramallah, là où tout se passe n’est-ce pas ? A mon avis cette implantation saugrenue risque de leur faire perdre plus de clients que d'en gagner. 

Pour ce qui est de la paix, que tout homme raisonnable doit appeler de ses vœux, il est difficile de ne pas être d’accord avec Levy. Le problème est bien sûr de savoir de quelle paix on parle, quelles sont les conditions pour y parvenir et avec quel partenaire/ennemi on peut envisager la paix ? S’il ne s’agit de la paix nécessaire à la bonne marche des affaires, et la publicité n’est jamais qu’un des volants du business, alors Publicis a eu raison de prendre une participation dans Zoom Ramallah. Ce qui me pose véritablement problème, c’est que ce soit précisément Publicis et non un autre groupe publicitaire qui se soit investi et ait investi en Palestine.  

Jean-Yves Naouri nous fournit une clé de compréhension: «…  Le monde arabe adopte la technologie numérique à une vitesse sans précédent comme l’ont montré les événements du printemps arabe et la Palestine ne fait pas exception. Nous avons eu la chance de trouver un partenaire aussi très prometteur en Palestine et cette transaction souligne notre volonté de nous renforcer dans la région ».

De quelle région s’agit-il, sachant que Publicis est déjà présent en Jordanie et en Egypte ? De renforcer l’implantation de Publicis dans les pays du Moyen-Orient où il est déjà présent, de créer une succursale de Zoom Publicis à Gaza, d’investir au Liban, puis dans la Syrie post Bashar El Assad, de pousser encore plus à l’est dans les plaines babyloniennes ?

Franchement Monsieur Levy, revendez votre participation dans Zoom Ramallah, ne vous occupez  ni de symbolique, ni de la paix entre la Palestine et Israël, ni du printemps arabe et allez investir dans des pays d’avantage porteurs d’avenir, comme l’Afrique noire et/ou l’Extrême Orient. Enfin, c’est l’avis d’un autre Levy, ex publicitaire.


mercredi 28 novembre 2012

La France et Israël, chaque pays a les soucis qu’il mérite.



Ce qu’il y de bien avec la technologie moderne c’est qu’à partir de son fauteuil, dans son salon douillet, il est possible de suivre aussi bien le journal télévisé d’Antenne 2 (ou, de la Première chaîne,  au choix) que la chaîne d’information israélienne, pour peu que l’on ait payé 4 Euros par mois à Free et, que l’on comprenne l’hébreu. On y découvre que les préoccupations de la France et d’Israël ne sont pas tout à fait les mêmes.

Ainsi, j’ai pu constater que pendant que les habitants d’Israël, surtout ceux du nord-Néguev, recevaient des projectiles sur la tête, en France, la guerre fratricide Copé-Fillon à l’UMP battait son plein. Après la guerre, Israël doit faire face à aux velléités de reconnaissance par l’ONU, des Palestiniens - pas les Gazzaouis de l’ouest, lanceurs de bombes mais les Olpistes de l’est, terroristes idéologiques - lourdes de sens et de conséquences pour l’Etat hébreu. Pendant ce temps là, l’UMP est menacé de scission et des parfums de référendum menacent l’intégrité de la coalition.   Pendant que les deux leaders français continuent à s’écharper et que les militants menacent d’en découdre, Israël prépare le second et sans doute le troisième round contre le Hezbollah au nord et l’Iran à l’est, qui la menace de destruction totale.

Malgré ces événements dramatiques qui secouent chacun des deux pays, « the show must go on » comme l’on dit au pays de Baraq Hussein : il faut investir, produire, travailler et consommer.  Aussitôt tus les missiles et les sirènes, de nouvelles entreprises High-tech s’implantent en Israël et Publicis investit de plus belle en Israël, mais aussi en Palestine par une prise de participation dans l’Agence  de publicité palestinienne Zoom Advertising, basée à Ramallah, filiale de Massar International. Pendant ce temps là, en France, le Ministre du Redressement productif (terme stalinien, s’il en est), Arnaud Montebourg,  redresse, comme le veut sa fonction, les hauts-fourneaux et  la sidérurgie française, en déclarant que Mittal (qui fournit du travail à quelques 20.000 français), n’est plus le bienvenu en France. Qu’à cela ne tienne, le Maire de Londres, Boris Johnson, déclare aussitôt qu’à Londres, on se ferait un plaisir d’accueillir les investisseurs et chefs d’entreprise que la France veut chasser. Je gage aussi que Mittal serait aussi le bienvenu à Tel-Aviv.

Mon neveu qui fréquente un collège à Sderot ; vous savez cette ville qui a la mauvaise idée de lécher carrément la bande de Gaza et à recevoir en  avant première ses bombes, a obtenu de très bons résultats en maths et en anglais. S’il avait été scolarisé en France, on se serait contenté de lui donner une bonne note et à lui proposer une chaise au fond de la classe où il se serait ennuyé ferme jusqu’à son Bac. A Sderot on lui a proposé quatre heures d’études supplémentaires par semaine dans ces deux matières.

Et voilà, chaque pays a ses propres soucis. Ce soir j’apprendrai sans doute sur Antenne 2 que Fillon et Copé ont trouvé un nouveau stratagème pour embêter l’autre, et qu’un hérisson a traversé la Nationale 20 où il a été proprement ratatiné.
Cela n’empêche pas la France  à être est le premier pays occidental à soutenir l’initiative de Mahmoud Abbas afin que la Palestine accède au statut d’État non membre observateur à l’ONU. Comme quoi il y a encore des domaines où la réactivité  de la France est supérieure à celui de ses voisins ; surtout quand il s’agit d’emmerder Israël.

samedi 24 novembre 2012

Voilà ce qu’il fallait faire à Gaza...


Aux premiers jours de l’opération Amoud Anan, il a été vaguement question dans la presse et la télévision israélienne de saucissonner la bande de Gaza en deux ou trois morceaux. Cette stratégie qui m’a semblé excellente, a été rapidement abandonnée, et pourtant…

Dans un autre registre, le 6 Novembre ont eu lieu deux élections; l’une dont on vous a rabâché les oreilles jusqu’à plus soif : celle de Baraq Hussein et une autre, qui est passée complètement inaperçue ailleurs qu’en Israël: celle du nouveau dirigeant de Habaït Hayéhoudi, successeur du Mafdal ; autrement dit le parti national religieux sioniste israélien qui a compté jusqu’à 12 membres à une certaine époque à la Knesset. Le vieux dirigeant Zevouloun Orlev a perdu les élections au profit d’un jeunot de 40 ans Naftali Bennett. Souvenez-vous de ce nom, on en entendra beaucoup parler à l’avenir. Naftali est issu, comme Ehoud BaraK et Bibi Netanyahou, de la Sayérét MatKal, autrement dit de l’unité combattante la plus prestigieuse de Tsahal, a étudié au Lycée-Yéshiva Yavné, est diplômé en Droit et en Business Administration de l’Université hébraïque, et, chose non négligeable, a déjà réussi à faire fortune dans le High-Tech ; ce qui lui permet une indépendance financière, chose fort appréciable quand on décide d’investir la scène politique.  

Naftali connait bien Bibi pour avoir dirigé la campagne des Primaries  du Likoud en 2007. Certains désaccords avec Bibi et Sarah Netanyahou lui ont fait quitter le Likoud et créer son propre parti Israélim, puis, il s’est présenté à la direction du Baït Hayéhoudi, où il a raflé 67% des voix.

Interrogé sur ce qu’il aurait fait à la place de Netanyahou à Gaza, il a répondu : « J’aurais créé une zone tampon (buffer zone) entre l’Egypte et Gaza et campé sur cette bande de terre afin d’empêcher l’approvisionnement de Gaza en roquettes en provenance du Sinaï, lire de l’Iran via l’Egypte. Naftali précise qu’il n’était absolument pas partisan de faire rentrer des forces terrestres importantes à Gaza.

Il est vrai qu' Obama aurait reçu la permission de Morsi d’aligner des soldats américains le long de la ligne Philadelphie et de pourchasser les passeurs d'armes dans le Sinaï; malheureusement on connait bien, en Israël et ailleurs, l’hermétisme branlant en forme de fromage de Gruyère des zones tampons protégés par des forces étrangères. C’eut été quand même plus efficace de couper et d'occuper la bande de Gaza à quelques kilomètres au nord de Rafiah par des forces de Tsahal. Au moins on serait resté les maîtres de notre destin. 

Une autre précision s’impose : Le terme d’ « Amoud Anan » qui qualifie l’opération de Gaza, improprement traduit par « pilier de défense », est tiré du Livre de Chemot  (Exode 13) Paracha Vayichla’h et du Livre des Psaumes. Il signifie « nuage vertical » ou « nuage en forme de colonne ». C’est ce même nuage qui a guidé la route des Bnei Israël à travers le Midbar Sinaï. « Et dieu marchait devant eux le jour dans un nuage vertical, et la nuit dans une colonne de feu pour leur indiquer la route » et « Dieu parlait avec eux à partir d’un nuage vertical ». 

Il ne s’agit donc en aucun cas d’un "pilier de défense" ou colonne de nuages mais d’un nuage mobile et, singulier. Ceci mérite d’autant plus d’être signalé que pratiquement toutes les opérations militaires menées par Israël portent des noms qui n’ont qu’un rapport lointain avec la Torah. Pour une fois que Tsahal choisit un terme toraïque pour désigner une opération militaire, autant faire confiance à Hashém pour guider leurs pas et non à un Baraq Hussein ou à un Morsi quelconque.


A ce jour, je ne me réjouis que d’une seule chose : c’est le retour en force du parti religieux sioniste, avec à sa tête un homme jeune, non pollué par la politique politicienne, et qui saura imprimer, je l’espère, un souffle tanakhique (biblique), donc sioniste, à la vie civile et militaire israélienne. 

Votez Habaït Hayéhoudi, votez pour la "Maison juive" !!





jeudi 22 novembre 2012

24 heures après le cessez-le-feu, les Guide suprême des frères Musulmans égyptiens appelle au Jihad contre Israël


Moins d’un jour après le cessez le feu entre le Hamastan libre et Israël, intervention de Mohammed Badie qui appelle clairement au Jihad contre Israël; lire, à une guerre sainte pour libérer les terres de la Palestine de l’occupation israélienne. « Le Jihad est une obligation sainte pour les Musulmans, l’ennemi ne connait que la voie de la force, les accords de paix avec Israël ne sont que des jeux de dupes », explique t-il à qui veut l’entendre.  
Pensez-vous que Mohammed Badie soit un prédicateur allumé quelconque dans une mosquée de seconde zone de la banlieue du Caire. Que nenni, Badie est le Guide suprême des Frères musulmans ; le patron politico-spirituel du Président Morsi en quelque sorte. Et, un de ceux qui ont pesé le plus lourd dans son élection à la charge suprême en Egypte.  Qui peut te faire roi, peut aussi te faire redevenir manant; voir, faire en sorte que tu ne sois plus rien du tout et redevienne poussière. 
C’est une des raisons pour lesquelles Morsi ne s’est pas rendu à Islamabad au sommet du D8 des huit pays islamiques en développement, lire l’Indonésie, la Malaisie, l’Iran, la Turquie, l’Egypte, le Nigeria, le Bangladesh et le Pakistan, où il était fermement attendu. Deux raisons à cela : 1/ à Islamabad il aurait rencontré des collègues, iraniens entre autres,  qui  n’approuvent en aucun cas ses décisions. 2/ un coup d’état est si vite arrivé en Egypte, et ses chances de retour à la même place au Caire n’était en aucun cas garanti, voir son retour tout court. Il préfère donc continuer à faire chauffer son fauteuil présidentiel ; c’est plus prudent.

Le Hamastan libre a décidé, après sa grande victoire contre les Israéliens, de soutenir l’initiative de Mahmoud Abbas d’obtenir la reconnaissance de la Palestine à l’ONU, qui doit intervenir le 29 Novembre. Rappelons qu’avant l’opération, ils y étaient fermement opposés, mais les cartes ont changé de main. Lors des prochaines élections palestiniennes, il est évident que le Hamas l’emportera sur l’OLP en Cisjordanie ; ce qui signifie l’implantation des Frères musulmans aux portes de la Jordanie qui ne tardera pas à tomber dans les mains de Mohammed Badie, Guide suprême des Frères musulmans.  Ce jour là, Israël sera hermétiquement ceinturé des Frères Musulmans, avec accès libre … sur la mer. La Palestine ne sera peut-être pas membre des Nations-Unies, mais le Hamastan certainement.

Enfin, il n’y a pas de quoi s’inquiéter, l’accord de cessez-le-feu (qui comprend l’approvisionnement  clandestin en missiles à travers les tunnels sinaïtiques) sera garanti par le très impartial Président Morsi, Grand Frère musulman égyptien des Petits Frères musulmans gazziates, Ismaïl Haniyeh et Ahmed Mechaal.  Efficacité garantie. Si entre frères on ne soutenait pas à qui pourrait-on se fier ?

mercredi 21 novembre 2012

Obama a créé le Hamastan libre et David s’est transformé en un Goliath empâté


En quelques jours Baraq Hussein Obama a réussi à enfanter un nouvel Etat : le Hamastan libre. Jusque là le terme « hamastan » n’était qu’un néologisme plutôt méprisant inventé en 2004 avant le retrait d’Israël de Gush Katif à Gaza.  Grâce au chantage exercé par Obama sur Bibi Netanyahou et consorts, et auquel Bibi a cédé avec une facilité et une rapidité déconcertantes, un mouvement terroriste méprisable qui se terre derrière des enfants pour envoyer ses flèches sur Israël, s’est métamorphosé en un Etat de fait, sinon de droit.

Le Hamastan a démontré qu’il pouvait faire cavaler la moitié du pays et mettre à genoux ses habitants

Le Hamastan-David a démontré qu’il pouvait riposter militairement avec succès contre le Goliath israélien empâté

Le Hamastan a acquis une légitimité internationale et rendu sa fierté au monde arabe ; au Moyen-Orient et partout dans le monde, y compris dans là où vous vivez.

Le Hamastan, en une semaine a changé définitivement de statut  et demandera sa reconnaissance au sein des Nations, avec la bénédiction d’Obama et, avec le ferme soutien de ses Frères Musulmans égyptiens, des turcs, de l’Emir du Qatar qui s’y est rendu quelques jours avant que ne commence ce balagan et, bien entendu de son pourvoyeur de flèches empoisonnées qui n’est autre que l’Iran.

Baraq Hussein a détrôné le Pharaon Moubarak, allié fidèle de l’Occident depuis des lustres, et, partenaire fiable d’Israël, pour mettre à sa place ses frères musulmans qu’il a si bien connu dans la madrassa indonésienne de sa jeunesse (bien que certains contestent le terme « madrassa » pour la remplacer par « école musulmane » où Baraq Hussein  a étudié entre l’âge de 6 ans et 10 ans ; ce qui ne change pas grand-chose et marque pour la vie). Il est le principal artisan du succès du Printemps arabe qui se poursuit aujourd’hui par la naissance d’un nouvel Etat musulman sur la scène internationale : le libre Hamastan.

Quant à Israël, fort de sa cotte de mailles, en l’espèce du dôme de fer, entièrement financé par le même Obama, il s’incline devant la largesse de son fournisseur et ne discute pas ses diktats, dont le premier est d’épargner les Hamastiens, en tenant en laisse ses soldats qui campent, désœuvrés et humiliés au portes du Hamastan.

Quand le futur roi David, confronté au Philistin Goliath, s’est débarrassé de la cote de mailles offerte parle roi  Shaül qui le detestait, parce qu’elle l’embarrassait  et l’empêchait  de se mouvoir librement, au propre comme au figuré, il s’est écrié: « Mais qui est donc ce Philistin, cet incirconcis pour insulter les  légions du Dieu vivant » (Samuel I : 17). En d’autres  termes : c’est quoi déjà ce Philistin-Hamastien qui vous fait peur, et cette cote de maille-dôme de fer offerte par Obama, qui vous paralyse  et vous empêche de vous exprimer militairement. Il n’est pas possible que ce Hamastan impie dicte sa loi à Israël !!

Seulement voilà, les temps ont changé, on est revenu au temps du roi Shaül qui avait peur d’affronter Goliath. Le roi Shaül a grossi, il roule en Volvo et préfère se livrer à des joutes diplomatiques sophistiquées et plaire à Obama, plutôt que de livrer une bataille décisive, ce qui est d’autant plus déroutant que le peuple d’Israël, à commencer par les habitants du sud et les réservistes de Tsahal qui piaffent, ne l’entendent pas de cette oreille.

Enfin, heureusement que les élections approchent. Le problème est que je ne vois pas grand monde se profiler à l’horizon, à l’exception peut-être du Ahih'oud Haléumi (parti nationaliste religieux) dont les membres, au moins, connaissent ce passage du Tanakh (totalité de l’Ancien Testament) que je vous ai cité et qui continuent à le considérer, comme moi, non pas comme une histoire de grand-mère mais comme de l’actualité vivante et brûlante. 

Bibi, tu m'as déçu !

dimanche 11 novembre 2012

Dans notre société de consommation, le mariage est devenu un produit de consommation courante. Qu’en dit le Judaïsme ?



Le mariage homosexuel défraie la chronique et divise la société. Normal, car on ne s’attache qu’à l’un des deux aspects du problème, qui est l’orientation sexuelle des protagonistes et non à la signification et au contenu du mariage. Jadis on économisait pour se procurer un produit de qualité qui allait vous faire « toute un vie ». Je porte aujourd’hui encore des chaussures Weston que j’ai acheté il y a trente ans. Bien entendu, j’en prends soin. De nos jours on ne cherche plus à trouver chaussure à son pied, mais à prendre son pied (pas terrible comme jeu de mots mais suffisamment explicite). Et ainsi, le mariage est devenu un produit jetable, d’une durée de vie à peine supérieure à celle une bonne machine à laver.

Dans le Judaïsme, le mariage est chose sérieuse et ardue au point que 7 traités (Guemarot)  et pas des plus faciles, lui sont consacrés dans le Talmud. Le dernier traité de la Mishna Nashim (femmes), Kiddoushin traite des fiançailles, du mariage, du statut de la progéniture et de bien d’autres choses. Auparavant, le traité Ketoubot, contrats écrits de mariage,  aura traité de la forme et de la  présentation du contrat, de sa valeur monétaire, du droit matrimonial, de l’héritage ainsi que des devoirs mutuels des conjoints. Bref, en théorie, avant de se marier, le marié et la mariée (pour ce qui est des choses féminines qui la concernent), doivent posséder en théorie une culture étendue et/ou bénéficier d’un enseignement dispensé par spécialistes bien informés de ces choses.  

A ce stade, il importe simplement de noter que le terme de Kiddoushin provient de la racine Kadosh, soit sainteté ou sanctification. Lorsque l'homme passe la bague au doigt de sa future épouse, il lui dit: « Haréi At MéKoudéshét Li,  Voilà que tu m’es sanctifiée selon la loi de Moïse et d'Israël ». Et les personnes qui assistent au mariage répètent « Mékoudéshét ». En fait la signification première du  mot Kadésh est que l’objet (Autel du Temple, par exemple), l’événement (le Chabbath) et, pour ce qui nous concerne, la fiancée, a été soustraite du domaine profane pour rentrer dans une sphère sacrée. D’où sans doute le terme « consacré » en français qui a perdu son sens premier.

Les Sheva Brakhot, soit les Sept bénédictions que l’on prononce à tout mariage juif font intervenir un tiers qui n’est autre que le dieu d’Israël, sans lequel un mariage juif n’aurait même pas la valeur d’un PACS.  Et ces bénédictions dépassent largement le cadre seul d’une union entre un homme et une femme, pour se projeter dans l’Histoire de la Création,  le devenir de l’Humanité et le retour des exilés à Sion. Sacré programme et sacrée responsabilité pour un couple de jeunots inexpérimentés qui veulent convoler en justes noces et qui, se faisant, se projettent dans une dimension cosmique.

Il ne s’agit pas de transposer ce modèle; bien que des tentatives de copiage aient été empruntées par d’autres religions, mais de revenir sur le contenu et la finalité du mariage dans la société contemporaine. En l’absence de la moindre once de méta dans l’union de deux personnes, dans ce qu’elles voudraient intituler « mariage civil », il ne me semble pas important de se préoccuper du sexe ou de tout autre caractéristique d’ailleurs des conjoints. Le corollaire de cette absence de « sainteté » transforme un engagement entre deux personnes en produit à durée de vie éphémère ; jetable en quelque sorte, dès qu’un produit semblable plus rutilant apparaît au coin de la rue.

Quant aux nouveaux époux juifs qui ne comprennent pas un traître mot au sens des paroles en hébreu qu’ils prononcent et aux bénédictions qui leur sont prodiguées, il est largement temps de commencer à fournir l’effort nécessaire pour les apprendre et les comprendre. 

vendredi 2 novembre 2012

Quand l’ouragan Sandy s’abat sur les pauvres tout le monde s’en fout



Sandy a détruit 70 % des récoltes dans le sud d’Haïti. Vous savez, ces choses qui poussent de la terre et qui permettent aux humains de manger ! Des milliers de têtes de bétail ont été exterminés, l’eau potable a été polluée par les pluies, et le choléra  qui, depuis 2010 a tué plus de 7000 personnes va intensifier ses ravages. Les disparus se comptent par centaines, mais un enfant disparu ne figure pas dans les statistiques. 

A Cuba, 150.000 maisons ont été détruites. Vous savez, ces taudis aux toits en tôle ondulée qui volent si joliment dans les airs comme des cerfs volants, privant les pauvres Cubains de leurs maigres possessions. 1400 poteaux télégraphiques ont été abattus, des ponts des routes ont été détruits. Il faudra des années pour redonner une forme humaine à ces quartiers dévastés.

On pourrait continuer l’inventaire à  la Jamaïque et à Saint-Domingue, mais à quoi bon ; quand les catastrophes s’abattent chez les pauvres, tout le monde s’en fout ; à commencer par les média.

On nous a bassinés à loisir avec les dégâts survenus à la Big Apple, et aux milliards de dollars nécessaires pour retaper les infrastructures. Mais qu’est-ce que quelques milliards au regard de la dette américaine qui a augmenté pendant le mandat d’Obama de 6000 milliards de dollars. 

J’aurais aimé que l’un des candidats à la présidence des Etats-Unis s’inquiète des dégâts survenus dans les Caraïbes et promette une aide à ces pauvres bougres. Je n’espérais rien d’Obama, mais Romney aurait pu y penser pour paraître plus sociaaaal. Rien, nada. 

En définitive la seule chose qui compte vraiment, c’est que le Marathon de New-York, qui se tiendra en fin de semaine, ait bien lieu.