lundi 22 avril 2013

Vous avez dit AMALGAME entre terrorisme et Islam. Interdit, forbidden, de prononcer le mot AMALGAME, il faut respecter « le principe de précaution !


Il ne faut "pas d'amalgame entre la religion musulmane à 99% pacifique,  citoyenne, responsable, non violente et tout à fait intégrée dans notre pays et  puis ces mini-petites franges de gens décidés à faire un mal atroce", "nous espérons un démenti à tout amalgame possible entre l'islam" et le suspect », nous dit le recteur de la Grande mosquée de Paris Dalil Boubakeur, à l’occasion de la tuerie de Toulouse perpétré par Mohamed Merah.

Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, rappelle que la France est entrée en guerre contre "des groupes terroristes" qui veulent constituer "un Etat terroriste" au Nord du Mali.  François Hollande dit faire la guerre à "des terroristes", et le Conseil français du culte musulman salue, la "précaution utile et nécessaire" du Chef de l’Etat français qui n’a pas qualifié "d’islamistes les éléments terroristes visés". Cette précaution "écarte tout amalgame et toute confusion entre islam et terrorisme". L’Organisation rappelle que l’islam est une religion "qui sacralise la vie".

Les terroristes  nigérians qui contrôlent une bonne partie du nord du Nigéria ont libéré la famille  Tanguy Moulin-Fournier, sans doute pour remercier François Hollande de mener une guerre contre leurs copains terroristes au Mali, qui n’ont pas été qualifiés une seule fois d’islamistes ou de musulmans.  Comme quoi, quand on évite l’amalgame Islam-Terroristes et que l’on applique le principe de précaution, ça paye !

« Pourvu qu’il ne soit pas musulman » priait Obama en apprenant le massacre au marathon de Boston. Pourvu que ce soit un énergumène américain d’extrême droite, blond, buveur de bière et ventru de surcroît  Coup de bol, ce sont des Tchétchènes, des Russes quoi. Aryens, ou presque, intoxiqués par des sites terroristes qui fleurissent sur la toile, à la portée de tout individu dérangé qui veut fabriquer une bombe, ou d’avantage. Il se trouve que les deux frères sont Musulmans; on n'a pas échappé au massacre, mais ouf, on a évité l’amalgame, et  Obama a respecté le principe de précaution.

On pourrait ainsi remonter au 11 Septembre 2001 et citer des dizaines de cas, où des individus, soit dérangés, soit terroristes, soit les deux, ont perpétré des ignominies. Terroristes et dérangés, oui, mais attention, évitez d’employer le mot « islamistes », sinon gare à l’amalgame.

Cette délicatesse qui consiste à ne pas appeler un chat, un chat, et un terroriste qui agit au nom de l’Islam, un islamiste, invite le citoyen lambda, qu’il soit américain ou français, à croire  que « la religion musulmane est à 99% pacifique, citoyenne, responsable et non violente ». C’est inexact, l’Islam est dans son essence impérialiste, donc conquérant, donc violent par nécessité doctrinale, et les menaces ou manifestations de violence qui éclatent de ci de là,  qu’elles soient le fait d’Etats constitués ou d’individus, en témoignent.

J’ai été frappé par une déclaration relevée dans la presse israélienne et américaine par un étudiant allemand, Albrecht Ammon, voisin de Tamerlan Tsarnaev. Ce dernier lui aurait confié que la Bible n’était qu’une pâle copie du Coran, que les Etats-Unis partaient en guerre en se fondant sur la Bible, qu’en fait la Bible n’était une excuse pour envahir d’autres pays. Quoique l’on pense de ce genre d’arguments, une chose est certaine, c’est que les motifs des frères Tsarnaev sont d’ordre religieux . On aurait presque envie de se livrer à un amalgame.

Quant à la Bible, entendez surtout le Tanakh, depuis que le le prophète l’a décrété, les Musulmans le considèrent comme un plagiat pur et simple du Coran. Lisez, pour vous en convaincre, Une lecture juive du Coran de Haï Bar-Zeev aux éditions Berg International. 

Vous avez dit « amalgame », comme c’est amalgame !

jeudi 18 avril 2013

L’aviation de chasse israélienne a acheté assez de kérosène pour effectuer 3000 allers et retour Tel-Aviv Téhéran


Israël aurait acheté aux Etats-Unis pour 2 Milliards de dollars de kérosène pour avions à réaction; soit 3 milliards de  litres. Selon le Gouvernement israélien ce kérosène devrait permettre à l’aviation israélienne de rester opérationnelle (ces informations du Jérusalem Post en date du 18 Avril, repris par d’autres sites, m’ont été communiquées par mon ami le Rabbin de Bois).
Je me suis livré à un calcul rapide pour voir ce que le mot « opérationnel » pouvait signifier.

Sachant qu’un avion de chasse consomme (+ ou -) 300 litres pour 100 kilomètres et que la distance qui sépare Tel-Aviv de Téhéran est de 1600 kilomètres, un avion à réaction israélien pourrait parcourir un milliard de kilomètres. Donc, 100  avions à réaction israéliens pourraient parcourir, aller et retour, 3000 fois la distance qui sépare Tel-Aviv de Téhéran. Il s’agit bien entendu de chiffres qui comportent une marge d’erreur.

Il semble donc que, pour rester opérationnelle, l’aviation de chasse israélienne doit être en mesure de parcourir plusieurs milliers de fois la distance qui sépare Israël de l’Iran. On se demande bien pour quoi faire?

La seule chose qui m’inquiète c’est: où Israël pourrait trouver 2 Milliards de dollars pour financer cet achat de kérosène ? Espérons que les Etats-Unis lui consentiront un crédit à très, très long terme.

mercredi 10 avril 2013

Bernheim, qui a vécu dans le déni, se repent de son péché d’orgueil, confesse ses fautes, et demande l’Indulgence ; c’est juif ça ?


Depuis mon premier article sur l’affaire Bernheim, j’ai été abreuvé de commentaires tels que : « celui qui n’as pas péché lui  jette la première pierre,  qui sommes-nous pour juger, seul Dieu peut juger , ou encore , tout  se passe entre l’homme et son Créateur », comme si D.ieu n'avait pas demandé aux hommes d'instaurer des tribunaux. Aussi, je ne suis pas trop surpris d’entendre Bernheim déclarer à Radio Shalom : "Démissionner serait un acte d'orgueil alors qu'aujourd'hui, je dois faire preuve d'humilité".

L'orgueil, du latin Superbia (source Wikipedia) , est le péché le plus capital des sept péchés capitaux,  lire fondamentaux, à l'origine de tous les autres péchés. Il est bien naturel qu’on le combatte avec vigueur. Ainsi, donner sa démission après avoir fauté est un péché capital car cela prouverait le grand cas que l’on fait de sa personne. Bernheim nous dit vouloir désormais  « être pleinement homme et ne pas se vouloir plus qu'un homme au-dessus des autres», ce qui nous éclaire sur ce qui l’a animé pendant 61 de sa vie et, qui aurait continué à l’animer, si ces affaires n’avaient pas éclaté au grand jour. Pour lutter contre cette tentation de superbe, rien ne vaut que de rester à son poste et de cultiver l’humilité. C’est ce que se propose d’accomplir Bernheim à la tête du rabbinat français consistorial. Il  espère que grâce à cet acte de contrition et l’aveu de ses péchés, il saura trouver le Salut. Noble et superbe tache, digne d’éloges.

Le seul  petit problème est que ce langage est purement chrétien, ce qui en soi est tout à fait louable, s’il  est cohérent avec la foi de celui qui le prononce ; or, il me semble bien que Bernheim est juif, et rabbin de surcroît  Qu’à cela ne tienne, la quasi-totalité des auteurs que Bernheim a plagiés ne sont pas Juifs, ce qui prouve bien le grand cas qu’il fait du Christianisme et de ses penseurs. Il est rassurant de constater que, dans la France laïque et républicaine, qui oublie petit à petit  ses racines, la voix chrétienne passe par… le plus gradé d’entre les Juifs. Le cas est unique où un grand rabbin emploie une sémantique chrétienne  pour emberlificoter les Juifs et trouver grâce auprès de ceux qui ne le sont pas. Ce n’est plus un dialogue judéo-chrétien mais un monologue chrétieno-chrétien que tient le Grand rabbin aux juifs de France. Il faut noter que lors de son intervention, il ne cite pas  un seul texte tanakhique ou talmudique. Il est clair que vis-à-vis des Juifs de France qui n’étudient pas la Torah, le discours de Bernheim portera car il correspond à la culture et au jargon ambiant, et c’est bien triste.

Le volet psychanalytique de l’interview n’est pas moins intéressant. Voilà un homme qui vit dans le déni agrégatif, nous dit-il, depuis 40 ans  et cela aurait pu continuer encore longtemps, un homme qui s’approprie les œuvres intellectuelles des autres, sans sourciller et qui et qui prend conscience de la gravité des faits et de ses actes, quand ils sont révélés  au grand jour. Un homme qui cherche la compréhension et l'indulgence des autres en invoquant un drame personnel qui l’a rendu inapte à passer l’aggrég. Cet homme refuse de démissionner de son poste au Consistoire, croyant sans doute que c’est l’endroit approprié pour régler ses problèmes psychologiques  et expier ses mensonges.  

Quant à son degré de responsabilité vis-à-vis de ses proches et vis-à-vis de la Communauté, il fait un distinguo : à ses proches, il doit demander pardon, vis-à-vis de la communauté, c’est un problème d’image à restaurer et à reconstruire.  Ce qui signifie en clair qu’il n’a pas à demander pardon aux Juifs de France ; c’est un problème de marketing. Les Juifs apprécieront !

Là où Bernheim retrouve son côté juif - plutôt israélien - c’est dans la ‘Houtspa ( culot, sans gène) dont il fait preuve pour enfumer son auditoire et garder son job.  Il est malin le bougre.

Après avoir écouté attentivement  l’interview de Gilles Bernheim sur Radio Chalom, je demande fermement, à titre personnel,  sa démission du  poste qu’il occupe au Consistoire central, et invite ceux qui partagent mon point de vue à en faire de même. 

dimanche 7 avril 2013

Fais ce que le rabbin dit (pas toujours) et ne fais pas (nécessairement) ce que le rabbin fait. Proverbe Yiddish


Mon précédent article a déclenché quelques vives réactions de la part de certaines personnes; d’autres s’étonnent que je ne parle pas de l’"agrégation".  Je précise d’entrée que je ne retire pas un traître mot de ce que j’ai écrit, quant à l’agrég prétendument usurpée, je ne peux me prononcer car Bernheim n’a pas encore réagi à ce sujet. Or, la règle veut que l’on ne porte un jugement sur un juif que, lorsqu’il a avoué ou s’il a été condamné par une instance compétente, ce qui n’est pas le cas dans la seconde affaire. Je précise aussi, pour ceux qui n’auraient pas compris, que mon indignation ne provient en aucune façon de ma propre perception ou appréciation de l’individu ; je la garde pour moi, et elle ne concerne personne. 

D’autres me reprochent de faire le lit de nos ennemis. A ceux là je réponds de se référer, non pas aux articles écrits sur ce sujet, mais à la réaction des lecteurs de ces articles. Cliquez donc sur ces deux liens, et sur d’autres, moins orientés, et vous aurez un léger aperçu des manifestations de haine et de l’amalgame que font certains individus entre le comportement de Bernheim et les Juifs en général.

Je soutiens que les Juifs de France devraient être les premiers à monter au créneau et à condamner ce Monsieur, en insistant fort sur le fait qu’il a cessé de les représenter, sans peur, et sans part pris ; et cela concerne même et surtout les inconditionnels de Bernheim et de son style. La politique de l’autruche et de la ghettoïsation, n’est pas une bonne politique ; elle ne nous a valu que des ennuis dans le passé, et puis, elle ne devrait plus avoir cours depuis que l’Etat d’Israël existe. Nous sommes peut-être  « un peuple sur de lui et dominateur », comme disait De Gaulle, mais pas un peuple de plagiaires et d’usurpateurs.

Quant à ce proverbe Yiddish qui m’est revenu en mémoire, et que j’ai transformé à ma sauce, il suppose, que pour prendre la liberté de ne pas toujours faire ce que le rabbin dit et ne pas prendre pour modèle son rabbin favori, il faut apprendre deux ou trois choses; voire d’avantage, sur la Yiddishkeit, terme employé par nos frères ashkénazes pour désigner the jewish way of life, quelles que soient nos origines et nos traditions respectives.  

jeudi 4 avril 2013

Affaire Bernheim, bien plus grave que les frasques de DSK et les magouilles de Cahuzac réunies


J’ai été atterré d’apprendre l’affaire Bernheim. A mes yeux elle est bien plus grave que les frasques de DSK et les magouilles de Cahuzac réunies et multipliées par 10. En effet, que l’on prenne un "nègre" pour écrire ses mémoires quand on est analphabète, passe encore mais  là, il s’agit de Torah, de pensée juive, de « 40 Méditations juives ». Je cite la description de l’ouvrage par Amazone (parce qu’il faut toujours citer les auteurs n’est-ce pas ?) :

« Très tôt le matin, ou très tard dans la nuit, lorsque ses charges de grand rabbin de France se font moins pressantes, Gilles Bernheim écrit. Ses méditations nocturnes sont généralement issues d’un texte de la tradition hassidique – ce mouvement né en Europe de l’Est au XVIIIe siècle pour revivifier le judaïsme – qu’il commente très librement, sans souci d’érudition ni d’exégèse. Il s’agit là de textes souvent brefs, qui ressemblent à des moments de respiration dans une existence chargée de responsabilités. Moments de respiration qui conduisent le lecteur, comme leur auteur, dans une dimension spirituelle, beaucoup plus que religieuse, dont nos vies sont trop privées »

Comment auraient réagis les rabbis hassidiques si chers au cœur de Bernheim à cette affaire ? Je pense qu’ils auraient porté les accusations suivantes :

- Vol de la pensée et du texte écrits par des tiers, qu’ils soient Juifs ou non-Juifs

- Accusation d’un  mort qui ne peut plus se défendre : « c’est lui qui m’a plagié »

- Appropriation du travail d’un serviteur, en l’occurrence d’un « nègre » - que ce nom est laid – pour en récolter la gloire et le bénéfice.

- Mise dans l’embarras du pauvre étudiant qui a fait le travail à la place du rabbin, en l’accusant, qui plus est, de plagiat.  En hébreu cela se traduit par Léalbin Chemo, faire pâlir sa face

- Mentir, tromper les  lecteurs et l’éditeur, qui pensent de bonne foi qu’il s’agit d’une œuvre originale et personnelle.

- Délit de bêtise ou de fainéantise : ne pas relire le travail du « nègre » avant publication, ou alors, le relire et cautionner les plagiats.

Mais plus grave que tout est ce que l’on pourrait appeler: Hilloul Torah ou Hilloul Hachém, soit profanation de la Torah et du Nom, car en salissant son propre nom, Bernheim salit la fonction de « Grand rabbin » censé représenter et servir d’exemple à tous les Juifs de France, et par voie de conséquence le Judaïsme et la Torah.

Décidément les Juifs n’ont pas besoin des antisémites et des haineux ; ils savent quelquefois faire le travail à leur place