vendredi 24 janvier 2014

Pour progresser rapidement en hébreu ( lu et parlé) : Coach d'hébreu/ Madrikh Léivrit

Ça y est, vous êtes en Israël mais vous vous sentez déconnecté de la réalité israélienne. Parce que vous ne maîtrisez pas suffisamment l’hébreu pour communiquer avec les israéliens non francophones, parce que vous ne comprenez pas les infos en Ivrit à la télé, à la radio, et que les journaux israéliens ou les sites en hébreu, pour vous, c’est du chinois. Et pourtant vous avez fréquenté assidûment l’Oulpan, mais ça ne suffit pas.


Moi aussi je suis revenu en Israël après une longue, trop longue, étape en Galout et j’ai senti le désarroi et la résignation de nombreux francophones, qui, malgré tous leurs efforts et/ou une fréquentation de l’Oulpan, patinent en hébreu et ont le sentiment - souvent justifié - de ne pas progresser.

A la lumière de mon expérience de « prof d’hébreu » et d’Interprète assermenté d’hébreu auprès de la Cour d’Appel, je me suis rendu compte d’un certain nombre de défaillances dans l’apprentissage classique de l’hébreu ; alors j’ai imaginé, pratiqué en France, et pratique aujourd’hui en Israël avec des élèves francophones, une autre méthode qui s’apparente d’avantage à du Coaching appliqué à la pratique de la langue hébraïque, qu’à de l’enseignement classique. Je l’ai appelé Madrikh Léivrit. Cette méthode part d’un certain nombre de constats:

- Chacun d’entre nous a un dérékh (route) diffèrent, qui tient compte de son propre parcours à travers la langue hébraïque : prières dans un siddour (livre de prières), étude de la Torah, apprentissage de l’hébreu dans la rue, Oulpan, déchiffrage de documents administratifs. Chacun d’entre vous a donc un acquis en hébreu, composé d’un certain vocabulaire. La difficulté consiste à associer les mots que l’on connait à des mots que l’on découvre et qu’on croit ne pas connaitre. Or, le retour à la racine permet, avec un peu d’imagination et de logique, de faire le lien entre le connu et l’inconnu. Ainsi le mot madrikh est de la même racine que le mot dérékh (route), dérékh hanahal (le long de la rivière), badérékh (en route pour), kédarko (selon son habitude), darka chél Torah (la voie de la Torah), dérékh éréts (la voie de la terre = politesse, conduite irréprochable), tfilat hadérékh (prière voyage),darkon (passeport), et enfin madrikh Léivrit, celui montre le chemin à travers le labyrinthe. Il suffit donc de connaître un ou deux mots d’une racine pour deviner, avec un peu d’effort et de logique, le sens des autres mots qui dérivent de la même racine. L’hébreu est une langue logique ; il suffit de se mettre à la place des inventeurs de l’hébreu moderne, qui devaient trouver des mots ou des expressions modernes à partir de l’hébreu biblique.

- L’apprentissage classique de l’hébreu se fait en général dans des textes (dits simples) totalement ou partiellement voyellisés, où le professeur enseigne le sens de tous les mots. D’après mon expérience, le dérekh à l’hébreu passe par les textes non voyellisés que l’on trouve sur les sites Internet ou dans les journaux en hébreu. En effet, les voyelles figent le sens du mot. L’intérêt n’est pas de connaitre la signification du mot « darkon » mais de savoir qu’il vient de la racine D R KH, qui renvoie sur des dizaines d’autres mots. Internet et les journaux reflètent la vie en Israël, celle qui précisément échappe aux Francophones. Certains textes comme le Newsletter d’Israël Hayom sont parfaitement abordables et, les personnes qui travaillent avec moi sur ces textes - réputés difficiles, sinon inabordables - progressent avec moi beaucoup plus rapidement à travers la langue hébraïque que par les méthodes traditionnelles.

- Un autre obstacle consiste à vouloir connaître tous les mots d’une phrase pour chercher à comprendre le sens de la phrase, et à se décourager si l’on n’arrive pas à déchiffrer un ou deux mots de la phrase. Or, il suffit de connaître quelques mots seulement d’une phrase pour en découvrir le sens général. Votre objectif n’est pas d’exceller en hébreu et d’apprendre des mots qui ne sont pas d’une grande utilité, mais de déchiffrer le sens général d’une phrase, écrite ou parlée.

Des recherches personnelles m’ont permis de constater que, souvent, les mots en hébreu ont donné naissance à des mots proches dans d’autres langues (en général dans les langues anglo-saxonnes), ou bien, sont issus de mots grecs, latins, arabes, turcs. … Quelques exemples :

additionner _ od (encore) , agréger _ agar, aide _ yad (main), air _ avir, albinos _ lavan (blanc), also, all _ kol (tout), Ausculter _ ozén(oreille), auxilliaire _ ozér (aide), aware _ ér (éveillé), ash _ éch (feu), aura _ or (lumière),  adonis _ adon (monsieur), ancient _ yachan (vieux), ass _ aton (âne),  balbutier _ balbél, believe _ ba lév (dans le coeur), butcher _ bassar (viande), call _ kol (voix), cold _ kar,  collectif _ kol (tout), comme _ kmo,  damner _ dan (juger), démos_ adama (terre),  diluer_ dalal ....

Il convient donc de s’interroger si tel mot en hébreu auquel on est familiarisé n’existe pas, sous une forme légèrement différente, dans d’autres langues. Ainsi le Maror de Pessa’h provient de Mar qui signifie tout bonnement « amer ».

Enfin, pour les personnes qui ont une bonne connaissance de l’hébreu biblique et/ou du Siddour et qui ont des difficultés de passer du Lashon hakodesh aux textes dits « ‘Hol », une légère adaptation de la méthode permet de franchir le pas en démontrant la proximité entre l’hébreu tanakhique et l’hébreu moderne.

La méthode consiste à faire progresser les élèves dans la lecture et l'hébreu parlé. Les séances durent 2 heures (intensives), voire d'avantage, et réunissent entre 4 et 8 personnes. 

Si vous souhaitez en savoir d’avantage sur ma méthode, mes disponibilités et les conditions de mon intervention, faites le moi savoir.

dimanche 19 janvier 2014

Pourquoi le dialogue Israélo-Palestinien buttera toujours sur la reconnaissance d’Israël comme foyer du peuple juif ?

La reconnaissance par les palestiniens en particulier, et les Musulmans en général que la terre sur laquelle s’est installé le peuple juif appartient, à ce dernier, de droit ou de fait, est la pierre d’achoppement sur laquelle butera tout accord. Cette reconnaissance n’est pas à l’usage des Israéliens qui n’ont que faire que qui que ce soit leur reconnaisse le droit de vivre sur leur terre, qu’elle ait été ou non promise à leurs ancêtres; ils y sont et cela leur suffit. Cette reconnaissance est uniquement à l’usage des Musulmans qui, s’ils y adhèrent, reconnaissent de facto que les Palestiniens n’ont plus le droit d’y retourner. Or la terre d’Israël pour tout musulman est sainte dans le sens de Waqf (propriété inaliénable). Cela signifie qu’aucun individu ou entité soi-disant représentative: Abu Mazen, Autorité Palestinienne, Etat quelconque, n’a autorité pour priver un Musulman lambda de son droit au Retour ; de la même manière qu’un père ne peut priver ses enfants de ce qui leur reviendra dans le futur. Il s’agit d’un droit privé qui ne peut être remis en question par qui que ce soit.  Une reconnaissance éventuelle - et fort improbable - par les Palestiniens de cette génération du droit des Israéliens d’habiter sur cette terre, n’engage en aucune façon les générations à venir qui considéreront jusqu’à la fin des temps que leur droit au Retour est un droit inaliénable.

De quelle terre s’agit-il ? Mais de toute la terre d’Israël, bien sûr. Si les naïfs pensent que des concessions territoriales majeures, ou même un Etat palestinien, étanchera la soif des Palestiniens, ils se trompent lourdement. Une caricature parue dans le journal Maariv montre Abu Mazen et John Kerry. Ce dernier demande à  Abu Mazen : « donne-moi au moins quelque chose » et ce dernier de répondre : « je n’ai aucune exigence sur le sud Tel-Aviv ! «. De ce fait tout document qui sera signé par Abu Mazen n’a même pas la valeur du papier sur lequel il est signé.

Je me suis rendu la semaine dernière dans la plaine du Jourdain, au nord-est de Jéricho. Vous savez la bande de terre longeant le fleuve Jourdain (Biq’at Hayarden)) que John Kerry veut interdire aux patrouilles Israéliennes, estimant dans sa grande sagesse, qu’une panoplie hyper sophistiquée de moyens de détection est suffisante. Ce qui est stupide, car, comme l’a rappelé Bogy Ayalon, le Ministre de la Défense israélien, si Tsahal n’a pas les moyens de poursuivre physiquement les terroristes en tous genre qui s’y infiltreront immanquablement à partir de la Jordanie, alors toute la technologie du monde ne sert à rien.

Le long du Jourdain, les Israéliens ont développé une agriculture remarquable : Israël est notamment le premier producteur et exportateur au monde de dattes ; plus de la moitié de la production du pays provient de la vallée du Jourdain et, comble de l’ironie, les dattiers ont été importés d’Irak.

Le long du Jourdain, on découvre aussi un monument impressionnant en forme de canon et une stèle sur laquelle figurent 400 plaques ; celles de tous les soldats qui sont tombés pour défendre précisément cette bande de terre.

Si La bande du Jourdain était privée de ses habitants juifs et devenait inaccessible pour Tsahal, ce serait d’abord une injustice insupportable à l’égard de tous les agriculteurs juifs qui se sont tant échinés pour faire reverdir cette terre désertique, une mise au chômage des ouvriers arabes qui sont contents d’avoir un gagne-pain, et une menace considérable pour tout Israël ; la Biq’a se transformant immédiatement en Hamastan, Al Qaïdastan…

Une certaine normalisation des relations entre Palestiniens et Israéliens ne passe pas par la création d’un Etat palestinien, qui ne contentera jamais  ceux qui considèrent que leur droit de Retour s’applique à tout le territoire de l’Etat hébreu, il passe, n’en déplaise aux bien-pensants et aux boycotteurs ignorants de la réalité au Proche-Orient, par des solutions économiques ponctuelles qui sont dans l’intérêt des deux parties.  Ainsi, malgré les menaces de boycott, des entrepreneurs israéliens décident de construire leurs usines au-delà de la ligne verte, parce qu’ils y disposent d’une main d’œuvre qu’ils ne trouvent pas en deçà de la ligne verte.

Cela ne résoudra pas l’antagonisme fondamental entre deux peuples qui considèrent que la même terre leur revient de droit mais permettra aux Arabes de vivre plus décemment. C'est déjà ça!

mardi 14 janvier 2014

Dieudonné, l’arbrisseau qui cache la forêt Obama







Obama a interdit à ses collaborateurs, à commencer par le Vice-Président Biden venu assister aux obsèques d’Ariel Sharon de divulguer à Israël le moindre détail sur les points de convergences entre les Etats-Unis et l’Iran. Une chose semble néanmoins se dessiner c’est la liberté d’action qu’accorde Obama aux Iraniens dans leurs manœuvres offensives en Irak, Syrie et Liban ; lire contre IsraëlAlors franchement, le petit cactus antisémite Dieudonné qui ne pique que si on veut se laisser piquer, arrive tout de même à faire oublier les véritables menaces qui pèsent sur Israël en provenance d’un autre Africain, méga Amalék, celui-la, (ennemi juré et intemporel d'Israël)  fraîchement rasé mais autrement plus redoutable.

mercredi 8 janvier 2014

En Israël les clandestins protestent en toute sécurité, en Arabie saoudite on fait la chasse aux immigrés africains à coups de matraque



Les Africains en provenance du Soudan et d’Érythrée qui sont rentrés clandestinement en Israël pour chercher du travail défilent devant les Ambassades occidentales à Tel-Aviv pour protester contre la politique israélienne d’immigration. Sachant qu’ils n’ont été conviés par personne, on ne voit pas trop en foi de quoi ils réclament un statut d’immigrés.

Des Saoudiens peu scrupuleux ont fait venir des millions de pauvres hères de la Corne de l’Afrique, en leur promettant monts et merveilles, leur réclamant au passage jusqu’à 8000 Euros par tête de pipe pour avoir le droit de travailler en Arabie Saoudite. Aujourd’hui on les traque et on les expulse à coup de matraques. Les chiffres de morts et de blessés sont confidentiels.

Pourquoi aucun parallèle n’est fait par les média sur la façon dont sont traités ces Africains, par Ies israéliens d’une part, et par les Saoudiens de l’autre. J’aurais été curieux de savoir comment aurait réagi la police et l’armée en Arabie saoudite si ces Africains avaient défilé devant le palais royal.

Si Dieudonné n’existait pas, il faudrait l’inventer

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’il porte ce nom qui apparemment lui a été donné par dieu, lui-même. Si l’on comptabilise le nombre d’articles qui lui sont consacrés, par les Juifs et les Autres, on pourrait en déduire qu’il est devenu le nécessaire fédérateur, le ciment sur lequel les Juifs bâtissent leur unité. Exit Dieudonné, exit le commun dénominateur à travers lequel les Juifs s’identifient. « Si le juif n’existait pas, l’antisémite l’inventerait » nous dit Sartre. Autrement dit, le Juif n’existe que si l’antisémite recueille l’audience maximale auprès des média. Donc, merci Dieudonné.
Nourrir sa judaïté en rentrant dans sa culture, dans sa langue, dans les textes fondateurs, permet à la fois de grandir, de prendre part au destin du peuple juif, d’apporter sa pierre de touche, même modeste, à l’Etat hébreu, d’expliquer aux Autres ce que les Juifs sont à même d’apporter au pays qui les accueille, et de superbement ignorer les Dieudonné et autres arrogants enturbannés. Ainsi on pourrait répondre à Sartre : « le Juif n’a nul besoin de l’antisémite pour exister et peser sur le monde ».
Il faut occulter le flagellateur qui ne vous flagelle que si vous le voulez bien. Ainsi, si personne n’accordait d’importance à Dieudonné, il n’existerait pas

jeudi 2 janvier 2014

Le frère de Barak Obama, Mark Ndesandjo Obama se déclare fier d’être juif. Quelle famille !

A l’occasion de la sortie d’un livre biographique « de Naïrobi à Shenzhen »,  le demi-frère du Président Baraq Hussein Obama, parle de leur père commun, alcoolique et violent, et de sa mère Ruth Nidesand  juive américaine et troisième épouse répertoriée de Baraq Obama Senior. Ndesandjo  habite depuis 2002 en Chine, est né au Kenya et a étudié aux Etats-Unis. Il est diplômé en Physique de l’Université de Sandford et en Business Administration d’Emory, et travaille dans le domaine de la communication et de la stratégie. Il est qui plus est musicien.  Aux  dires de Mark Ndesandjo, sa mère, Ruth Nidsand habite toujours au Kenya et travaille comme jardinière d’enfants.

En 2011 sa mère l’envoie en Israël à la recherche de ses racines juives. Il y rencontre en grande discrétion  le Rav Metzger, à l’époque Grand rabbin de l’Etat d’Israël. Pas grand-chose ne filtre de cette rencontre si ce n’est que Ndesandjo demande au Rav une Brakha pour sa mère et lui-même et que le Rav lui demande d’user de son influence sur son demi-frère pour libérer Pollard.

Dans une interview qui paraîtra demain sur Maariv, Ndesandjo déclare sa fierté d’être juif. «  Je ne suis pas juif uniquement parce que j’ai une mère juive mais parce que j’éprouve une grande fierté  de faire partie du peuple juif. J’éprouve une grande appartenance à à la tradition, à la culture et à la philosophie juive »

 Pour ce qui est de ses rapports avec son président de frère, Ndesandjo se livre à une remarque pertinente : "je me souviens de l’impression que j’ai éprouvée lors de notre première rencontre : Barak a pensé que j’étais trop Blanc  et moi j’ai pensé qu’il était trop Noir . Il était un citoyen américain en quête de ses origines africaines et moi j’étais un citoyen kenyan qui cherchait à retrouver mes racines blanches (lire sans doute Juives)… mon impression est que voilà un américain qui tentait de devenir un garçon kényan authentique. C’est une chose que j’ai fuie toute ma vie".

En voilà deux parcours étranges: deux frères kényans qui n’ont pratiquement pas connu leur père, dont l’un revendique sa négritude africaine et, est imprégné par la tradition paternelle, gauchiste et pro-musulmane, et l’autre qui part à la recherche de sa judaïté transmise par sa mère. L’un fête le Séder à la Maison Blanche, parce que ça passe bien auprès des média et que, sommes toutes, Pessa’h symbolise la sortie de l’esclavage, donc, pourquoi pas celui des Noirs, et l’autre, part en Israël demander une bénédiction à celui que sa mère considère être le plus juif des juifs ; en l’occurrence le Grand rabbin de l’Etat d’Israël.


Si Mark Ndesandjo Obama, apparemment pas moins talentueux, charismatique et beau gosse que son frère, s’était présenté à la place de Barak Hussein à la Présidence des Etats-Unis, la face du monde et les soucis qu’endure Israël de la part du très pro-arabe président des Etats-Unis, n’auront-ils pas été changés ?