vendredi 26 juillet 2013

Election au Grand Rabbinat d’Israël : le Sionisme religieux a perdu une bataille face aux Harédim. Il lui faut affûter les armes.

Il faut replacer l’enjeu  des élections aux Grand Rabbinat d’Israël dans son véritable contexte : une lutte sans merci entre les Ultra-Orthodoxes représentés par le Chass et la mouvance lituanienne  d’une part, et les  Sionistes religieux dont le Chef de file est Habaït Hayéhoudi, dirigé par le Ministre des cultes Naphtali Bennet, d’autre part. Les premiers privilégient l’application stricto sensu de la Loi Juive (Halakha) qui doit continuer à être interprétée comme dans le passé, dans toute sa rigueur. Les seconds, sans contester la Halakha, ont une démarche quasi messianique, considérant que le peuple juif revenu sur sa terre, est la preuve indiscutable que le processus de Délivrance a commencé et que les enjeux dépassent clairement l’application de la Halakha. 
  
Ces deux approches, l’une de nature religieuse, l’autre, politique, illustre bien l’abime qui sépare ces deux composantes du Peuple juif. A noter que si d’avantage de non-religieux (Hilonim) avaient été représentés dans le corps électoral habilité à élire le grand rabbin - ce qui n’aurait été que justice - les Harédim auraient perdu haut la main.  Il est clair en effet que les Hilonim (non religieux) se sentent bien plus proches des Sionistes religieux  et, que l’élection du Grand rabbin de l’Etat d’Israël les concerne bien d’avantage (car elle régule leur vie) que les Juifs Orthodoxes, qui ont tous déjà leur rabbin attitré et se moquent comme de l’an 40 de l’institution même du Grand Rabbinat.   

Depuis Rav Kook, fondateur de l’Institution du Grand rabbinat et  Premier Grand Rabbin ashkénaze en Terre d’Israël à l’époque du mandat britannique, aucun  Grand Rabbin de l’Etat d’Israël n’a placé la vision sioniste en tête et au cœur de sa mission et n’a œuvré autant que lui à rapprocher ceux qui croient au Ciel et ceux qui n’y croient pas ; ou plutôt ceux qui disent ne pas y croire, car pour le Rav, les fondateurs non pratiquants du Yishouv étaient une composante essentielle, sans laquelle l’État d’Israël ne pourrait voir le jour et qui, par conséquent,  participaient à l’œuvre divine du Retour des Exilés.

L’objectif de cette élection consistait donc à se placer ou à ne pas se placer dans la mouvance sioniste et fraternelle inspirée par le Rav Kook. Ce but n’a pas été atteint. Dommage, next time !!

A titre personnel je fonde néanmoins des espoirs dans le Rav David Lau qui me parait moins inféodé que son collègue sépharade tant à la mouvance ultra-orthodoxe qu’à son géniteur (bien que j’ai la plus grande estime pour Rav Israël Meir Lau) et qui a œuvré efficacement dans la ville de Modiin au rapprochement entre les religieux et ceux qui le sont moins.

Je crois sincèrement qu’il est largement temps de supprimer le Grand rabbinat bicéphale, ashkénaze et sépharade ? D’abord parce que la population israélienne s’est largement « métissée » au fil des ans, et ensuite, parce qu’un seul et unique représentant du Grand Rabbinat d’Israël aurait autrement plus de gueule, et de poids, tant en Israël qu’à l’Etranger. Je pense aussi qu’il faut revoir de fond en comble le collège électoral qui nomme le grand rabbin.

Les Sionistes religieux qui s’inspirent plus ou moins directement de la pensée de Rav Kook ont perdu, faute d’expérience du pouvoir et du poids des Lobbying, cette bataille ; l’objectif n’est pas Has Vehalila qu’ils gagent la guerre, comme on dit dans les proverbes imbéciles, car il ne doit plus y avoir de « Guerre des Juifs » comme l’a écrit Flavius Joseph, mais qu’ils s’unissent et s’organisent intelligemment pour remporter le prochain round qui aura lieu , en  principe dans dix ans, sachant que l’issue du combat final n’est pas in fine dans la main des hommes.

dimanche 21 juillet 2013

Merci - mitigé - à Rav Ovadia Yosef qui tente de corriger la comparaison ignoble entre les Sionistes religieux et Amalék

Dans son intervention hebdomadaire de la sortie du Shabath, le Rav Ovadia Yosef tente de réparer les dommages causés par l’intervention de Rav Shalom Cohen qui, rappelons le, a comparé les porteurs de kippot Serougot (sionistes religieux qui portent des kippot tricotées) à Amalék. Rav Ovadia Yosef a déclaré aimer les sionistes religieux et rappelé qu’il avait l’habitude de donner des cours dans les Yéshivot Hésder, où l’on buvait ses paroles. 
Le Rav Ovadia Yosef a néanmoins précisé que les propos de rav Cohen ne s’adressaient qu’aux politiciens qui s’associaient aux ennemis de la Torah.  Je sais gré à Rav Ovadia Yosef de ses efforts mais je proteste avec vigueur, comme le fait le Rav Drukman, que l’on ose comparer à Amalék les Ministres et Havrei Knesset (parlementaires) du HaBaït Hayéhoudi qui se donnent sans compter pour le Klal Israël. Aucun Juif, quelles que soient ses opinions, ne peut être comparé à l’archétype ignoble de Amalék. 

samedi 20 juillet 2013

Les ultra-orthodoxes de la mouvance lituanienne (Yatéd Nééman) avalisent le boycott européen sur les Territoires

L’Europe exclut de faire bénéficier de ses largesses  les territoires occupés par Israël en 1967  et demande à l’Etat juif,  s’il veut signer des accords avec l’Union européenne ou avec l’un de ses États membres, de reconnaître par écrit que ces "colonies", lire : la Cisjordanie, Jérusalem-Est, et le plateau du Golan,  ne font pas partie d’Israël.

Qui s’en réjouirait - en Israël, j’entends - car partout ailleurs, et ce, jusqu’à Trappes, cette interférence dans les frontières de l’Etat juif, fait le bonheur général.

La réponse est : les lecteurs du quotidien israélien Yated Nééman, journal harédi (ultra-orthodoxe) affilié à la mouvance des Yéshivot lithuaniennes. Ce journal nous dit en substance : L’Europe se comporte vis-à-vis d’Israël de la même façon que le Gouvernement israélien se conduit vis-à-vis de citoyens israéliens qui ne partagent pas sa vision du monde ; lire les Harédim, qu’elle prive de ce qui leur revient de droit.  Il est normal,  logique et quelque part prévisible que les contribuables européens refusent de financer les Universités situées au-delà de la Ligne verte quand Israël refuse de continuer à financer les Yéshivot.

Il est écrit ; «du bonheur de tes ennemis, ne te réjouis pas», à fortiori de tes ennemis-coreligionnaires-citoyens israéliens, comme toi. Il est écrit par ailleurs (je ne sais trop où)  qu’il est interdit de se livrer à des spéculations sur les intentions d’En-Haut or, cet article de Yated Nééman, bien qu’il s’en défende, ne fait pas autre chose. Vous avez voulu, Netanyahou, Lapid , Bennet et consorts, tourmenter les ultra religieux en Israël, vous avez reçu la punition que vous méritez de la part des Européens. Œil pour œil, etc …

Cette prise de position est non seulement blasphématoire et anticivique mais en plus, elle est idiote, car, privé de l’aide financière européenne pour les sociétés et institutions situées au-delà de la ligne Verte, le Trésor israélien sera dans l’obligation de ponctionner quelque part pour combler le vide. De là à ce que cela retombe sur les lecteurs de ce quotidien …

Je n’attends plus rien des Européens en général et de la France en particulier, mais j’aurais aimé que la communauté orthodoxe de la mouvance lituanienne qui vit en Israël et manage les meilleures Yéshivot du monde, s’abstienne au moins de se livrer à ces parallèles imbéciles et avalise la position amlécite européenne.


jeudi 18 juillet 2013

Une bouteille de vin Hitler italien pour trinquer à la santé du Führer


Un viticulteur italien Alessandro Lunardelli lance en 2003 une série de vins rouges « historiques » avec, au choix, des photos de Hitler, Himmler et autres dignitaires nazis. Quand on lui demande de retirer ces immondices des rayons, il répond que ça se vend super bien, surtout à des touristes. Il affirme en vendre 30.000 bouteilles/an

Pour commander quelques cartons, rendez vous sur son site : 

lundi 15 juillet 2013

Je ne savais pas qu’il fallait m'exterminer comme Amalék et m'envoyer en enfer parce que je porte une kippa tricotée

Je m’appelle "Levy" - vous savez, comme "Cohen" - ce qui ne laisse aucune part d'ambiguïté quant à ma Confession, et je porte une kippa Srouga, autrement dit une calotte tricotée. 

Mon choix de porter une Kippa Srouga n’est pas dû à des considérations esthétiques: joliment colorée, faite main... mais à des considérations idéologiques. En effet, pour ceux qui ne le sauraient pas, le choix de porter telle ou telle kippa est hautement symbolique car elle vous situe immédiatement dans un groupe social qui partage - plus ou moins - les mêmes convictions. En gros les K.S ou Kippot Srougot s’identifient au courant des Sionistes religieux, dont le fer de lance aux dernières élections a été le parti créé par Naphtali Bennet, Ha Baït Hayéhoudi, pour lequel j’ai évidemment voté. Jusque là je portais - pas en permanence, je l’avoue - cette Kippa sans honte et sans reproche jusqu’à ….. ce matin où j’ai pris connaissance  d’une discours (en hébreu, une Drasha) prononcé par un rabbin fort érudit : le Rav Shalom Cohen, Rosh Yéshiva de la prestigieuse Institution sépharade Porat Yosef et membre du prestigieux Conseil des Sages qui entoure le Rav Ovasia Yosef.

Pour vous commenter sa drasha il faut revenir aux fondamentaux, autrement dit au passage de la Torah sur laquelle s’appuie le Rav. Il s’agit d’un passage du Livre de l’Exode, Chemot 17 : 16, qui traite d’Amalék ; vous savez cet irréductible ennemi d’Israël qui apparaît à chaque génération et qu’il faut combattre sans relâche jusqu’à ce que son souvenir même s’efface de la mémoire collective. Il y est écrit « la main sur le trône de l’Eternel, guerre à Amalék par Hashém de génération en génération ». Jusque là il n’y a pas de scoop jusqu’à ce que le Rav Shalom Cohen nous éclaire sur les initiales du mot trône, soit KéS en hébreu : K.S . Vous avez saisi: K.S comme Kippot Srougot. Et rav Cohen de rapporter  les paroles des sages qui disent "que le trône de l’Eternel n’est pas entier tant qu’il y a encore Amalék ; or KéS c’est la Kippa Srouga. Donc, tant qu’il y a Kippa Srouga, le trône n’est pas entier puisque il s'agit d'Amalék. Quant le trône sera-t-il entier ? Quand il n’y aura plus de Kippa Srouga » et il termine par : « c’est des Juifs ça ? » Conséquence logique : les porteurs de calottes tricotées sont assimilés à Amalék et il y a donc lieu de s’en débarrasser. Par conséquent, je représente un obstacle à la complétude du trône divin, puisque je porte une Kippa Srouga. CQFD

Vous me direz ce n’est pas grave, Rav Cohen a dit ça juste avant les élections au poste de Grand Rabbin d’Israël et puis, il est revenu sur ses dires qui ne d’adresseraient qu’aux dirigeants du Baït Hayéhoudi, lire Naphtali Bennet et ses compères ; ce qui n’a pas été au goût de ces derniers. Naphtali a même jugé bon de préciser que les garçons qui portent les calottes tricotés sont ceux-là mêmes qui défendent le pays - le Rav Shalom Cohen compris - au risque de leur vie.

Pour ma part, bien que je ne sois ni Rav, ni Rosh Yéshiva, ni érudit, j’aurais une autre interprétation du passage biblique en question, beaucoup plus simple : celui qui porte la main sur le Trône divin, autrement dit Amalék, aura droit à la guerre. Or, Trône = KéS = Kippot Srougot = les soldats de Tsahal qui portent des calottes tricotées = ceux qui portent la guerre à Amalék.

 Faites votre choix !!

Quant à la volte face du rav Cohen, elle n’est pas acceptable, car j’ai vu sa figure pendant qu’il prononçait cette Drasha et le fin sourire qu’il a esquissé en livrant ce scoop. Précisons que le rav Ovadia Yosef était assis à sa gauche.

J’en tire quatre conclusions 

Un : Triturer la Torah dans tous les sens pour démontrer tout et surtout n’importe quoi, est-ce là le Kavod (respect) que l’on doit à la Torah ?

Deux : on dit que Derekh Eretz, le savoir vivre et le savoir être avec ses semblables, a précédé la Torah. Traiter tout un pan de la société israélienne d’Amalék, soit la plus grande injure que l’on puisse faire à un Juif, peut-il être considéré comme du Derekh Eretz ? N'est-ce pas plutôt un manque de sensibilité élementaire ?

Trois : Il est indispensable d’apprendre l’hébreu, tant courant que toraïque, pour ne pas se faire balader par des soi-disant rabbins qui vous snobent en jouant sur les mots et les interprétations.

Quatre : portez une Kippa tricotée et ne votez pas pour Chass mais pour Habaït Hayéhoudi


Dernière minute : nouvelle drasha du Rav Shalom Cohen qui m’annonce que si on ne parvient pas à m’exterminer comme Amalék, alors mon lot sera de brûler en enfer – le Géhenne plus précisément -  comme tous ceux qui ont voté pour Habaït Hayéhoudi. Ignoble !!!! 

mercredi 10 juillet 2013

Les Arabes israéliens chrétiens veulent servir dans Tsahal et créent leur parti politique


Les événements en Syrie et surtout en Egypte ont ceci de bon qu’ils permettent enfin aux Chrétiens israéliens de s’exprimer librement.

Basara Shlayan, un capitaine de vaisseau israélien de Nazareth est en train de former un Parti politique qui s’intitulera (nom provisoire) Bnei Brith Ha’hadasha, les Fils de l’Alliance nouvelle, Parti chrétien israélien. Le nouveau Parti, à l’inverse des Partis musulmans israéliens, insiste sur sa fidélité à l’Etat hébreu, ne voit aucun problème à ce qu’Israël soit la « maison des Juifs » et insiste pour que les jeunes chrétiens servent dans Tsahal. Basara Shlayan a d'ailleurs œuvré pour que  le bureau du recrutement militaire comporte désormais un arabe chrétien.

Initiative à suivre de près, en espérant très fort que les Fils de la Nouvelle Alliance ne se fassent pas phagocyter par les Arabes israéliens musulmans.

lundi 8 juillet 2013

Obama, cheval de Troie de la Confrérie musulmane à Washington

Albert Soued, dont je reçois régulièrement les billets, est encore plus virulent que moi envers Obama. Je le cite:

"Les grands perdants de ces événements  ce sont les Etats-Unis menés par leur président Obama et sa clique affiliée à la Confrérie, dont l'ambassadrice Patterson. Il suffit de lire les  slogans sur la place al Tahrir pour le comprendre, Obama et les Etats-Unis sont partout vilipendés. 

Le président américain Barack Obama est imbu des idées révolutionnaires de Saul Alinski et il est devenu le cheval de Troie de la Confrérie à Washington, comme il est devenu l'allié objectif de la shiah iranienne qui préconise le nettoyage messianique de la planète...avant l'arrivée du Mahdi-Messie. Son administration a trouvé une porte de sortie honorable, le désengagement progressif du Moyen Orient. Son chef du Département d'Etat, John Kerry se promenait sur son yacht pendant les émeutes du Caire."


samedi 6 juillet 2013

Si des millions d’Egyptiens meurent de faim après l’incurie des Frères, le responsable est tout trouvé : c’est Obama

Voici trois articles que j’ai rédigés début 2011 lors de ce qu’il est convenu d’appeler "le Printemps arabe". Ils mettent tous trois l’accent sur le rôle funeste joué par l’Administration Obama dans la révolution égyptienne : l’assistance fournie par les services américains dans la chute de Moubarak, pourtant leur meilleur allié, et l’aide, tant morale que matérielle apportée aux Frères Musulmans. Cela est d’autant plus visible qu'aujourd’hui, Obama, l’allié des islamistes, ne sait plus qui soutenir et qui blamer.  Si des millions d’Egyptiens meurent de faim après l’incurie des Frères, le responsable est tout trouvé : c’est Obama


Hillary Clinton s’est-elle aussi convertie à l’Islam ?  
31 Janvier  2011

Hillary Clinton appelle à un passage ordonné du pouvoir en Egypte; lire: « Moubarak, tu libères ton fauteuil sans faire d’histoires et tu l’époussettes bien gentiment avant de le passer à ton successeur. Cela s’appelle mettre six pieds sous terre quelqu’un qui respire encore. Cela s’appelle aussi:
- Paver la route aux Frères Musulmans en Egypte
- Mettre à la poubelle plus de trente ans de collaboration entre le régime de Moubarak et l’Amérique
- N’avoir aucun sens ni aucune mémoire de l’histoire et recommencer en 2011 la même tragédie de 1977, où Carter a condamné à mort le Shah d’Iran et reçu à sa place les Mollahs enturbannés
- Faire deux poids deux mesures: surtout ne pas intervenir quand des manifestations éclatent en Iran contre le régime d’Ahmadinejad et des Ayatollahs, mais crier au loup en Tunisie et en Egypte,
- Applaudir des deux mains quand le Hezbollah s’empare du Liban avec des méthodes de gangster
- Ne surtout pas intervenir quand Assad a envoyé ses soldats en Irak pour dézinguer des soldats américains
- Remettre les clés d’ l’Irak aux mains de l’Iran, pour lequel on a toutes les indulgences
- De l’aveuglement politique, un parti-pris déclaré envers l’Islam fondamentaliste et surtout, une stupidité sans nom
- Méconnaître le fonctionnement du Pouvoir dans les pays arabes, où, dès que l’on détecte un état de faiblesse du pouvoir en place, on sort dans la rue, pour le renverser et mettre un autre à la place.
Aussi, je me pose sérieusement la question: Hillary Clinton s’est elle convertie à l’Islam comme son saint patron, qui n’avait pas à le faire puisqu’il l’était déjà.

La véritable tragédie de ce début de XXI e siècle est bien l’élection de Baraq Hussein Obama à la présidence des Etats-Unis qui a pavé la route au fondamentalisme musulman, permis à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, abandonné l’Irak et l’Afghanistan au triste sort qui les attend, et perdu la confiance des régimes arabes « raisonnables » pour ne pas dire « modérés » qui devront se jeter dans les bras de n’importe qui. Les soubresauts de mauvaise humeur qui en résultent, ne sont que la conséquence de cette tragédie planétaire.


Obama, dégage, dégage !!   
 3 février 2011

Bien que cette expression soit éminemment vulgaire, je ne peux l’éviter, car elle est entrée dans les livres d’Histoire, étant le principal slogan scandé par les Tunisiens à l’adresse de Ben Ali. Qui plus est, elle a bien fonctionné, la preuve, il a dégagé!
Aussi je la reprends à mon compte, parce que mon exaspération a rompu toutes les digues avec la dernière injonction d’Obama aux Egyptiens; à savoir intégrer les Frères Musulmans dans la formation du nouveau gouvernement à venir, quand les militaires, toujours à la demande d’Obama, auront renversé, voir pendu à un arbre Moubarak. . En anglais on dit Muslim Brotherhood, la « fraternité musulmane », ce qui est bien plus fort et plus explicite, parce qu’elle intègre tous les Musulmans, d’où qu’ils viennent; des Etats-Unis notamment -
Rappelons au passage que les Frères Musulmans sont les patrons du Hamas à Gaza et qu’ils ne reconnaissent évidemment pas l’Etat d’Israël qu’ils souhaitent voir disparaître, fissa.

Le porte-parole de cette nouvelle ingérence inadmissible des Etats-Unis dans la vie des Egyptiens est un négociateur de la bande à Hillary Clinton au State Department, nommé Robert Maley.
Rappelons rapidement que le sieur Maley est un grand copain du Hamas, avec qui il discute le bout de gras depuis bien avant 2008, et, autre titre de gloire: il est largement impliqué dans la création de J Street. Je vous conseille de regarder de plus près sa biographie qui ne laisse place à aucun doute sur le genre de bonhomme qui gravite dans l’entourage d’Obama et de Clinton.
Maintenant qu’Obama a expliqué aux militaires comment et quand se débarrasser de Moubarak, qu’il a précisé le mode de composition du nouveau gouvernement, il ne lui reste plus qu’à choisir le nouveau Raïs d’Egypte.

Quel est l’intérêt de l’Amérique d’avoir désormais affaire aux Frères Musulmans en Egypte, et ailleurs? Réponse: absolument aucun, bien au contraire. Quel est donc l’intérêt d’Obama de pousser à l’intégration des Frères Musulmans, qui, à court ou à moyen terme, prendront le pouvoir en Egypte? Réponse: certainement pas l’intérêt de l’Amérique, et d’Israël, encore moins! Dernière question: pour qui roule Obama? Réponse, qui tombe sous le sens: pour la Muslim Brotherhood, la grande Fraternité musulmane, qui ne connaît pas les frontières.

Vous pourriez m’objecter que l’Administration d’Obama demande au préalable à la confrérie des Frères Musulmans de rejeter la violence et de respecter les règles démocratiques. « Mais bien sûr Frère Obama » lui répondront ont-ils, « comptes la dessus et bois ton Pepsi ». Même le très naïf Obama ne peut croire qu’une organisation clandestine, puissante et possédant une charte en béton, va changer sa vision et son fonctionnement pour lui faire plaisir.
Baraq Hussein Obama - j’islamise à dessein son prénom, parce que c’est comme ça qu’il faut l’écrire - a commencé son mandat par le fameux discours du Caire (auquel, Moubarak n’a pas assisté; se doutait-il déjà de quelque chose) , il s’approche de la réélection présidentielle en Amérique en appelant à la Fraternité musulmane.
Les Américains sont-ils aveugles à ce point ?

N’est-il pas temps pour eux de se rassembler sur les places de Washington et d’ailleurs, en scandant: « Obama dégage ! dégage ! »


Obama, le pyromane irresponsable: « Prenons l’exemple sur l’Egypte » et… qu’un sang impur abreuve nos sillons 
16 février 2011

La joie de voir dégager Moubarak n’a eu d’égal que l’élection d’Obama à la présidence
J’avais l’intention d’écrire un article sur le grand vainqueur de l’agitation égyptienne; à savoir L’Iran – ne vous en déplaise, je n’arrive toujours pas à écrire « révolution ». Trois raisons à cela:
La première, c’est qu’en l’absence d’un pouvoir fort en Egypte, plus personne, et certainement pas Israël, n’osera désormais attaquer militairement l’Iran.
La seconde, c’est que l’Iran a gagné et continue à gagner du temps, puisque personne ne s’occupe de lui, pour peaufiner sa bombinette et ses lanceurs.
La troisième raison c’est que les amis inconditionnels des Etats-Unis savent aujourd’hui avec certitude qu’Obama lâche, sans sourciller, ses alliés. Le Roi d’Arabie saoudite a tellement engueulé Obama au téléphone qu’il a failli attraper une attaque cardiaque. Il a d’ailleurs fait savoir à Obama, que, ne pouvant compter sur les Etats-Unis pour soutenir ses alliés, il n’a d’autre solution que de renforcer ses liens avec l’Iran.

Mais en fait la question que je me pose est: pourquoi tant allégresse à voir « dégager » Moubarak? Je ne parle pas tant de la joie des égyptiens; du moins de ceux qui ont pris du bon temps sur la place Tahir, desservie par la station de métro Sadate, qui doit se retourner dans sa tombe, mais de l’allégresse qui a saisi l’Occident.
Après tout, Moubarak n’était ni le pire, ni le plus dangereux des tyrans; le monde musulman en compte une brochette de plus vicieux, concupiscents et impitoyables. Donc, cela ne tient pas vraiment au bonhomme. Cela est peut être lié au pays qui enflamme l’imaginaire collectif: Pharaons, pyramides, croisières sur le Nil. Au fait qu’il s’agisse du pays le plus peuplé du Moyen-Orient. Mais les les véritables raisons me semblent être ailleurs

L’une d’entre elles réside dans la satisfaction des Occidentaux de voir les Arabes se métamorphoser sous leurs yeux, se civiliser en quelque sorte, car il s’agit d’une bien jolie révolution, sans excès dans aucun des camps, faisant appel à la technologie moderne ( Facebook, Google et consorts), sans barbus menaçants aux discours hystériques. Des citoyens aspirant à plus de liberté, comme vous et moi, avec quelques porte-paroles issus de la haute bourgeoisie cairote, parlant anglais comme à Oxford et de belles jeunes filles en jeans moulants. Rassurant pour l’Occidental lambda, qui découvre que l’on peut être musulman autrement. Enthousiasmant, car « porteurs d’espérances démocratiques », pour les gauchistes et tiers-mondistes de tous poils, à commencer par le plus prestigieux d’entre eux ; vous l’avez deviné: Baraq Hussein.
Le plus ahurissant dans cette histoire c’est de constater que même les Républicains américains tissent des lauriers au démocrate Obama. John A. Boehner président de la Chambre des Représentants, déclare que l’Administration Obama a excellé dans sa gestion de l ‘affaire égyptienne. Il se déclare optimiste quant à l’orientation démocratique du futur régime égyptien, et ce, « malgré l’absence de Démocraties dans le monde arabe ». C’est pas parce qu’il n’y en a jamais eu qu’il ne devrait pas y en avoir! Il n’y a donc plus rien à espérer de l’Amérique ?

Je ne peux m’empêcher de tisser un parallèle entre la joie qu’a entraîné la mise à la porte de Moubarak et l’enthousiasme qu’a suscité l’élection d’Obama .
Un beau jeune homme, bronzé, comme dit Berlusconi, venant de nulle part et surtout d’ailleurs, l’emporte sur un McCain décati. Le Tiers-monde photogénique conquiert le pouvoir dans la plus grande Démocratie de la planète. Qui est-il au juste, que va t-il faire ? tout le monde s’en fout et surtout ne veut pas le savoir. Le bonheur à l’état pur.
Moubarak, vieux lion au bout du rouleau, n’a plus la force de défendre son territoire. Tant mieux, il est tellement plus facile de tirer sur une ambulance. Obama tient une magnifique occasion, d’illustrer sur le terrain son discours du Caire, à la gloire du monde arabe. L’Amérique tient l’armée égyptienne par les tombereaux de dollars qu’elle lui alloue; non pour faire la guerre mais pour s’engraisser. La CIA manipule adroitement et discrètement les manifestants égyptiens. Quant aux Frères Musulmans, consigne leur est donnée de se montrer discrets ; patience, votre heure viendra.
Obama sonne l’hallali; l’Union Européenne lui emboîte le pas, quoique plus mollement. Fin du premier acte.
La caution obamienne au renversement de Moubarak est une raison supplémentaire pour détester le vieux dictateur; à condition bien entendu d’être un obamaniaque inconditionnel.

Il est consternant de constater que le must du politiquement correct en Occident consiste à applaudir des deux mains à la chute d’un homme d’Etat qui a assuré pendant plus de trente ans de paix et de stabilité économique dans la région. Pas une seule voix ne s’élève, ne serait-ce que pour peser les avantages /inconvénients de la nouvelle donne au Moyen-Orient après le départ de Moubarak.

La seule voix raisonnable vient de de Russie où le ministre des affaires étrangères Serguei Lavrov répond à Obama le pyromane: « Nous sommes convaincus que les appels à la révolution sont contre-productifs  Nous en avons connu plus d’une en Russie et nous pensons qu’il ne faut pas imposer des révolutions aux autres. Nous ne pensons pas qu’il faille serrer les vis et prendre parti ».


Mais Obama, le pyromane inconscient, n’écoute rien ni personne: « Prenons l’exemple sur l’Egypte » claironne t-il aux Musulmans, ses frères. Renversez le pouvoir en place, révoltez-vous, du passé faites table rase, j’en ai rien à faire des conséquences, l’économie mondiale peut s’effondrer, les champs de pétrole brûleront, des guerres éclateront, les Islamistes fondamentalistes prendront le pouvoir. Qu’importe. L’essentiel , comme on dit chez nous, c’est qu’un sang impur abreuve nos sillons.

mercredi 3 juillet 2013

Une année d’Islam à hautes doses a suffi aux Egyptiens pour comprendre

Après 80 ans dans l’ombre à comploter contre le pouvoir en place, les Frères Musulmans qui ont su surfer sur la vague révolutionnaire bobo du Printemps arabe, ont finalement accédé aux plus hautes fonctions de l’appareil de l’Etat et placé leurs hommes de liges dans les provinces.
Un an a suffi pour montrer leur incompétence dans la gestion de l’Etat à tous les niveaux et, pour que l’Islam, à hautes doses, insupporte et inquiète le peuple égyptien. La nouvelle constitution, à voter, qui devait subordonner les principes du droit à la charia islamique, version sunnite, avec l’aval des dignitaires de l’université islamique d’Al Azahr  a mis le feu aux poudres.

A ce stade on est en droit de s’interroger sur la pertinence de l’islam à former des individus en mesure de gouverner, et plus globalement sur le rôle que doit jouer la religion mahométane dans la vie des hommes, y compris dans un pays où qui compte 90 % de musulmans.

Si l’Islam fut et continue à être un outil de conquête, une religion de guerre, il n’est manifestement pas adapté à proposer un modèle viable en temps de paix. Heinrich Himmler, le Reichführer SS l’avait parfaitement compris : « Je n’ai rien contre l’Islam, parce que cette religion se charge elle-même d’instruire les hommes, en leur promettant le ciel s’ils combattent avec courage et se font tuer sur le champ de bataille: bref, c’est une religion très pratique et séduisante pour un soldat. » Et  Hermann von Keyserling un aristocrate opposé au fascisme de déclarer : « Je fus impressionné par la parenté du national-socialisme avec l’islam et cette impression n’a fait que se préciser et s’affermir depuis. »

Les observateurs qui se focalisent sur Morsi négligent la face cachée de l’iceberg qui maintient à flots les Frères Musulmans et consorts ; à savoir le modèle islamique en tant qu’outil politique. C’est celui-ci qui est rejeté par les Egyptiens qui refusent que leur vie soit régie par la charia.   Les Egyptiens ont vécu sous des dictatures diverses mais jamais sous l’emprise islamique, et peu importe les agents qui s’en réclament. Si un an d’Islam à hautes doses a permis aux Egyptiens pour comprendre qu’ils n’en voulaient pas d’avantage, ce qui se passe aujourd’hui en Egypte devrait ouvrir les yeux de l’Occident en général et du sieur Obama en particulier qui, dans son lâchage de Moubarak et par son soutien aux Frères, est le principal responsable de la situation actuelle.

Winston Churchill disait : « L’influence de cette religion paralyse le développement social de ses fidèles (.) Il n’existe pas de plus puissante force rétrograde dans le monde.(.)Si la Chrétienté n’était protégée par les bras puissants de la Science, la civilisation de l’Europe moderne pourrait tomber, comme tomba celle de la Rome antique. »  Fermez le ban !!!