mercredi 29 mai 2013

John Kerry à Israël : cédez au palestiniens un kibboutz pour qu’ils construisent une usine de potasse et un aéroport international.



John Kerry, l’exécuteur des basses œuvres d’Obama au Moyen-Orient - lire plutôt en Israël et dans les territoires, seul endroit du monde où les Etats Unis osent intervenir -  est en veine de générosité envers l’Etat hébreu, à qui il fait la proposition suivante:

- Création d’un aéroport international à côté de Jéricho afin que les Palestiniens ne soient plus dépendants de l’aéroport Ben-Gourion à Lod. En parallèle sera créée, dans l’Etat palestinien à venir, une compagnie d’aviation palestinienne qui assurera des vols en destination des Etats-Unis et de l’Europe. Une surveillance électronique des allées et venues des passagers, illusoire et inefficace, pourra être effectuée par les israéliens. Merci pour eux

- Toute la région de Jéricho sera transformée en un espace industriel et commercial où seront implantées les bases du nouvel Etat palestinien indépendant

- Kerry veut permettre aux Palestiniens de construire une usine de potasse au nord de la Mer Morte. Pour dégager de l’espace, les Israéliens devront abandonner le magnifique kibboutz Kalia (je vous invite à consulter son siteet donc de le transférer tout cru à l’Autorité palestinienne.

- Le retrait d’Israël du nord de la Mer Morte serait le premier abandon de territoires d’Israël au profit des Palestiniens; d’autres suivront évidemment

Ces cessions de territoires accompagnés d’investissements massifs, qui viendront de vos poches, sont destinées à faire baisser le niveau de chômage palestinien qui passerait ainsi de 21% à 8 % en l’espace de trois ans. Ce programme grandiose nécessitera en effet 4 milliards de dollars. Ainsi il a été décidé lors du Forum économique qui s’est tenu à Amman sous les auspices de Tony Blair.

Que recevra Israël en échange de ces cessions d’une partie de son sol ?  Le droit de faire venir Abu Mazen à la table de négociations. Et le plus drôle dans cette histoire est qu’Abu Mazen n’est pas intéressé, préférant dit-il, se concentrer sur des négociations politiques plutôt que des programmes économiques.

Ils sont quand même sympas Obama et Kerry avec Israël !!!

mardi 28 mai 2013

Islamiste jihadiste intégriste fondamentaliste, une redoutable tautologie qui est en train de nous faire perdre notre liberté

En France on aime à se gargariser de mots, dans l’espoir que chaque mot rajouté éclairera le sens du mot précédent, et puis ça fait chic, lettré, bien au fait des choses.

Ainsi le mot « islamiste » ne suffit plus pour désigner un individu qui agresse ou tue au nom de quelque chose auquel il croit, il faut lui adjoindre « jihadiste » ou « fondamentaliste », voire « intégriste » qui est devenu très à la mode.

Le terme « islamisme » est une pure création française, mis à l’honneur par Voltaire au  XVIIIe siècle qui décide de l’utiliser à la place de « mahométisme » pour signifier religion des musulmans, lire l’Islam. Ce terme s’est abâtardi au fil des ans pour désigner la transformation de l’Islam en un projet politique qui impose la charia, unique source de droit, à l'ensemble de la société, qu’elle soit à majorité musulmane ou chrétienne.

Qu’apportent dans ce cas les autres termes cités à « l’islamisme » ?

Le jihadisme. Il convient de rappeler l'Islam compte quatre types de jihad : par le cœur, la langue, la main et l'épée. Et je rajouterais un autre qui me semble avoir été oublié : par la natalité galopante et tout ce que cela implique en termes démographiques et budgétaires.  Ahmed Ben Bella, premier président de l’Algérie indépendante en 1963 ne disait-il pas déjà : « L’Europe sera musulmane, grâce au ventre de nos femmes !».

En Occident on ne crie « au Loup » que lorsqu’un musulman brandit son épée, voire son cutter comme ce fut le cas à la Défense contre un militaire français, sa machette comme l’ont vécu les Londoniens horrifiés et, l’éruption volcanique qui a laissé les Suédois pantois, et on oublie les autres facettes du Jihad. Or, l’obligation dans certaines écoles d’apprendre l’arabe au détriment d’autres langues, la culturation ou plus exactement l’acculturation de la société occidentale par l’adjonction massive de coutumes ou d’accents venus d’ailleurs, la conversion galopante à l’islam, si facile à mettre en œuvre, et tous les rêves d’hégémonie planétaire de l’islam, lire la mise en place de la Charia au lieu et place des démocratie molles, sont occultés, tant par nos élus, les journalistes, que par le citoyen lambda. Qu’apporte dans cette perspective le jihadisme à l’Islamisme ?

L’intégrisme consiste à refuser toute  évolution, voire la plus légère modification d’un point de Droit de la religion au nom du respect de la tradition pure et dure. L’Islam se doit d’être immuable et son application en Occident ne doit tenir compte en aucune façon des règles, lois, coutumes et sensibilités, en place, aussi anciennes soient-elles. Quant au  fondamentalisme, il désigne exactement la même chose, à savoir l'attachement strict aux principes originels d'une doctrine, donc à l’Islam. Qu’apportent donc ces deux termes à l’Islamisme  et pourquoi diantre nos politiques et nos journalistes s’entêtent-ils à affubler un Islamiste, de jihadiste, ou de fondamentaliste, voire d’intégriste, puisque ces quatre termes impliquent la même démarche et visent le même objectif ?

La réponse à cette question nous est fournie en grande partie par un sage chinois qui a vécu au VI e siècle avant notre ère. Confucius nous dit : « Si le prince de Wei vous attendait pour régler avec vous les affaires publiques, à quoi donneriez-vous votre premier soin ?  « A rendre à chaque chose son vrai nom », répondit le Maître. « Vraiment ? répliqua Tzeu lou. Maître, vous vous égarez loin du but. A quoi bon cette rectification des noms ? » Le Maître répondit : « Que tu es rustre ! Un homme honorable se garde de se prononcer sur ce qu’il ignore. Si les noms ne sont pas ajustés, le langage n’est pas adéquat. Si le langage n’est pas adéquat, les choses ne peuvent être menées à bien. Si les choses ne peuvent être menées à bien, les bienséances et l’harmonie ne s’épanouissent guère. Les bienséances et l’harmonie ne s’épanouissant guère, les supplices et les autres châtiments ne sont pas justes. Les supplices et les autres châtiments n’étant plus justes, le peuple ne sait plus sur quel pied danser. Tout ce que l’homme honorable conçoit, il peut l’énoncer, et l’énonçant il peut le faire. L’homme honorable ne laisse rien à la légère. » (Analecte XIII.3).

Au cas où cette citation vous paraitrait trop longue, on pourrait dire pour faire simple :

« Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté »

Il est quand même dommage de devoir recourir à Voltaire, à Confucius et à Ben Bella pour comprendre que le sens des mots est fondamental pour appréhender une réalité, et que le mauvais usage des mots présente un danger mortel pour une société. En effet, qu’est-ce qu’un Islamiste si ce n’est un Musulman qui, attaché à la lettre de sa religion, souhaite tout naturellement que celle-ci  s’applique partout et pour tous. Il en fut ainsi jadis pour le Christianisme conquérant ; aujourd’hui l’Islam a repris le relais avec les mêmes ambitions hégémoniques. Si l’on continue à penser qu’un Islamiste est un Musulman qui a mal tourné, on détourne le sens des mots et, comme nous le rappelle Confucius ; « si le langage n’est pas adéquat, les choses ne peuvent être menées à bien et …   le peuple ne sait plus sur quel pied danser ».

mardi 21 mai 2013

Joseph fils de Jacob, le premier économiste de l'histoire

En ces jours de marasme économique et d'incompétence de nos dirigeants, j'ai jugé utile de vous reproduire deux articles que j'ai rédigés il y a quelques années, sur Joseph fils de Jacob, le plus grand économiste des temps modernes et sur le parallèle que l'on peut établir entre le Joseph biblique et DSK, autre économiste hébreu, qui n'aurait certainement pas permis d’entraîner la France dans la crise qu'elle connait. Malheureusement on a préféré s'occuper de ses fredaines que de son cerveau, Tant pis pour nous!



Joseph , le premier économiste de l'Histoire moderne

Partis de Canaan au nombre de 70, à la suite d'une famine épouvantable , Jacob, ses fils et ses brus, émigrent en Egypte où Joseph, le fils prodigue, fut assez malin pour constituer un stock de vivres suffisant pour permettre aux Egyptiens et aux Cananéens de supporter les années de famine. Amérique En l'an 2238 après la création du monde, soit 3530 années avant ce jour, Joseph fait venir sa petite famille et l'installe confortablement dans la région de Goshen en Egypte.


Jusque là rien que de très banal; le fils qui a émigré en premier dans l' Amérique de l'époque, pense aux siens, se préoccupe de leur bien-être, et les fait venir dans le pays, où il a acquis une bonne situation.
Et c'est effectivement ce qui se produit: une atroce famine sévit dans tout le Proche-Orient mais la famille de Joseph, devenu vice roi d'Egypte, ne manquera de rien.
Le génie de Joseph n'est pas tant d'avoir interprété les rêves de Pharaon mais d'avoir proposé et exécuté une politique économique audacieuse, qui fait de lui le premier grand économiste et Ministre des finances de l'Histoire.
Rappelons les faits: le Pharaon fait un rêve que vous connaissez bien: sept vaches grasses et sept épis de blés en bonne santé sont avalés par leurs parfait contraire; à savoir sept vaches squelettiques et sept épis de blés rachitiques. Rien extraordinaire à ce rêve, si ce n'est qu'il perturbe énormément Pharaon.
La première question qui vient à l'esprit, c'est pourquoi ce rêve le dérange au point de faire venir tous les magiciens et devins du royaume pour l' interpréter ? Parce que Pharaon pressent confusément que ce rêve est capital et possède une portée nationale et non personnelle. Le pharaon est avant tout un Chef d'Etat, investi d’une mission vis-à-vis de son peuple. Ses rêves ne sont pas ceux du fellah du Nil, dont les rêves ne transcendent pas son vécu quotidien, sa personnalité ou sa structure psychologique. Le Pharaon est le responsable final du bien être de ses sujets et de la grandeur de son pays, et c’est pour cela qu’il est hanté, non pas par ses rêves, mais par son impossibilité à les traduire en termes politiques, militaires ou économiques.

Joseph sait qu’un rêve qui se raconte aussi aisément, fait partie de ceux qui interviennent dans la dernière phase du sommeil. Ces rêves ne sont pas pollués par des interférences gastriques qui pourraient provenir du dernier repas ingurgité. Ils ont par conséquent une probabilité de réalisation supérieure aux rêves qui suivent la phase d’ endormissement ou ceux du milieu de la nuit.
M'est avis que le Pharaon a parfaitement compris le sens du rêve et ne demande qu'à être conforté dans ses intuitions. La meilleure preuve est que lorsque les devins lui apportent des interprétations fantaisistes , il les renvoie à leurs études, parce qu'il sait que ces interprétations ne correspondent pas à la réalité. En fait Pharaon ne cherche pas quelqu'un qui vienne lui interpréter ses rêves, mais une personne assez sage et compétente qui lui apporte une solution au problème qu'ils posent. Et c'est là qu' intervient le génie de Joseph. Avec toute la houtspa (culot) de l'israélien qu'il est, il propose, aussitôt avoir constaté que son interprétation avait satisfait le pharaon, de le nommer à la tête des finances publiques "Que le Pharaon choisisse un homme sage et intelligent et qu'il le prépose au pays d'Egypte". Bien évidemment, il pense à lui, et le Pharaon n'est pas dupe, d'autant plus que Joseph expose dans la foulée au Pharaon la politique économique à mettre en oeuvre.
Pharaon a trouvé chez Joseph à la fois un un psychanalyste qui sait donner du sens aux rêves, un homme courageux qui prend le risque de proposer sa propre candidature aux plus hautes fonctions, de manière fort diplomatique, et un économiste génial capable de résoudre le problème de la famine généralisée qui ne manquera pas de s'abattre non seulement sur l'Egypte mais dans toute la région du Proche-Orient. Quant un Chef d'Etat trouve une telle perle rare, il ne la laisse pas passer.
Aussitôt dit, aussitôt fait, le Pharaon nomme Joseph au poste inespéré de Premier ministre et non seulement au Ministère des finances et à l'économie, comme on aurait pu s'y attendre. Joseph sera le "père nourricier" du peuple.
Les sages nous précisent qu'un des éléments qui avaient guidé Joseph dans son interprétation est le fait que le rêve du Pharaon eut lieu à Roch Hachana, (Talmud Roch Hachana 10 b) ; à savoir le jour où le destin des hommes, mais aussi des nations, est fixé par En Haut. Le Pharaon engage donc non seulement sa petite personne mais le destin de l'Egypte toute entière.

Voyons donc la politique que mena Joseph

Il commença par créer un impôt exceptionnel, qui correspond à 1/5 de la production, pendant les 7 années d'abondance. Chaque fellah devait apporter à Pharaon un cinquième de sa récolte. 
En parallèle il abolit provisoirement la liberté de commerce: l'Etat est désormais seul habilité à se porter acquéreur de la production agricole des égyptiens. Par là même il empêche la spéculation sur les denrées alimentaires, qui n'aurait pas manqué de se produire en période d'abondance, et l'inflation en période de disette. Les égyptiens vendent donc toute leur production , soit les 4/5 qui leur restent, après avoir acquitté leurs impôts à l'Etat, à bas prix, puisqu'on est en période d' abondance. L'Etat disposant ainsi de toute la production disponible en Egypte revendra aux égyptiens ce qui leur est nécessaire, en réalisant bien entendu un joli bénéfice au passage. Il est aussi le seul exportateur habilité à vendre aux contrées qui viendront à manquer de farine. 
La production agricole d'une région n'est pas éclatée à travers le royaume, mais reste stockée près des lieux de culture; de sorte que les paysans peuvent voir où va leur blé et ne pourront pas soupçonner des fraudes de la part de l'Etat. cette mesure est particulièrement judicieuse, car elle crée un rapport de confiance entre les Pouvoirs publics et les administrés.
Autre innovation majeure: c'est la conservation de denrées agricoles sur plusieurs années. A l'époque les silos réfrigérés n'existant pas, les Sages nous indiquent comment fit Joseph pour conserver des denrées périssables pendant 7 ans ou plus: en ajoutant aux céréales de la terre tirée des champs où elle a poussé. Les céréales stockées non loin du lieu où elles ont été cultivées ne pourriront  pas.
Le système mis au point par joseph fonctionne pendant les sept années  de surproduction. Arrive comme prévu à la période de disette ; les récoltes sont lamentables. L'Etat possédant tout le stock de blé et d'autres aliments vend des produits alimentaires aux habitants moyennant monnaies sonnantes et trébuchantes; mais l'argent vient à manquer, alors les égyptiens vendent leur bétail à l'Etat pour recevoir en échange de la nourriture. Bien sûr, le bétail vient aussi à manquer. il ne leur reste à vendre que leurs terres et leurs personnes physiques. Affamés ils sont obligés de vendre leurs terres à la Couronne. La terre d'Egypte n'appartient plus aux habitants qui la cultivent mais à pharaon. Mais, ayant vendu leurs terres et n'ayant plus à vendre que leur personne, Joseph refuse de les considérer comme de serfs ou des esclaves. Il leur donne des semences et demande en échange que l’impôt convenu, du cinquième de leur production, soit remis au Pharaon. Les égyptiens continueront à être des paysans libres, ayant droit à 4/5 de leur production. A signaler que tout au long des siècles et ce, jusqu'à une période récente, les paysans étaient assimilés à des esclaves;le roi ou le Sineur local i prélevait bien plus que la moitié de leur récolte.

Que peut-on retenir de la politique de Joseph en Egypte, qui soit pertinent de nos jours, compte tenu des perspectives sombres de l'économie mondiale ?


Une première leçon que nous donne Joseph est l'anticipation en matière économique. Il sait que c'est en période de prospérité qu'il y a lieu de prévoir les mesures à prendre lorsque la récession économique inéluctable arrivera. La croissance n'est pas éternelle et elle porte en elle les germes de la récession . En fait Joseph a intégré le caractère inéluctable des cycles économiques théorisés quelques milliers d'années après lui par les économistes du XIX e siècle: Expansion, Crise, dépression, reprise inévitable, plus ou moins rapide selon les décisions prise par le pouvoir.

Les Gouvernants des Nations ou des grandes Organisations Internationales ont tendance à raisonner à court terme et sont pris de court par des phénomènes qu'ils auraient pu anticiper. Ainsi l'enchérissement des matières premières, et plus spécifiquement des produits agricoles, blé, maïs, riz... était inscrit comme le nez au milieu de la figure de par l'émergence de nouveaux pays consommateurs, des primes accordées aux agriculteurs pour transformer leur champs de maïs à l'usage des hommes en agrocarburant, du non soutien à l'agriculture dans les pays africains

Le renchérissement du blé donne naissance, en Egypte précisément, à une spéculation effrénée, parce que les boulangers détournent le blé subventionné à l'usage du peuple pour le revendre au marché noir, à tous ceux qui ont le moyen d'acheter le pain 10 fois plus cher. Il est intéressant par ailleurs de constater que les habitudes alimentaires n'ont pas changé en Egypte depuis le temps de Joseph: les égyptiens sont depuis les temps bibliques les plus gros consommateurs de la planète de pain. Ce n'est en effet pas un "hasard"  si dans le rêve de Pharaon il est question d'épis de blés, gras puis maigres, et qu'aujourd'hui, les égyptiens descendent dans la rue pour réclamer du pain, et que Moubarak ne trouve rien de mieux à faire que d'envoyer la troupe pour calmer les émeutes.
Si Joseph n'avait pas anticipé la disette, avant même la phase de croissance , et constitué des stocks, les égyptiens de l'époque, auraient renversé le pouvoir pharaonique, qui n'était pas en mesure de les nourrir. Et l'histoire de l'Humanité aurait été décrite autrement.
Une autre leçon donnée par Joseph c'est l'établissement de la confiance entre gouvernants et gouvernés. En faisant acheter par l'Etat tout le stock de blé des paysans égyptiens, il prend soin de l'entreposer près des lieux où il a été cultivé. Il aurait aussi pu bâtir quelques silos gigantesques et y stocker les grains. C'eut été sans doute moins cher. Au lieu de cela il ne fait pas voyager les matières premières agricoles, mais prend soin de les entreposer là où les cultivateurs pourront les voir. Le blé n'appartient plus au fellah, mais il sait qu'il est là, visible, et que le Pharaon ne l'a pas utilisé pour s'enrichir personnellement. Que l'Etat ne se livre pas à des spéculations insensées ou exporte vers des pays lointains où on perd sa trace.
La proximité entre le travailleur et les Pouvoirs publics serait aussi un bon exemple à méditer à l'ère de la mondialisation, de la spéculation et de la primauté de la finance la production. Si Joseph avait fait voyager les matières premières, à l'insu de la population, comme il en avait le droit, les fellah égyptiens seraient descendus dans la rue pour s'enquérir de la destination de leur blé. Et le Gouverneur local n'aurait pas pu ou su que leur répondre. Si de nos jours, il y avait une plus grande transparence entre le produit fini, sa provenance et sa destination, les consommateurs, les ouvriers et les paysans seraient certainement moins angoissés.
Joseph nous donne une leçon de démocratie directe où les citoyens et les travailleurs ne sont pas mis au rencart et sont honnêtement informés sur les agissements des pouvoirs publics.

L'Egypte de l'époque peut être considérée comme le réservoir à blé du monde connu. De sa prospérité dépendait la survie de tous les peuples environnants. Le système mis en place par Joseph a valeur d'un modèle macro économique, applicable de nos jours. Il pourrait faire penser à une soviétisation des l'économie, mais ce n'est pas le cas, car les paysans conservent l'essentiel du produit de leur labeur, même s'ils ne peuvent disposer à leur gré de la terre. Par ailleurs la privatisation du sol a été passagère, n'intervenant qu'en période de crise majeure.

Le système mis en place par Joseph a permis d'éviter la spéculation sauvage, l'inflation galopante, la mondialisation incompréhensible et inhumaine et surtout ....la faim, qui est la plus grande menace qui guette aujourd'hui plus d'un milliard
 d'individus.

Et le plus étonnant de l'histoire, c'est qu'à la mort de Joseph, se leva un Pharaon qui n'a jamais entendu parler de lui, et de son génie. Mais ça c'est une autre histoire, qui nous parle de l'amnésie des puissnts de ce monde lorsqu’il s'agit de reconnaître l'apport des juifs à l'Humanité.

11 Mai 2008



Je me suis déjà livré à un parallèle entre Dominique Strauss-Khan et Joseph fils de Jacob ; vous savez celui là même qui a été vendu à une caravane d’Ismaélites, parce que, adulé par son père et éminemment talentueux, il était jalousé au-delà de toute mesure par ses frangins à qui il faisait de l’ombre.Les deux débarquent au pay
s de cocagne de leur époque, l’Egypte pour Joseph et les Etats-Unis d’Amérique pour Dominique.  Tous deux se distinguent par leurs talents d’économistes. Leur boulot consiste à prêter de l’argent aux  incapables qui n’ont pas su gérer leurs biens et leur existence. Les débiteurs souvent en peine de rembourser leurs dettes, vont jusqu’à hypothéquer leurs biens et leurs terres, quand ce n’est pas leurs personnes. Les deux argentiers dirigent un fonds monétaire  aux capitaux considérables ; d’un côté l’Egypte qui a su capitaliser lors des sept années de vaches grasses, s’appropriant toutes les richesses  du Moyen-Orient d’alors, de l’autre côté l’Occident financièrement éclairé.

Il va sans dire que tous deux sont des IVRIM, des Hébreux, et ne s’en cachent guère. Ivri Anokhi répond Joseph lorsque l’on interroge sur ses origines. On se prendra à ma judéité a affirmé Strauss Khan.
Des personnages aussi puissants sont, par définition, jalousés voir haïs ; il en va ainsi en tous lieux et à toutes les époques.
Il est écrit dans la Torah que Joseph, non content d’être un surdoué était également fort beau; il plaisait aux femmes, quoi ! Avant d’atteindre la gloire à la cour de Pharaon,  il occupait les fonctions de surintendant de la maisonnée d’un dénommé Potiphar, qui lui confia à gérer, les yeux fermés, toutes ses richesses. Parmi ces richesses il y avait également sa femme qui en pinçait fort pour Joseph. Un beau jour Madame Potiphar, n’y tenant plus, tenta de violer Joseph qui ne se laissa pas faire ; expliquant à sa maîtresse qu’il ne pouvait se permettre de commettre un adultère avec la femme de son patron, car il trahirait ainsi la confiance que ce dernier avait placée en lui. Sous entendu- il s’agit de ma propre interprétation – s’il l’avait rencontrée dans une boite de nuit, par exemple, il n’aurait pas dit non à une partie de jambes en l’air. Quoiqu’il en soit, la mère Potiphar agresse Joseph qui s’enfuit, lui abandonnant son manteau. Munie de la pièce à conviction, la dame alerte le ban et l’arrière ban, accusant Joseph d’avoir voulu la violer. La police pharaonienne, le FBI arrête Joseph et, bien entendu, le fourre en prison. Et une erreur judiciaire, une !
Trois mille cinq cent ans plus tard, une aventure similaire – je n’ai pas dit identique – se produit pour un autre économiste Ivri-Hébreu. Comme Joseph, son ancêtre, il a perdu sa robe … de chambre. Il est donc nu, donc vulnérable, donc présumé coupable de tentative de viol sur Ophelia du Bronx. Ophelia – c’est son nom de code – est crue sur parole. Pour la police américaine, les média, les charognards de la classe politique française qui se frottent les mains, le violeur, le coupable, le scélérat  est nécessairement le mâle dominant, d’autant plus qu’il s’agit précisément de l’homme à abattre, tant au FMI qu’en France.
On sait peu sur Ophelia si ce n’est qu’elle est originaire de l’Afrique de l’ouest et qu’elle mesure plus d’un mètre quatre vingt, qu’elle  parlerait français et serait une musulmane pratiquante, portant le voile. Quant à son potentiel de séduction, les avis divergent: selon un voiturier du Sofitel , elle serait dotée de gros seins et de belles fesses »,  selon les avocats de DSK,  elle serait « très peu séduisante ». Qui faut-il croire ? La question est d’importance, car, chacun le sait, le destin du monde (et cette fois le destin de DSK et aussi celui de la France) a reposé en son temps sur le nez de Cléopatre; droit ou aquilin, belle ou vilaine?
Il est peu probable que Dominique ait atteint le degré de Tsaddik que les commentateurs attribuent à Joseph, qui avait  la réputation de savoir contrôler ses pulsions. Peut être, mais question intelligence et ambition,  Dominique n’a rien à envier à Joseph. De là à ruiner ses chances de devenir Président de la République française et risquer 70 ans de prison pour une galipette vite fait au Sofitel de New-York, je n’y crois pas un instant. il s’agit donc d’une machination et bien entendu d’une injustice comme dans le cas de Joseph Hatsadik.
En attendant, les vrais perdants sont les citoyens français, qui manifestement ne méritent pas un Président de son envergure. Il a été décidé quelque part Là Haut que la médiocrité serait leur lot, qu’elle soit de droite ou de gauche. Il a été aussi décidé, et je m’en réjouis quelque part, comme je l’ai indiqué dans mon article, qu’un Juif ne sera pas, cette fois du moins, Président de la République française. Tout a un sens!
23 mai 2011