dimanche 29 décembre 2013

2014 : la marranisation des Juifs de France ?

L’Amérique obamienne et l’Europe progressiste et pro-arabe ont deux exigences vis-à-vis d’Israël : l’Etat hébreu se doit d’une part accorder aux Palestiniens tout ce qu’ils réclament sans rien exiger en échange et, d’autre part, reconnaître que l’Iran, désormais assagi, ne représente plus une menace existentielle pour l’Etat juif. Autrement-dit, on demande à Israël d’être aveugle, sourd, imbécile, et suicidaire de surcroît.

Il est clair que l’Etat d’Israël n’est rien de tout cela et que le gouvernement Netanyahou va freiner des quatre fers face aux pressions européennes et américaines qui iront en s’intensifiant en 2014.

L’année prochaine sera décisive car deux échéances tomberont pratiquement au même moment : la reprise des négociations calamiteuses entamées à Genève entre l’Iran et les 5+1 et la fin de l’ultimatum imposé par Kerry aux Palestiniens et aux israéliens pour arriver à un quelconque point de convergence.

On peut aisément anticiper sur les deux dossiers : Les pourparlers entre Israël et les Palestiniens n’aboutiront à rien, ce qui permettra à ces derniers de se tourner vers les Organisations Internationales,  comme le leur permet leur statut de d'Etat observateur à l'ONU, pour faire reconnaître officiellement l’Etat de Palestine. Quant à l’Iran, les 5+1 reconnaîtront des efforts méritoires, réduiront sensiblement les sanctions  et fixeront une date pour une nouvelle conférence, tout en permettant à l’Iran de faire tourner ses centrifugeuses à un rythme effréné.

En renforçant et légalisant les implantations juives en Judée et Samarie et le long de la frontière jordanienne, Israël rendra impossible la construction d’un Etat palestinien d’un seul tenant et ne permettra à  aucun soldat américain de patrouiller le long de la frontière qui le sépare du royaume hachémite. Quant à la menace iranienne, Israël se réservera le droit de décréter si elle est existentielle ou non, et agira en conséquence.

En 2014 la diabolisation de l’Etat d’Israël se poursuivra donc de plus belle. De nouvelles sanctions tomberont, drues et douloureuses, de la part de l’Europe burquanisée et de l’Amérique abêtie.  Mais enfin, Israël en a vu d’autres et des plus rudes.

Il n’en est pas de même pour les Juifs européens, qui, depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale se sont habitués à la tranquillité et à la prospérité dans leurs patries respectives, et surtout, oublié, que tous les cent ans - à peu près -  les ennuis reviennent sous une forme ou une autre. Cette fois, sous couvert d’anti-israélinisme primaire, ils deviendront les boucs émissaires de leurs voisins de pallier, de leurs patrons, collègues, copains à l’école des gosses, sans parler de la classe politique et des média bien-pensants qui les accuseront d’être les suppôts, la Cinquième Colonne, les alliés des nouveaux Nazis ; lire les Israéliens. Les Dieudonné et les Anelka se donneront à cœur joie ; cette fois avec l’assentiment du public. Finis les signes extérieurs de religiosité, les assemblements joyeux à la sortie de la synagogue, les mezouzot à l’entrée des magasins. Une nouvelle ère va commencer, celle de la marranisation ! Non, on ne les contraindra pas à se convertir au catholicisme ou à l’Islam (quoique?), ils le feront d’eux-mêmes, en se fondant dans le paysage.  Certains jureront leurs grands dieux qu’ils sont hostiles à la politique israélienne qui fait fi du droit à l’autodétermination des peuples opprimés, qu’ils sont favorables à la création d’un Etat palestinien, etc... Le problème, c’est que personne ne les croira. Comme on n’a pas cru jadis que les Nouveaux Chrétiens, les Conversos, les Marranes, étaient sincères dans leur nouvelle foi.  

Alors que faire, dans le cas assez probable que ce scénario s’écrive en 2014. Je n’ai pas de recette miracle ; seule une idée me vient à l’esprit : comme l’a si bien dit dit Amos Oz, sionistes de tous les pays apprenez l’hébreu, parce que hors de la langue, pas grand-chose n’unit les Israéliens et les juifs de Galout.

Tous les juifs devraient pouvoir lire les sites en hébreu.


Voici un article que j'ai rédigé le 16 Mars 2011. Il n'a pas perdu de son actualité et me permet surtout d'introduire l'article qui va suivre.

La désinformation, l’information approximative ou tout simplement l’absence d’information sur les media et sites français, pour tout ce qui touche à Israël bat son plein. Le phénomène s’est amplifié ces derniers mois, et tout lecteur, qui, par commodité, ou parce qu’il ne maîtrise pas la langue anglaise ou l’hébreu est mal ou sous-informé. Ce n’est pas moi qui le dis; je l’entends tous les jours de toutes parts.

Les Radios juives sont de qualité fort inégale, quand elles n’épousent pas carrément les thèses de la gauche française. Le site Juif.org est un aspirateur à blogs sélectif et brouillon, Jerusalem Post en français, est une pale copie de son homonyme en anglais, Guysen fait de son mieux mais il reflète mal la sensibilité israélienne, alors qu’est ce qu’il reste ? 5 à 6 blogs ou sites en langue française: aschkel.info, Jss news… qui se donnent beaucoup de mal pour refléter la vie et l’actualité israélienne.

Pour s’immerger un tant soi peu dans le Moyen-Orient, il vaut mieux quelquefois consulter l’Orient-le-jour qui est un site libanais, écrit dans un français suranné, tel qu’on l’écrivait il y a cinquante ans. Parfois c’est rafraîchissant.

Peu de sites israéliens ont une version en anglais; et d’ailleurs cette version ne reproduit pas nécessairement les infos destinées au public israélien; comme si les centres d’intérêt des Israéliens n’étaient pas les mêmes que ceux des juifs qui vivent dans la Diaspora.

Alors, comme le dit si bien Amos Oz, sionistes de tous les pays apprenez l’hébreu parce que hors de la langue, pas grand chose n’unit les Israéliens et les juifs de Galout.

La question est de savoir quelle langue, et pour quel usage? Si c’est pour commander un Falafel, prendre un taxi et demander son chemin en Israël, pas la peine de vous casser la tête; un anglais scolaire, quelques mots en hébreu suffisent. Mais si, le matin ou en fin de journée vous voulez savoir ce qui s’est passé en Israël et connaître la vision israélienne sur ce qui se passe dans le monde, sans oublier les commentaires des lecteurs israéliens, fort prolixes et souvent pertinents, sur les articles parus ici et là, éin bréra ou éin manos (il n’y a pas le choix) il faut être en mesure de lire les articles parus dans les canards israéliens, et en lire plusieurs, parce que les sites/journaux israéliens sont souvent, mais pas toujours, orientés à gauche, et qu’il faut savoir faire son marché en navigant un peu partout sur le net.

Mission impossible, me direz-vous. Certainement, si vous ne faites aucun effort ou si, bien que maîtrisant à peu près l’hébreu parlé, ce qui est le cas de nombreux d’entre vous, et en particulier de ceux qui ont fréquenté les écoles juives ou qui ont passé une année en Israël, vous ne relevez pas la barre, en vous efforçant de rentrer tous les jours dans un site israélien et de lire, ne serait-ce que quelques lignes.

Par ailleurs, si vous êtes abonnés à Free, une chaîne israélienne vous tend les bras (614). Même si vous ne comprenez rien au début, habituez vous à la regarder tous les jours. Par un phénomène de capillarité, cela rentre; tous les Olim Hadachim, ou presque, vous le diront.

Toutes les organisations structurées en France: Consistoire, synagogues, centres d’études, mouvements de jeunesse, Bnei Brith, etc … devraient organiser des cours d’hébreu en se fixant pour objectif d’amener les élèves, quel que soit leur âge et leur niveau, à maîtriser l’information écrite, et non seulement à parler.

Les sites nana.co.il, walla.co.il, le Mahon Meir, et bien d’autres, permettent d’entrer dans la langue pour débutants, quels que soient les sujets qui vous intéressent: People, Kodesh, sports, Informations…

Quant à ceux qui connaissent un peu d’hébreu, ils devraient l’enseigner à ceux qui en savent moins qu’eux.

Pour ceux qui sont intéressés par les cours de kodesh; sachez que l’offre en hébreu est sans commune mesure avec ceux que vous pouvez trouver dans d’autres langues. J’ai découvert récemment que Rav Ouri Amos Cherki a donné 300 cours de 50 minutes chacun, tous disponibles en hébreu, sur le site du Mahon Meir, sur le seul livre du Kuzari, écrit il y a 900 ans par Yéhouda Halevi. Qui dit mieux? A signaler que la version du Kuzari en français (fort bien faite d’ailleurs) ne compte que 240 pages; mais vous pouvez vous accrocher pour y comprendre quelque chose.

Naïf, idéaliste invétéré, je sais ce que l’on me répondra. Et pourtant, il n’y a pas bien longtemps, les juifs parlaient plusieurs langues. Pas forcément pour le plaisir mais par nécessité. Faut-il considérer que la maîtrise de la seule langue du pays dans lequel on vit est suffisante? Aujourd’hui peut-être, mais demain , j’en doute fort. Les nuages, pas forcément radioactifs, mais noirs de menaces, commencent à obscurcir sérieusement le ciel. Il n’est pas possible d’en prendre conscience, d’anticiper les menaces concrètes, tant en Israël qu’en Occident, si on n’est pas bien informé. Or l’information passe nécessairement par les media, les sites et les commentateurs israéliens. Je parle des journalistes et des sites sérieux; pas ceux qui sont repris par Courrier International et Le Monde.
Il est vrai que pour en prendre vraiment conscience, il faut être en mesure de lire en hébreu; le serpent qui se mord la queue, en quelque sorte.

Donc, il y a lieu de rompre le cercle vicieux et vicié par les media français et d’arriver à se forger sa propre opinion, en se rendant régulièrement sur 5 à 7 sites israéliens, et éventuellement anglo-saxons.

Exemple récent: vous avez pu constater l’indigence de l’information sur l’arraisonnement du bâteau syrien transportant des armes à destination de Gaza. Le porte parole de Tsahal en donne la raison: les correspondants étrangers invités à visiter le bateau à Ashdod n’ont pas supporté la fouille par le Shabak qui prenait trop de temps à leur goût. Furieux, une trentaine de journalistes ont quitté le port d’Ashdod sans voir de leurs yeux les armes arraisonnées, les manuels d’utilisation écrits en perse, etc… Ces gens sont délicats et ne supportent pas de rester au soleil, malgré les sandwishs et boissons offerts par Tsahal. L’info, pourtant essentielle, sera occultée par les media occidentaux.

samedi 14 décembre 2013

Le record de neige à Jérusalem date de – 70 avant JC : 1.35 mètres en une nuit

Dans le Talmud (Yoma 35b) il est raconté : Hillel était très pauvre ; il gagnait sa vie chichement comme bûcheron pour un demi-dinar par jour. Il partageait son misérable salaire en deux; un quart de dinar allait à sa famille et avec l’autre quart il soudoyait le gardien de la maison d’études pour qu’il le laisse entrer afin qu’il puisse écouter les paroles des sages de l’époque, Chmaya et Avtalion. Un jour, il ne trouva pas de travail, n’eut donc pas d’argent et le gardien ne le laissa pas entrer. Hillel monta sur le toit du Beit Hamidrash et posa son oreille sur le conduit de la cheminée pour bien entendre. Or la neige commença à tomber et le recouvrit d’une couche très épaisse. Les maîtres étudièrent toute la nuit de Shabbath et s’étonnèrent au petit matin de l’obscurité qui continuait à régner dans la maison d’études, au lever du soleil.  Ils levèrent les yeux et virent une forme humaine sur le toit. Ils montèrent sur le toit débarrassèrent Hillel de la neige qui le recouvrait, lui donnèrent un bain chaud, le placèrent près du poêle et dirent : « cela valait la peine de transgresser Chabbat pour cet homme ».

Il est essentiel de préciser que dans le Talmud il est indiqué qu’Hillel était recouvert de trois coudées de neige. Or la longueur d’une coudée (Ama) varie selon les décisionnaires entre 43 et 57 centimètres. Selon Maïmonide la coudée mesurait 45.6 cm. On peut donc en conclure que le record de hauteur de neige à Jérusalem  date de plus de 2000 ans: 1.35 mètres de neige , au moins, en une seule nuit.


Précisons qu’Hillel naquit en Babylone en – 110 avant l’ère ordinaire et qu’à l’âge 40 ans revint à Jérusalem afin d’étudier la Torah de la bouche des Maîtres de la génération. On peut donc estimer que cet épisode est intervenu aux environ de 70 avant l’ère ordinaire. Hillel devint Hillel Hazaakén, Hillel l’Ancien, le fameux rival de Shammaï et devint le premier président du Sanhédrin, institution qui perdura pendant 15 générations jusqu’au V e siècle.

jeudi 12 décembre 2013

Obama: "J'ai deux amours", l'Islam et le Marxisme




Regarde devant qui un homme se prosterne et tu sauras qui il est. Il s’agit d’un nouveau proverbe que je viens d’inventer à l’instant, mais qui tombe sous le sens : Un homme courbe l’échine, soit devant un sujet d’adoration, une idole, ou tout autre représentation religieuse qui symbolise sa foi, soit, devant un autre homme que l’on respecte énormément ou, à qui on prête allégeance. Obama a commencé sa série de courbettes/baisemain devant le Roi d’Arabie saoudite, ce qui a bien fait rigoler Sarkozy à l’époque, et la continue devant Raul Castro !  

Le Président des Etats-Unis d’Amérique, non content de serrer la main à l’ennemi juré de l’Amérique depuis un nombre incalculable de décennies, qu’une ribambelle de Présidents américains a essayé d’éliminer, courbe sa longue échine devant le gnome sanguinaire qui perpétue la tradition communiste. On croit rêver ! Et pourtant, à bien réfléchir, le lieu et le moment où intervient cet évènement n’est pas neutre. La courbette obamienne devant Castro se produit au moment où le Président s’apprête à monter sur l’estrade pour prononcer son vibrant hommage à feu Mandela, autre communiste du temps béni de l’Union des Républiques soviétiques socialistes. J’ai donc choisi à dessein une photo où Mandela en compagnie de Winnie Mandela et Joe Slovo serre le poing pour prêter allégeance au Marxisme Léninisme soviétique, avec en arrière-plan la faucille et le marteau. Il est vrai que Winnie, la première épouse de Mandela et  Yossel Moïshel Slovo de son vrai nom, un juif d’origine lithuanienne qui fut le Secrétaire général du Parti communiste sud-africain, étaient des communistes autrement plus excités que Nelson Mandela, ce dernier se contenta de s’adapter après la chute de l’URSS. Obama donc s’incline devant Castro, la parfaite illustration de l’arrière garde communiste avant de rendre hommage à un autre ex communiste de la belle époque.


Il n’y a plus rien à dire ou à écrire sur la fascination d’Obama pour l’Islam ; du moins pour moi, qui ai tant tartiné sur le sujet, mais il y a encore bien des choses à découvrir sur les influences communistes-gauchisantes (appelez-les comme vous voudrez) qu’a subi ou recherché Obama dans le passé et qu’il continue à entretenir.

Je n’en veux pour preuve que la présence aux côtés d’Obama de la toute puissante Valerie Jarrett, conseillère inamovible du Président depuis sa première élection, surnommée aux Etats-Unis la Raspoutine du Président. Cette dame connait le couple présidentiel depuis plus de 20 ans et a, entre autres, fourni à Michelle Obama son premier job à la Mairie de Chicago. Ella a d’autre part fait virer tous les conseillers d’Obama qui ne trouvaient pas grâce à ses yeux ou qui lui manquaient de respect. La liste est longue.

Je ne vais pas vous écrire sa biographie, sachez néanmoins que les hasards de la vie l’ont fait naître en Iran, qu’elle parle le persan et que pas mal de monde à Washington la soupçonne d’avoir mené les négociations secrètes avec Téhéran qui ont abouti à ce que vous savez. Elle aurait été aussi très active dans la réforme de santé d’Obama.

Valérie Jarrett a elle-même été influencée par son beau-père Vernon Jarrett, journaliste au Chicago Defender aux inspirations largement communistes, et associé avec Frank Marshall Davis. Les deux compères ont travaillé ensemble dans l’organisation « the Citizen’s Committee to Aid Packing House Workers », marqué à l’extrême Gauche. Valerie Jarret aurait connu les Obama grâce à son beau-père et à l’associé de celui-ci, qui aurait largement marqué sur le plan doctrinal Obama.

Valerie Jarret  a en quelque sorte fabriquée les Obama, ayant connu le jeune couple à ses modestes débuts à Chicago. Elle leur a fait connaitre, dit-elle, « les gens qui comptent » ; ceux-là même qui les ont fait monter jusqu’au firmament présidentiel. L’influence des activistes intellectuels noirs, sympathisants communistes ou communistes tout court, sur Baraq Hussein est encore à écrire. Il n’empêche que le Gauchisme et le Tiers-mondisme du Président, tant au niveau de son action que de sa pensée,  n’est plus à démontrer. D’où sa vénération pour Mandela et son impensable courbette devant Castro.

A suivre ….

lundi 9 décembre 2013

Guerres de sécession en Israël : Les Bédouins dans le Néguev, les Arabes dans le Galil et les Harédim un peu partout

J’ai employé à dessein le pluriel en évoquant le mot de « sécession », dans la mesure où les mouvements séparatistes qui se dessinent aujourd’hui en Israël sont d’origines diverses et je ne distingue pas ce qui pourrait unifier ces trois populations distinctes, dans une guerre de sécession commune, si ce n’est leur refus de faire partie d’un Etat de droit qui, par définition, impose à tous ses citoyens ses lois et ses règles, des droits mais aussi des devoirs. Je distingue par contre fort clairement ce qui pousse chacune des trois entités à vouloir se créer des zones d’autonomie.

il ne s’agit pas encore de guerre mais d’actions larvées d’occupation du sol ou de zones d’habitation suivies par de mouvements d’inertie qui consistent à occuper des zones géographiques clairement définies à l’intérieur desquelles ceux qui souhaitent en faire partie, doivent se conformer aux règles édictées par la communauté et ceux qui refusent de se conformer à ces règles, doivent partir. S’ils refusent de partir, la Communauté en question s’arroge le droit de leur infliger des tracas de plus en plus sévères jusqu’à ce qu’ils n’aient pas d’autres choix que de vider les lieux et de quitter la zone d’autonomie nouvellement érigée.
Les Bédouins dans le Néguev qui représentent 2 % de la population israélienne occupent plus de 10 % du sol, les Arabes dans la moyenne Galilée sont depuis longtemps largement majoritaires et les Harédim après s’être approprié des quartiers entiers sont en train de s’approprier des villes.

Ces zones sécessionaires ont une conséquence économique et démographique : si un village arabe du Galil  ou une implantation bédouine dans le Néguev étend ses terres et/ou ses habitations dans telle direction, le prix des terrains limitrophes baisse, ce qui permet par voie de conséquence aux Arabes et/ou aux Bédouins de s’approprier les terrains à vil prix (ou même sans débourser un shekel), puisque les Israéliens ne veulent plus y habiter. Quand les Harédim s’implantent par exemple en masse à Kiryat Yovel à Jérusalem, ou à Arad, les Israéliens à kippa tricotée ou, sans kippa du tout, quittent le quartier, ce qui fait baisser automatiquement  le prix des appartements, qui, bien entendu, sont achetés par d’autres Harédim. Ces aspects économiques sont accompagnés par des mesures de coercition de la part de la population dominante qui obligent tous ceux qui ne partagent pas son mode de vie ou, sa vision du monde, pour faire plus poétique, d’adopter ses règles : ainsi, les jeunes filles sont obligées à s’asseoir à l’arrière du bus occupé par les Harédim ou de marcher sur le trottoir qui leur est réservé, sans oublier les dérapages verbaux, voire physiques. Quant aux villages arabes ou aux bidonvilles bédouins, les Israéliens ne s’en approchent pas, si ce n’est pour se plaindre du chant du muezzin qui les empêche de se concentrer.

L’objectif de ces trois groupes, comportant chacune une population homogène, est de faire sécession avec l’Etat d’Israël pour s’affirmer en tant qu’entité distincte avec ses règles, ses lois et son drapeau. Leurs armes communes : un acharnement farouche à ne pas vider les lieux une fois qu’ils s’y sont implantés et un taux de natalité hors du commun avec le reste de la population israélienne.

Bien sûr, il existe des exceptions : des jeunes Bédouins qui servent dans l’armée, des Arabes israéliens bien intégrés professionnellement dans la vie israélienne, des Harédim qui rejoignent Tsahal et  qui acquièrent un métier. Mes ces exceptions sont là pour confirmer la règle et souligner la volonté sécessionniste de la grande majorité de ces trois groupes.
La conséquence de cet état de fait est que, sur le minuscule territoire de l’Etat d’Israël, qui s’étend sur 20.000 km² théoriques, à l’intérieur de la Ligne Verte ou sur la ligne de partage, seule une petite bande côtière, parsemée de poches tenues par les Harédim, compose l’Etat voulu par Herzl et Ben Gourion

Il est clair que les revendications sécessionnistes de ces groupes iront en s’intensifiant avec des conséquences prévisibles. Le Gouvernement a beau tenter de stabiliser les Bédouins dans le Néguev et de promouvoir des zones d’implantation juives dans le Galil et le Néguev, à grand coups de subventions et autres avantages aux Israéliens qui voudraient s’y installer, cela ne renversera pas la tendance.

Que faire ? Vous avez certainement une idée sur la question

mardi 3 décembre 2013

Pour progresser rapidement en hébreu ( lu et parlé) : Coach d'hébreu/ Madrikh Léivrit,

Ça y est, vous êtes en Israël mais vous vous sentez déconnecté de la réalité israélienne. Parce que vous ne maîtrisez pas suffisamment l’hébreu pour communiquer avec les israéliens non francophones, parce que vous ne comprenez pas les infos en Ivrit à la télé, à la radio, et que les journaux israéliens ou les sites en hébreu, pour vous, c’est du chinois. Et pourtant vous avez fréquenté assidûment l’Oulpan, mais ça ne suffit pas.

Moi aussi je suis revenu en Israël après une longue, trop longue, étape en Galout et j’ai senti le désarroi et la résignation de nombreux francophones, qui, malgré tous leurs efforts et/ou une fréquentation de l’Oulpan, patinent en hébreu et ont le sentiment - souvent justifié - de ne pas progresser.

A la lumière de mon expérience de « prof d’hébreu » et d’Interprète assermenté d’hébreu auprès de la Cour d’Appel, je me suis rendu compte d’un certain nombre de défaillances dans l’apprentissage classique de l’hébreu ; alors j’ai imaginé, pratiqué en France, et pratique aujourd’hui en Israël avec des élèves francophones, une autre méthode qui s’apparente d’avantage à du Coaching appliqué à la pratique de la langue hébraïque, qu’à de l’enseignement classique. Je l’ai appelé Madrikh Léivrit. Cette méthode part d’un certain nombre de constats:

- Chacun d’entre nous a un dérékh (route) diffèrent, qui tient compte de son propre parcours à travers la langue hébraïque : prières dans un siddour (livre de prières), étude de la Torah, apprentissage de l’hébreu dans la rue, Oulpan, déchiffrage de documents administratifs. Chacun d’entre vous a donc un acquis en hébreu, composé d’un certain vocabulaire. La difficulté consiste à associer les mots que l’on connait à des mots que l’on découvre et qu’on croit ne pas connaitre. Or, le retour à la racine permet, avec un peu d’imagination et de logique, de faire le lien entre le connu et l’inconnu. Ainsi le mot madrikh est de la même racine que le mot dérékh (route), dérékh hanahal (le long de la rivière), badérékh (en route pour), kédarko (selon son habitude), darka chél Torah (la voie de la Torah), dérékh éréts (la voie de la terre = politesse, conduite irréprochable), tfilat hadérékh (prière voyage), darkon (passeport), et enfin madrikh Léivrit, celui montre le chemin à travers le labyrinthe. Il suffit donc de connaître un ou deux mots d’une racine pour deviner, avec un peu d’effort et de logique, le sens des autres mots qui dérivent de la même racine. L’hébreu est une langue logique ; il suffit de se mettre à la place des inventeurs de l’hébreu moderne, qui devaient trouver des mots ou des expressions modernes à partir de l’hébreu biblique.

- L’apprentissage classique de l’hébreu se fait en général dans des textes (dits simples) totalement ou partiellement voyellisés, où le professeur enseigne le sens de tous les mots. D’après mon expérience, le dérekh à l’hébreu passe par les textes non voyellisés que l’on trouve sur les sites Internet ou dans les journaux en hébreu. En effet, les voyelles figent le sens du mot. L’intérêt n’est pas de connaitre la signification du mot « darkon » mais de savoir qu’il vient de la racine D R KH, qui renvoie sur des dizaines d’autres mots. Internet et les journaux reflètent la vie en Israël, celle qui précisément échappe aux Francophones. Certains textes comme le Newsletter d’Israël Hayom sont parfaitement abordables et, les personnes qui travaillent avec moi sur ces textes - réputés difficiles, sinon inabordables - progressent avec moi beaucoup plus rapidement à travers la langue hébraïque que par les méthodes traditionnelles.

- Un autre obstacle consiste à vouloir connaître tous les mots d’une phrase pour chercher à comprendre le sens de la phrase, et à se décourager si l’on n’arrive pas à déchiffrer un ou deux mots de la phrase. Or, il suffit de connaître quelques mots seulement d’une phrase pour en découvrir le sens général. Votre objectif n’est pas d’exceller en hébreu et d’apprendre des mots qui ne sont pas d’une grande utilité, mais de déchiffrer le sens général d’une phrase, écrite ou parlée.

Des recherches personnelles m’ont permis de constater que, souvent, les mots en hébreu ont donné naissance à des mots proches dans d’autres langues (en général dans les langues anglo-saxonnes), ou bien, sont issus de mots grecs, latins, arabes, turcs. … Quelques exemples :

additionner _ od (encore) , agréger _ agar, aide _ yad (main), air _ avir, albinos _ lavan (blanc), also, all _ kol (tout), Ausculter _ ozén(oreille), auxilliaire _ ozér (aide), aware _ ér (éveillé), ash _ éch (feu), aura _ or (lumière),  adonis _ adon (monsieur), ancient _ yachan (vieux), ass _ aton (âne),  balbutier _ balbél, believe _ ba lév (dans le coeur), butcher _ bassar (viande), call _ kol (voix), cold _ kar,  collectif _ kol (tout), comme _ kmo,  damner _ dan (juger), démos_ adama (terre),  diluer_ dalal ....

Il convient donc de s’interroger si tel mot en hébreu auquel on est familiarisé n’existe pas, sous une forme légèrement différente, dans d’autres langues. Ainsi le Maror de Pessa’h provient de Mar qui signifie tout bonnement « amer ».

Enfin, pour les personnes qui ont une bonne connaissance de l’hébreu biblique et/ou du Siddour et qui ont des difficultés de passer du Lashon hakodesh aux textes dits « ‘Hol », une légère adaptation de la méthode permet de franchir le pas en démontrant la proximité entre l’hébreu tanakhique et l’hébreu moderne.

La méthode consiste à faire progresser les élèves dans la lecture et l'hébreu parlé. Les séances durent 2 heures (intensives), voire d'avantage, et réunissent entre 4 et 8 personnes. 

Si vous souhaitez en savoir d’avantage sur ma méthode, mes disponibilités et les conditions de mon intervention, faites le moi savoir.

lundi 25 novembre 2013

Les restrictions sur l’enrichissement d’uranium disparaissent de la traduction en persan de l’accord de Genève

Lu le 25 Novembre sur le site de Maariv, un site sérieux s’il en est 

Aussitôt signé l’accord officiel entre Téhéran et les cinq plus une Puissances impuissantes à Genève, qui stipule, entre autres, que l’Iran renonce à enrichir l’uranium à des degrés militaires et à ne pas installer de nouvelles centrifugeuses, une traduction de l’accord en persan a été publiée par le Ministère des Affaires Etrangères iranien. Et là, surprise, des pans entiers de l’accord sont oubliés, occultés, gommés, transformés.

- L’Iran s'engage à Genève à geler des pans entiers de son programme nucléaire en échange d’une réduction partielle des sanctions financières : Exit de la traduction en persan

- l’Iran s'engage, pour les six mois à venir, à ne pas nourrir d’uranium les centrifugeuses installées à Natnaz, à ne pas installer des nouvelles centrifugeuses et à ne pas remplacer les centrifugeuses hors d’usage par de nouvelles centrifugeuses flambant neuves : Exit de la traduction en persan

- L’Iran s’engage à ne pas enrichir l’uranium au-delà de 5 % dans le centre  de Fordo : Exit de la traduction en persan

Pour ce qui est de la très problématique Centrale à eau lourde d'Arak, destinée à offrir une alternative plutonium au programme nucléaire, l’Iran s'engage à ne pas la mettre en service, à ne pas procéder à des essais militaires et à surseoir à sa construction définitive : Exit de la traduction en persan

- Téhéran s'engage à soumettre dans les trois mois à l'AIEA des informations détaillées sur les installations nucléaires, les  plans de construction de chacune des installations, la description des activités de chaque site, les sources des matériaux utilisés dans les activités nucléaires de l'Iran : Exit de la traduction en persan.

Ils sont forts ces Iraniens : tout ce qui a valeur dans la langue anglaise qui, je suppose, a servi à formaliser le rapport signé par toutes les parties, n’a aucune valeur dès qu’on le traduit en persan. On est même en droit de se demander si un accord a été réellement signé ?

C’est là que les lettres de Montesquieu dans ses « lettres Persanes » prend un sens tout nouveau : un Persan peut s’habiller en européen, il réfléchit comme un Persan, écrit comme un Persan, ment comme un Persan et se fout de la gueule du monde entier en vrai Persan.

Quant au sieur Obama, si fier de cette performance, mon compère, le Rabbin des Bois, m’a signalé la dernière couverture du The Economist. Il n’y a rien à y rajouter.

Liste exhaustive des ennemis d’Israël, ceux d’hier et d’aujourd’hui, selon les Psaumes de David

Moins connu que les prédictions apocalyptiques sur Gog et Magog dans Ezéchiel (38-39), le psaume 83 פג PaG  est intéressant dans la mesure où il pointe du doigt tous les ennemis la  d’Israël. Ce psaume est récité lors du jeune de Gedalia qui marque l’assassinat du dernier Gouverneur de Judée, et la fin de toute souveraineté juive en terre d’Israël. Le Roi David demande à Hashem de punir ses ennemis mais aussi de les faire revenir à Lui. Citons les passages qui nous intéressent
Car voici, tes ennemis s`agitent, Ceux qui te haïssent lèvent la tête. Ils forment contre ton peuple des projets pleins de ruse, Et ils conspirent contre ceux que tu protèges. Venez, disent-ils, exterminons-les du milieu des nations, Et qu`on ne se souvienne plus du nom d`Israël! Ils se concertent tous d`un même coeur, Ils font une alliance contre Toi. Les tentes d`Édom et les Ismaélites, Moab et les Hagaréniens, Guebal, Ammon, Amalek, Les Philistins avec les habitants de Tyr. L`Assyrie aussi se joint à eux, Elle prête son bras aux enfants de Lot.

Qui sont ces ennemis et quel est leur objectif ?

Leur premier objectif consiste à éliminer Israël de la carte; leur stratégie est double: d’abord les exterminer physiquement et les exclure territorialement, puis, faire en sorte que l’on ne se souvienne plus du nom même d’Israël. Comme le disent  si joliment les Iraniens : « effaçons-les de la carte du temps et du Livre de l’Histoire ». Passe encore l’envie furieuse d’anéantir les Juifs qui occupent, selon les ennemis d’Israël, la Terre promise - ne pas lire exclusivement « Musulmans »; il y en a bien d’autres qui se réjouiraient de la disparition physique d’Israël - il convient surtout d’effacer jusqu’au souvenir d’Israël.  Cela revient à provoquer  une amnésie collective, une perte de mémoire qui devrait se traduire par la disparition de tous les ouvrages qui traitent d’Israël et de tout ce qui s’y rapporte, mais aussi, de tout ce qui touche à Israël ou aux Juifs dans Recherche Google. Imaginez-vous : n’importe quelle recherche dans Google, Yahoo ou tout auteur moteur de recherche,  qui inclurait le nom d’ « Israël » donnerait : pas de résultat, effectuer une nouvelle recherche.  Ou alors, Google vous proposera de remplacer « Israël » par un mot approchant ; genre « Ismaël ».

On est toutefois en droit de se demander si c’est bien Israël qui est la cible prioritaire ou bien Celui qui les protège ? En effet, le psaume 83 de préciser : ils font alliance contre Toi.

Les ennemis du Nom, de Hashém, font alliance contre Celui qu’ils haïssent parce que, dans leur naïveté et leur bêtise extrêmes, ils Le considèrent, non pas comme le D. Un unique ; donc par définition  aussi le leur, mais comme le Protecteur d’Israël. Annihiler Son peuple, revient à s’approprier dieu.. Il s’agirait  d’une forme de jalousie, ou, comme le diraient certains, de la recherche du père.
 Ma thèse est confirmée par la dernière phrase du Psaume qui nous explique que l’objectif final de David est : Qu`ils sachent que toi seul, dont le nom est l`Éternel, Tu es le Très Haut sur toute la terre! Le Psaume vise en effet, non seulement à demander le châtiment des méchants comploteurs, mais, faire en sorte à ce que ces haineux ignorants et jaloux, comprennent une fois pour toutes que le D. protecteur d’Israël est l’ETERNEL UN, et, qu’il n’y a pas à contester.

Voyons maintenant quels sont les partenaires en présence :

Les tentes d`Édom, les Ismaélites, Moab,  les Hagaréniens, Guebal, Ammon, Amalek, les Philistins avec les habitants de Tyr. Et comme cela ne suffisait pas, l`Assyrie aussi se joint à eux, elle prête main forte aux enfants de Lot.

Commençons par les Philistins que le psaume associe aux habitants de Tyr. Or les Philistins ont, tous temps, occupé une bande côtière le long de la Méditerranée, plus ou moins longue selon les époques mais guère plus large. La ville de Tyr ou Tsur, qui en hébreu et en arabe signifie la même chose, soit « Rocher » A noter que Tsur est l’un des multiples noms attribués à D. Tsur Israël, le Rocher d’Israël.
La ville de Tyr au sud Liban existe depuis la nuit des temps. Y vivent aujourd’hui quelques 40.000 Libanais, dont un large contingent du Hezbollah.

Le Psaume 83 associe les Philistins et les habitants de Tyr, qui sont pourtant distants de quelques centaines de kilomètres. Éloignés géographiquement mais unis par la même volonté de détruire Israël, Le Hamas à Gaza, lire en terre de Plistin, est lié par le cœur au Hezbollah qui siège et sévit à partir du Liban. Donc, le roi David qui a vécu 10 siècles avant l’ère ordinaire, nous parle de l’actualité quotidienne au Proche-Orient, en insistant sur le lien étroit entre Les Palestiniens de Gaza et le Hezbollah au Liban, associé à la Syrie et financé par l’Iran.

Gebal, soit Jbeil en arabe et Byblos en grec, est située à au nord de Beyrouth. Il s’agit d’une des villes les plus anciennes du monde (-5000 ans avant l’ère ordinaire). Le roi David la considère au même titre que Tyr, associée aux Philistins et farouchement hostile à Israël

Les Ismaélites. Nous les connaissons bien, surtout si vous avez lu mon Essai « Ismaël et ses frères ». Ce sont les descendants du fils aîné et aimé d’Abraham et de Hagar, la servante de Sarah. Ils ont investi la Péninsule arabique et la plupart des Etats du Proche et Moyen-Orient jusqu'au confins de l'Inde. Leur rejeton le plus célèbre est Mahomet, dont les descendants et ceux qui se réclament de lui, ont fait une belle carrière, instaurant au passage une religion particulièrement intolérante, bien que largement inspirée par le Judaïsme. L’or noir qu’Allah a bien voulu enfouir dans leurs terres leur permettent de financer Al Qaeda et autres mouvements djihadistes de tout poil.

Les Hagaréniens sont les fils de Hagar et leurs descendants. Mais il ne peut s’agir des enfants conçus par Abraham et Hagar. Nos sages, Ibn Ezra en particulier,  nous expliquent qu’après avoir été chassée par Abraham, Hagar eut un autre mari avec qui elle eut des enfants ; qui, par définition sont les demi-frères d’Ismaël. A ne pas confondre avec les frères d’Ismaël que mit au monde Ketoura, la femme qu’épousa Abraham après la mort de Sarah,  et que nos sages s’accordent à associent à Hagar.

La disproportion numérique entre les descendants de Hagar, qui sont légion, et le pauvre Itshak, fils unique d’Abraham et de Sarah, ancêtre des Hébreux est criante.  Citons Voltaire dans son dictionnaire philosophique à l’entrée « Abraham »:

Le fait est que la race d’Ismaël a été infiniment plus favorisée de Dieu que la race de Jacob. L’une et l’autre race a produit à la vérité des voleurs ; mais les voleurs Arabes ont été prodigieusement supérieurs aux voleurs juifs. Les descendants de Jacob ne conquirent qu’un très-petit pays qu’ils ont perdu ; et les descendants d’Ismaël ont conquis une partie de l’Asie, de l’Europe & de l’Afrique, ont établi un Empire plus vaste que celui des Romains, et ont chassé les Juifs de leurs cavernes, qu’ils appelaient la terre de promission.

Les Tentes d’Edom. L’énumération des ennemis d’Israël dans le psaume 83 commence par Edom et plus précisément par ses tentes. Rappelons qu’à l’époque biblique, Edom est un peuple situé au sud-est d’Israël, soit dans le haut Néguev et dans la Jordanie actuelle. Ce peuple descend d’Esaü, le frère jumeau de Jacob/Israël, à qui il en veut à mort pour s’être fait chiper le droit d’aînesse.  Le Psaume mentionne les tentes d’Edom et les Ismaélites. Les tentes se rattachement donc à Edom et non aux Ismaélites, ce qui est bizarre dans la mesure où à cette époque, tous ce braves gens habitaient sous des tentes.  Pourquoi alors mentionner les tentes pour les Edomites seuls et pourquoi ne pas mentionner seulement Edom, comme sont mentionnés les autres peuples ? Qu’apporte le mot « tentes » ?

Je n’ai trouvé auprès des commentateurs aucune explication, je suis donc contraint d’en imaginer une. Les Edomites ou Iduméens selon certains - soit les descendants d’Esaü, dit Edom le Rouge - furent effectivement dans l’antiquité un peuple installé à  l’est et au sud de Beer-Shéva, mais, la tradition nous apprend que leurs descendants coopérèrent, sous le règne d’Hérode,  avec les Romains puis, oeuvrèrent à la grandeur de Rome, lire la Chrétienté, lire les peuples occidentaux qui s’en réclament. La tradition juive nous apprend que nous vivons encore sous l’exil d’Edom, qui sera le dernier des quatre peuples oppresseurs qui auront asservi Israël. Le Roi David, visionnaire, ne se contente pas de nous décrire la situation géopolitique de son époque, mais nous décrit, dans sa vision prophétique, la fin des temps, ou, pour ne pas chagriner certains, fait de la prospective. Les tentes d’Edom, à mon sens, ne désignent pas seulement les habitations précaires de cette peuplade du Néguev mais se rapportent aussi à toutes les demeures d’Edom par la suite, jusqu’à nos jours. J’aime assez cette explication qui cadre bien avec la puissance acquise par l’Occident-Edom. La Torah ne nous dit-elle pas : Une nation sera plus forte que l’autre et l’aîné (Esaü) servira le plus jeune (Israël). (Genèse 25 :23). La Torah manifestement fait référence aux temps futurs, dans la mesure où, depuis deux mille ans nous assistons exactement à l’inverse.

Moav et Amon  occupent à l’époque biblique la partie orientale du Jourdain. La capitale d’Amon fut jadis Rabat-Amon, comme l’est aujourd’hui Amman, la Capitale de la Jordanie. Donc rien de nouveau sous le soleil depuis l’époque du Roi David et bien avant lui, d’ailleurs. J’associe volontairement ces deux peuples car ils sont issus du même père. Dans la tradition juive ils sont nommés « fils de Loth ». La Genèse attribue à ces deux peuples des origines incestueuses; en effet, après la destruction de Sodome et Gomorrhe, les deux filles de Loth pensèrent à tort que, que l'humanité tout entière allait être anéantie et que c'était à elles de repeupler le monde. Elles enivrèrent leur père, couchèrent avec et devinrent enceintes. La plus jeune enfanta un fils, qu’elle appela Ben Ammi, soit « fils de mon peuple », d’où les Amonites. L’aînée enfanta aussi un garçon, qu’elle appela Mo’Av ; soit « de mon père ». Il s’agit des Moabites. Rappelons que Loth fut le neveu d’Abraham, qu’il quitta avec lui leur ville natale pour se rendre en Canaan. L’oncle s’installa à l’ouest du Jourdain et le neveu préféra la Transjordanie. La Torah clairement exclut Amon et Moav, pourtant cousins, de la communauté d’Israël.
Certains exégètes associent Ammon et Moav au Cananéens, mettant tout ce beau monde dans le même sac. Le Roi David, qui reconnaissons le, connaissait bien les ennemis d’Israël, n’inclut pas les Cananéens dans sa liste et ne demande pas leur tête à D. Les Cananéens, dont sont issus les Palestiniens du Fatah (raccourci rapide mais pas vraiment inexact), ne sont ni les ennemis d’Israël, ni ses cousins non plus. Ils sont des voisins avec qui bon gré mal gré il faut s’entendre. A signaler, qu’à l’inverse de tous les autres peuples cités dans le Psaume, ils ne disposaient pas du temps du roi David d’une entité territoriale qui leur fut propre. De là à dire que les Cananéo-palestiniens n’ont jamais existé en tant que peuple et Etat constitué, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement. De cette évidence découle d’ailleurs tous les problèmes que nous connaissons aujourd’hui : La Palestine dont on nous rabat des oreilles ne peut exister que dans le territoire des Philistins (voir plus haut) et certainement pas en Cisjordanie.

Revenons aux neveux Ammon Moav et à tous les autres cousins qu’a pu connaitre Israël ou qui se réclament d’une parenté avec lui, et disons tout net : Israël n’a pas de cousins, ni des neveux, ni des frères et pas de sœurs. Il est fils unique et entend le rester. Les Musulmans ont beau se réclamer d’Abraham, qui, selon eux, fonda la Mecque, les Chrétiens ont beau prétendre que leur prophète descend du roi David, par un père charpentier, Joseph, qui techniquement ne pouvait pas être son père. Tous ceux qui peu ou prou réclament une filiation avec Israël ne sont pas Israël et, par conséquent, n’ont aucune part dans son destin ou sa trajectoire.

Amalék ou la tribu des nomades Amalécites attaque les Hébreux dans le désert du Sinaï aussitôt après l'Exode d'Égypte, en s’en prenant en priorité aux faibles et aux traînards. Plus tard, le roi Saül  épargne Agag, descendant d’Amalék, ce qui lui vaudra de sérieux ennuis.  Les exilés du premier Temple, nous raconte le Livre d’Esther, faillirent être exterminés par  Haman, fils de Hamedata, descendant d'Agag.
 En fait Amalék  représente l'ennemi archétypal des Juifs quel que soit l’époque et le lieu. C’est de cet Amalék là dont parle le Roi David, celui de son époque, des époques qui l’on précédé et surtout de celles qui suivront. Il ne s’agit pas d’un quelconque chef bédouin mafieux du Sinaï mais de tous les ennemis irréductibles d’Israël et des Juifs à travers le temps et l’espace.

Sur ce,  et comme si cela ne suffisait pas, voilà que l’Assyrie se joint à tous les protagonistes cités pour leur prêter main forte. L’Assyrie a contrôlé des territoires immenses qui s’étendaient sur tout ou partie de l'Irak, de la Syrie du Liban, de la Turquie et de l'Iran. Les ennuis des Hébreux commencent quand Salmanazar V (727-722) détruit le royaume d’Israël et exile les 10 tribus. Aujourd’hui, près de 3000 après, l’Assyrie moderne composée de l’Iran de la Syrie du Liban, du Hamas et du Hezbollah menace de rayer Israël de la carte.

Qu’est-ce qui a changé fondamentalement entre l’époque davidienne et notre époque ? Absolument rien ! Le Psaume 83 nous fournit la liste exhaustive des ennemis d’Israël, ceux qui le ceinturent aujourd’hui et ceux qui leur viennent en aide. Ces derniers, je veux parler de l’Assyrie-Iran qui œuvre à sa destruction, et d’Edom-Amalék, couard et indifférent au mieux, objectivement associé, au pire, par sa passivité aux pires ennemis d’Israël.

Merci Melekh David pour ta liste exhaustive de nos ennemis d’hier et d’aujourd’hui et pour ton esprit prophétique; On attend impatiemment ton successeur.



jeudi 21 novembre 2013

Israël est-il un singe, un porc ou bien un chien enragé ? Faudrait vous décider.


En marge des négociations qui se tiennent à Genève, l’Ayatollah Ali Khamenei envoie un message clair à ses négociateurs, au peuple iranien et, par là même au monde entier : « Israël, dont les dirigeants ne peuvent être qualifiés d’humains est un chien atteint de la rage destiné à disparaître.  Cette comparaison d’ordre zoologique m’a fait immédiatement penser aux versets bien connus du Coran qui nous expliquent que les juifs sont les descendants de porcs et des singes, ce qui rappelle singulièrement les comparaisons qu’affectionnaient les Nazis qui qualifiaient les Juifs des rats et de la vermine.

Pensez-vous que la sortie de Khamenei ait perturbé les Européens (la France exceptée, il faut le reconnaître), et les Américains qui continuent à papoter à Genève et à avaler les couleuvres iraniennes? En aucune façon, Business as usual et un accord doit être signé à n’importe quel prix. Après tout, les chiens enragés ne comptent guère, comme n’a pas compté la vermine  juive au temps du III e Reich.

jeudi 14 novembre 2013

L' engagement ferme d’Obama envers les pays et régimes arabes et musulmans au détriment d’Israël

La focalisation sur les événements qui forment l’actualité immédiate: aujourd’hui les négociations avec l’Iran, demain les pourparlers israélo-palestiniens, après-demain qui sait quoi,  masquent la ligne directrice d’Obama. Celui-ci, depuis son discours au Caire prônant la grandeur passée, actuelle et à venir de l’Islam et de ses bienfaits sur l’Humanité (on se demande encore lesquels) suivi par sa génuflexion de vassal devant le roi d’Arabie-Saoudite, ont donné le ton de la politique qu’il comptait mener durant son (ses) mandats. Les commentateurs politiques obnubilés qu’ils sont par l’actualité chaude se focalisent sur ce qu’ils nomment le désengagement des Etats-Unis du Proche et Moyen-Orient, alors qu’il s’agit au contraire d’une ligne directrice claire et ferme d’Obama qui consiste à soutenir les Etats islamistes et par voie de conséquence de déstabiliser voire d’annihiler les Etats, Gouvernements et autres entités politico-militaires qui s’éloignent trop à son goût du cap de l’Islam tel que le conçoit Baraq Hussein Obama. Pour lui, le monde musulman doit être conduit par la Charia; une Charia mâtinée d’un zeste de démocratie et de de modernisme, raisonnablement en phase avec les préceptes islamiques.

L’Egypte est le premier et meilleur exemple de la mise en œuvre de la stratégie obamienne. Premier stade : débarquer Hosni Moubarak. Non pas au profit des jeunes excités de la Place Tahir, inorganisés et doux rêveurs, mais au profit des Frères Musulmans qui, Obama le sait, guettent dans l’ombre pour s’emparer du pouvoir vacant. Un jour quelqu’un écrira quel fut le rôle de la CIA pour débarquer Moubarak, voire pour organiser le soulèvement au seul profit des Frères Musulmans, ce qui laisserait entendre que le soulèvement du Caire ne fut pas si spontané que ça mais probablement orchestré par les sbires des services secrets d’Obama. Second temps, Morsi, un incompétent notoire, s’empare du pouvoir à l’immense satisfaction d’Obama. Les Frères Musulmans d’Egypte et de leurs branche gazaouite, le Hamas, bénéficient de toutes les largesses des Etats-Unis. Troisième temps, les Egyptiens, comprenant rapidement que les Frères Musulmans et leur pantin de Président entrainent le pays à sa perte, et à un radicalisme religieux qui leur est étranger, permettent à l’armée de s’emparer du pouvoir. Exit Morsi et ses Frères, et amère déception pour Obama, dont la stratégie tombe à plat. Obama stoppe la manne américaine et, bien entendu, la Russie de Poutine s’engouffre, obtenant même du nouveau pouvoir militaire en place toutes les facilités pour construire un port militaire près d’Alexandrie, au lieu et place  du port de Tartous dans une Syrie dangereusement déliquescente.

La Libye est un théâtre d’opérations mineur par rapport à l’Egypte. Après des années d’errance Kadhafi s’est amendé, en livrant en 1999 à la justice écossaise les agents des services secrets suspectés de l'attentat de Lockerbie, en assouplissant considérablement la réglementation en matière économique, et en se déclarant, après les attentats en Septembre 2001, adversaire déclaré du terrorisme islamiste. Trop anti islamiste sans doute aux yeux d’Obama, trop content de raccrocher les wagons sarkoziens qui visent à crédibiliser les opposants fantoches  de Kadhafi et à débarquer ce dernier manu militari. Tripoli tombera en 2011, quant au sort réservé au dictateur, vous le connaissez. Aujourd’hui c’est un pays qui n'a pas d'armée, pas d'institution, pas de société civile pour garantir la paix, un pays qui est mis en coupe réglée par les radicaux islamistes qui vont jusqu'à contrôler Tripoli.

Coup double pour Obama : deux chefs d’Etat en phase avec l’Occident out, l’islamisme radical, in.

L’usage immodéré du gaz par Assad donne des boutons à Obama ; excellent prétexte pour débarquer l’immonde dictateur jugé trop libéral et insuffisamment islamisé. Des combattants islamistes sunnites venant d'Irak ou du Liban, associés à ceux de Jabhat Al-Nosra dont les liens avec al-Qaïda sont connus, sont au cœur des combats contre le régime de Bachar al-Assad, sachant que de L’Armée Syrienne de Libération est un fantoche, pure création des médias.  Incontestablement Obama estime que les opposants au régime d’Assad sont plus cacher que lui pour diriger la Syrie. D’où le « te bombarde, demain ou après-demain ». Assad et, surtout Obama, qui aime  à débarquer les dirigeants qui lui déplaisent mais déteste faire la guerre, sont in extremis sauvés par Poutine. Partie remise pour Obama de voir fleurir un régime islamiste modéré (comme si les deux termes étaient compatibles) en Syrie, voire au Liban.

Que dire de l’Iran et la tendresse d’Obama pour ce Régime islamique qui, à son goût, a été assez ostracisé  par l’Occident, et depuis tant d’années. Le 29 Septembre 2013 Barak Obama devant l’Assemblée Génerale de l’ONU déclare : “the Supreme Leader has issued a fatwa against the development of nuclear weapons”.
Traduction et commentaire: le « Suprême Leader, le Fuhrer en quelque sorte » - entendez par là L’Ayatollah  Ali Khamenei a institué une fatwa, une loi religieuse musulmane, qui s’oppose au développement des armes nucléaires, à partir de là, pourquoi chercher aux Iraniens des poux dans la tête ?  Une fatwa émise par le « Suprême Leader » (sympa et combien respectueux de la part d’Obama de qualifier ainsi un chef de bande enturbanné) est nécessaire et aussi amplement suffisant pour ne pas douter de la volonté pacifique de l’Iran, sinon gare au sacrilège contre l'Islam. Il est tout de même étonnant qu’un Président des Etats-Unis fonde sa politique en se basant sur une Fatwa, et qui plus est, devant l’Assemblée Générale de l’ONU. Adieu les faits, adieu le bon sens, adieu le jugement des experts ! Non ce qui compte c’est la Fatwa de Khamenei.
Et le plus drôle dans cette affaire c’est que cette fatwa n’a jamais existé. L’Institut Memri s’est livré à des recherches approfondies pour dénicher les traces de cette fameuse fatwa. Nada, rien, et dire que les Services des Etats-Unis d’Amérique ont laissé leur Président annoncer une telle contre vérité.  Un Hoax, quoi !! Une fatwa imaginaire constitue le socle de la politique américaine et les fondements du document indigne qui devait être signé à Genève.

Quant aux Palestiniens, il suffit d’écouter la voix de son maître, lire John Kerry au parfait brushing, menaçant Israël d’une nouvelle Intifada s’il ne cédait à tous les désidératas de la bande à Abbas. Cette seule interview démontre mieux qu’un long discours argumenté où va la préférence de l’Administration américaine.

Ce court panorama illustre l’engagement ferme d’Obama envers tous les pays arabes et musulmans de la région au détriment d’Israël. Et dire que les journalistes le qualifient de désengagement des Etats-Unis du Moyen-Orient !



dimanche 10 novembre 2013

Petit miracle à Genève: Laurent Fabius ne veut pas passer pour un "fraïer" (dupe) et se met à l’unisson de Bibi

Connaissez-vous la signification de l’expression hautement diplomatique française " jeu de dupes" en hébreu ? Elle se traduit par un des premiers mots que l’on apprend à l’Oulpan, ou dans la rue, en Israël : Fraïer. L’origine du mot est bien évidemment galoutique ; les Polonais, les Roumains les Allemands et les Yiddishisants se l’approprient. Mais en définitive cela n’a aucune importance dans la mesure où le mot s’est profondément enraciné dans le léxicon tsabari. Ne pas se faire avoir par l’Autre qui emploie tous les moyens pour vous b…er, est devenu une obsession de l’Israélien lambda. Il faut dire, pour sa défense, que deux mille ans en galout pendant lesquels les Juifs  ont été les fraïer désignés de tous les Goy qui passaient par là, ont suffi, et les Israéliens ont décrété que plus jamais ils ne seront les Fraïer de qui que ce soit.

Or voici que la très déclinante Amérique Obamienne et l’Europe bancale Ashtonienne sont en train de passer pour des fraïer par les Iraniens qui, à Genève, étaient en passe de tout obtenir sans rien concéder en échange : terminer la construction du réacteur d’Arak en mesure de produire du plutonium, continuer à disposer de l’uranium enrichi à 20 % pour en faire ce que bon leur semble et …  se voir débloquer dans les plus brefs délais les 50 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés sur des comptes étrangers. En échange les Iraniens étaient prêts à faire …. des promesses.

Bibi s’est fâché tout rouge  et a déclaré qu’il en avait ras le bol de passer pour un fraïer par cette négociation chamberlinienne à la Munich 38. Pensez-vous qu’il soit le seul à connaitre cette expression ? Que néni, Laurent Fabius l’a aussi apprise, et ne me rétorquez pas que Fabius connait cette expression parce que, comme il est écrit un peu partout, il est d’origine juive ! Non, ce sont les Saoudiens, hautement angoissés par un Iran nucléaire à leur porte qui le lui ont soufflé. J’ignore quel est le mot en arabe pour « fraïer » mais le concept véhiculé par le mot est aussi fortement enraciné dans la mentalité arabe que dans la mentalité israélienne. Donc, pilotés par l’Arabie saoudite et les Emirats gorgés de pétrole, avec qui la France est en business, François Hollande et le Quai d’Orsay ont poussé Fabius à durcir ses positions et à s’opposer à la signature de l’ignoble accord qui se concoctait à Genève.  


Comme il est écrit quelque part : « les voies du Seigneur sont impénétrables ». Décidément Hachém nous surprendra toujours; dans ce cas, en allant chercher le plus improbable et anti- sioniste pays de l’Union Européenne  pour se mettre à l’unisson de la position israélienne. Pour ceux qui aiment chercher des Nissim (miracles) un peu partout, cette improbable volte face française peut être considérée comme un Ness. Mais, ne nous y trompons pas, pour l’instant c’est un petit Ness, car, selon toute vraisemblance, lors de la nouvelle réunion programmée le 20 Novembre, Ashton, Kerry et les Iraniens signeront le traité infâme et la nouvelle Babylone aura sa bombinette. Alors, à quand le vrai grand Ness ?

vendredi 8 novembre 2013

L’empreinte de Rav Goren, premier Grand Rabbin de Tsahal puis d’Israël en même temps que Rav Ovadia Yosef, sur le peuple juif

Vous connaissez tous - du moins les plus anciens d’entre vous - la fameuse photo du Rav Shlomo Goren sonnant du Chofar devant le Mur Occidental lors de la conquête de Jérusalem en 1967, mais il y a bien plus de choses à connaître sur le premier Grand Rabbin de Tsahal. L’occasion m’a été donnée d’en apprendre  d’avantage en lisant sa biographie, rédigée par Avi Rat publiée aux Edition Yédiot Aharonot.  Pour faire simple on pourrait dire que si Ben Gourion a bâti pendant la guerre d’Indépendance l’armée unique de l’Etat juif, le Rav Goren a construit de ses mains la seule armée juive au monde.  Rien à priori ne rapprochait les deux hommes, or, entre Ben Gourion qui refusa toujours d’accrocher une mezouza à sa porte et Rav Goren, le surdoué en Talmud, s’établit dès la première rencontre une admiration et une unité de vue sans faille sur ce que devait être l’armée de de l’Etat juif.

Rav Shlomo Gorenchik, qui transforma plus tard son nom  en Goren, est né Zambrów en Pologne en 1925 et arriva en Israël à l’âge de 7 ans. Ses parents font partie du groupe de Hassidim qui décidèrent non pas de s’installer à Bnei Brak mais de fonder une unité agricole qui s’appellera Kfar Hassidim. Shlomo Goren raconte que son père et son frère aîné avalaient d’avantage de quinine que de pain en tentant d’assécher les marais porteurs de malaria. Lui-même, dans son enfance, travailla d’avantage la terre qu’il ne fréquenta l’école. Sa mère connaissant le potentiel de son gamin décida de déménager à Jérusalem où le petit Shlomo pourrait étudier sérieusement la Torah. Très vite il fut distingué comme ilouï (surdoué) , intégra à 12 ans la Yeshiva de Hebron où il devint l’unique élève à y célébrer sa Bar-Mitsva. Il fut nommé Rav à 17 ans et publia au même âge  son premier livre Nézer Hakodesh.

Il étudia également à l’université hébraïque et rejoignit les rangs de Lékhi, concurrent  du Hagana, tout en déplorant les opérations meurtrières  gratuites contre les Arabes. Au commencement de la guerre d’Indépendance il rejoignit la Hagana, partant du principe que toutes les factions  devaient s’unir  en une seule et même armée. Bien que dispensé du service actif étant Rav il participa activement à la défense de Jérusalem assiégé, où il se distingua comme tireur d’élite. Il n’accepta sa nomination de Grand rabbin de l’armée juive qu’à la condition de continuer  de se battre à son poste la nuit et d’occuper ses fonctions de Rabbin la nuit.

En 1948 alors que Jérusalem était assiégée et que ses défenseurs manquaient de tout, Rav Goren autorisa la fabrication d’armes le Shabbath, permit de distribuer la viande non casher qu’avaient abandonnée les britanniques aux malades et aux blessés, et non de la distribuer exclusivement, comme le suggéraient les rabbins orthodoxes, aux Palma’hnikim hilonim, (combattants non observants) permit d’enterrer  dans des cimetières juifs les combattants non juifs morts au combat pour la défense de Jérusalem. En parallèle il réussit à convaincre les Harédim de Jérusalem de contribuer activement à la défense de la ville assiégée en creusant une longue tranchée pour empêcher les tanks jordaniens  de pénétrer dans la la ville.

Rav Herzog,  le grand rabbin d’Israël et le ministre des cultes Rav Maïmon,  qui connaissaient la grandeur dans la Torah du jeune Goren, ainsi que son charisme auprès des religieux et des non religieux, sa détermination et son courage physique, insistèrent auprès du  Haut Commandement et de Ben Gourion pour que soit confié à Rav Goren  le poste de Grand rabbin de Tsahal, à charge pour lui de dessiner les contours de cette fonction qui n’existait évidemment pas. A ce poste le Rav, Colonel (qui sera par la suite nommé Général), parachutiste, tireur d’élite, Shlomo Goren, contribua tout autant que Ben Gourion  à dessiner les contours de de l’armée, donc de la société israélienne

Durant son mandat de Grand Rabbin de Tsahal, le Rav Goren

- se refusa à créer des unités composées exclusivement de combattants religieux comme le réclamaient les Rabbanim harédim,

- fit l’impossible pour que les  corps des soldats morts derrière les lignes ennemies soient ramenés en Israël pour y être enterrés, quitte à aller les chercher lui-même au péril de sa vie, et œuvra en parallèle pour la cause des Agounot  ( femmes dont le mari avait disparu au combat ) afin qu’elles puissent avoir le droit de se remarier

- imposa des cuisines casher dans toutes les unités de Tsahal, peu importe la composition des unités, et œuvré pour  que chaque unité comporte son lieu de prière, sans jamais en  imposer la fréquentation

- rédigea un siddour (livre de prières) unique pour tous  les soldats, qui gomme les différences entre les coutumes ashkénazes et séfarades

- initia un travail de géomètre pour déterminer l’emplacement exact des Lieux Saints  (défendus aux juifs) afin que le Mont du temple reste sous  contrôle israélien. Il se heurta à Moshé Dayan qui imposa que l’ensemble du mont du Temple passe sous le contrôle du Wakf.  Il a par contre obtenu gain de cause pour que la Maarat Hamakhpela (Tombeau des Patriarches)  à Hébron reste sous contrôle juif.

A la création de l’Etat d'Israël, les combattants dans l’armée étaient dans leur immense majorité non religieux et, sous la pression des Hilonim (non ou anti-religieux), comme des rabbins harédim, se dessinait une armée à deux vitesses, composée de quelques unités composées de soldats religieux soucieux de cacheront et du respect du shabbath, et une armée qui n’en avait rien à faire. Tsahal aurait pu être bien diffèrent si le Rav Goren n’y avait pas  apposé sa marque  et imposé le caractère juif à l’ensemble de l’armée israélienne.

En quittant l’armée le Rav Goren fu nommé successivement Grand Rabbin de Tel-Aviv, puis Grand Rabbin ashkénaze d’Israël en compagnie de Rav Ovadia Yosef qui fut nommé Rishon Létsion, soit Grand Rabbin sépharade de l’Etat. Malgré les déclarations officielles des deux grands Rabbanim, qui affirmaient à qui voulait les entendre, que leur cohabitation fut une longue lune de miel, celle-ci fut un désastre et entacha pour des années la fonction de Grand Rabbin. Bien malin qui pourrait dire qui était dans le vrai, mais, entre le Rav Goren qui se référait aux enseignements du Rav Kook et le Rav Ovadia Yosef sur lequel il n’est pas utile de disserter, mis à part le fait que leurs âmes reçurent  certainement la Torah au Mont Sinaï, il n’y avait pas grand-chose de commun.

Leur vision respective de la société israélienne continue à marquer largement leurs successeurs et le peuple juif tout entier. Je ne vous étonnerais  pas en me situant dans le camp de Rav Goren, dont j’admire l’esprit de tolérance, l’absence totale de sectarisme tant religieux qu’ethnique et sa vision  du grand Israël.

Certes, ses funérailles furent plus discrètes que celles de son collègue sépharade, mais je pense que sa marque sur la société israélienne, affranchie de toutes considérations politiques  et sectorielles, est bien plus profonde et le restera encore longtemps,  étant seulement guidée par son amour pour la Torah et pour tout  Klal Israël sans distinction.