dimanche 29 mars 2015

En quoi le Pharaon de Moïse ressemble à l’Obama de Netanyahou ? Et bon Pessa'h

Le cours de Rav Ouri  Cherki sur les Dix plaies d’Egypte, que je vous recommande, commence ainsi : "le personnage le plus important dans la sortie d’Egypte est …. Pharaon. Comment le sait-on parce que c’est le personnage le plus souvent cité dans le texte, avec Moïse, bien sûr".

On a souvent tendance à présenter le Pharaon contemporain à Moïse comme un personnage cruel, maniaque, qui prend plaisir à tourmenter les Bnei Israël, or mettons-nous deux secondes à sa place. L’économie égyptienne repose sur le système esclavagiste. Pas d’esclaves pas de production, pas de pyramides, et plus globalement, pas d’industrie du bâtiment. Ce phénomène n’est pas réservé à l’antiquité ; dans le monde moderne, à commencer par Israël, l’industrie du bâtiment ne repose jamais sur les travailleurs locaux mais sur de la main d’œuvre étrangère, bon marché, trop contente de gagner quelques shekels dans une branche d’activité qui répugne aux "natives". Si Pharaon accepte de libérer ses esclaves, toute l’économie égyptienne s’écroule. Aussi la demande de Moïse et d’Aharon de libérer les Hébreux de l’esclavage est à priori irrecevable.  Or, que constate-t-on lorsque Moïse et son frère demandent la libération et le départ des Hébreux d’Egypte ? En toute logique le Pharaon devrait les exécuter séance tenante ou les hospitalier dans un hôpital psychiatrique. Au lieu de cela il les écoute poliment ; la seule chose qui lui importe c’est d’apprendre d’avantage sur ce fameux dieu que les Hébreux disent vouloir servir dans le désert.  

Les choses se compliquent à partir du moment où les plaies commencent à s’abattre sur l’Egypte. Le Pharaon devrait alors comprendre que le dieu de Moïse est autrement plus puissant que les magiciens d'Egypte et qu’il y va de son intérêt de se débarrasser de ce peuple d’esclaves qui menacent l’intégrité et la survie de son pays. Or voici qu’intervient une décision divine qui consiste à "endurcir le cœur de Pharaon".  Le Pharaon, selon certains commentateurs, perd son libre arbitre, d’autres prétendent  que dieu lui donne la force de supporter les épreuves. J’en vois quant à moi une autre explication : Hashém enlève à Pharaon la faculté de raisonner sainement, en pesant avec intelligence et logique  le pour et le contre d’une décision politique  majeure : garder sous sa coupe ces esclaves ou les laisser partir, quitte après tout à en trouver d’autres. Tout souverain raisonnable qui  constate qu’il n’est pas en mesure de faire face à un ennemi plus puissant que lui comprend que l’heure est venue de plier. Il n’en est pas de même de Pharaon qui, tel Don Quichotte, pense pouvoir vaincre les moulins à vents ; un vent de sottise et de folie envahissant sa faculté de jugement.

Certains d’entre nous ne comprennent pas pourquoi Dieu a eu besoin de recourir à dix plaies alors qu’en une seule punition majeure il pourrait aisément convaincre Pharaon d’acquiescer à la demande de Moïse de laisser partir son peuple. La réponse est que la progression des plaies est destinée à convaincre les Hébreux, mais aussi Pharaon, les Égyptiens et  toutes les Nations environnantes  de la toute-puissance de Hashém.  Une seule punition aurait pu faire penser à un cataclysme naturel, genre tsunami, et non à la main divine.

Nous connaissons la suite de l’histoire : la première plaie consistera à transformer les eaux du Nil en sang, la seconde se manifestera par une prolifération de grenouilles qui rendirent impropres toutes les nourritures et cassèrent la tête des Égyptiens par les décibels de leurs croassements, jusqu’à la dixième plaie, mort des premiers nés d’Egypte, hommes et bétail.  La raison revint à Pharaon lorsqu’il vit mourir son premier né, et il laissa les Hébreux quitter son pays.

Il existe un Pharaon des temps modernes en la personne du dirigeant qui gouverne la plus grande puissance du monde, comme le fut indiscutablement l’Egypte aux temps anciens.  A ce Pharaon quasiment tout puissant, en mesure de tracer une nouvelle carte invraisemblable sur la planète terre, se présente le représentant actuel des Hébreux qui lui dit, non pas « let my people go » mais « let my people live ».

Ce Pharaon, à l’instar de celui qui sévit au temps de Moïse "ne connut pas Joseph" (Exode I:8) ; autrement dit ne reconnait pas la contribution de Joseph et de ses descendants à la prospérité de son pays, à l’équilibre que représente l’Etat hébreu au Proche-Orient,  à la Démocratie israélienne, ne reconnait pas les alliances signées par ses prédécesseurs avec les pays qui ont joué la carte de l’Amérique, ne sait pas distinguer entre les Etats traditionnellement amis et ses ennemis,  il a l’esprit passablement embrumé, il déteste les Juifs, et il est mû par la fascination pour l’Islam, la pierre noire de la Mecque qu’il divinise, comme Pharaon l’était par la divinisation du Nil.

Ce Pharaon des temps modernes est autrement plus dangereux pour les Hébreux que ne l’était le Pharaon de Moïse qui, de l’avis de certains spécialistes, était également noir. Ce dernier avait au moins une bonne raison, d’ordre économique, de garder les Juifs en esclavage, le Pharaon Obama œuvre par Iran interposé et par les pseudos Palestiniens pour gommer l’Etat d’ Israël de la carte. 

Il est clair qu’il n’atteindra pas son but car le Gardien d’Israël veille. La grande question est de savoir quelles plaies s’abattront sur lui et sur ses alliés, à l’instar des dix plaies qui se sont abattues sur l’Egypte pharaonique. N’étant ni prophète, ni fils de prophète je ne peux répondre à cette question mais je distingue néanmoins quelques signes avant-coureurs.  

Le "Printemps arabe" promis aux espoirs les plus fous, qui d’ailleurs, a commencé en Décembre 2010  et non au printemps, a accouché d’un monstre assoiffé de sang ou plutôt d’une ribambelle de monstres qui se dévorent les uns les autres. Il n’y a pas que le Nil qui se soit transformé en sang, il y a aussi le Tigre, l’Euphrate, plus quelques fleuves secondaires. La première plaie d’Egypte s’est donc déjà reproduite.  La seconde plaie qui est celle des grenouilles pourrait par voie métaphorique s’appliquer aux Français, grands mangeurs de grenouilles, qui se sont vus envahir par une grenouille si grosse qu’elle risque de les avaler tous. Dans le Talmud Sanhédrin (67b) il est d’ailleurs  rapporté qu’en fait il n’y avait qu’une seule énorme grenouille qui, par ses appels en fit venir de multiples autres. Ce grenouillage me fait penser à la colonisation de l’Europe par nos cousins du sud et du même coup à la troisième plaie d’Egypte qui n’est autre que la vermine.  No comment !


Quant à l’Iran, un phénomène climatique étrange est en train de détruire le pays. Ecoutons Nazar Sarani, dont le village était autrefois une île au cœur d'une biosphère exceptionnelle aujourd'hui asséchée dans le sud-est de l'Iran : "Nous n'avons plus d'eau et la poussière est partout, la sécheresse dure depuis sept ans, avant, il y avait des lacs, des barques et on pêchait, aujourd'hui, nous avons des tempêtes de sable et nous vivons dans la poussière". 
L’Iran se désertifie à cause d’une  absence de pluies qui dure depuis 14 ans et suite aux décisions imbéciles prises par l’administration  des Ayatollahs. Étrange, non? D’ailleurs Le Parisien, fort peu biblique, d’où est extrait ce passage intitule son article: « Iran: la sécheresse, nouvelle plaie du pays"

jeudi 26 mars 2015

Pendant que l’Arabie saoudite, les Emirats et l’Egypte combattent l’Iran au Yemen, Obama soutient les Iraniens dans leur offensive contre Tikrit en Irak.

Les Etats-Unis d’obama, et non de l’Amérique, deviennent de fait les ennemis de tous les pays arabes  qui s’opposent à  l’hégémonie iranienne en Irak, Syrie, Liban et désormais, Yémen.

La coordination entre les forces américaines qui bombardent Tikrit et les forces Irako/iraniennes qui combattent à Tikrit est indiscutable. Par ailleurs les Américains permettent aux Houtis chiites et pro-iraniens  de s’emparer du Yémen ; donc du détroit de Babel Mandeb qui servira un de ces jours  à l’Iran à bloquer à sa guise le passage entre la Mer Rouge et le canal de Suez.

A bas Obama, ami et allié de l’Iran, qui se dote grâce à lui de l’arme nucléaire et des moyens de l’envoyer ou bon lui semblera. A bas Obama, ennemi des pays arabes qui combattent l’Iran hégemonique. A bas Obama l’amalécite qui veut asphyxier et détruire Israël par Iran interposé.

Il faut empêcher cet homme de nuire pendant qu’il le peut encore. Un bon Impeachment à ce Président qui déteste l’Amérique au point de s’allier avec ses ennemis et combattre ses amis !

jeudi 12 mars 2015

Le Rav Ovadia Yosef observe du ciel le peuple juif. Pas très casher tout ça !!

Cette campagne électorale a connu quelques dérapages mais le pire est cette affiche géante du Chass, reproduite à travers tout le pays, qui montre feu Rav Ovadia Yosef (zal) qui regarde du ciel, accoudé à la rambarde d'un balcon, le peuple juif, en train de voter sans doute. 

A ce que je sache, la Torah est claire: Celui qui nous regarde d'en haut et à qui nous devons rendre des comptes n'est que le Saint-béni-soit-il et rien que Lui. Cette annonce est un Hilloul Hashém, une profanation du nom de Dieu. 

"Le père regarde d'en haut" traduction littérale du slogan, n'a même pas fait sursauter les propres enfants de feu Ovadia Yosef, dont le Grand rabbin sépharade de l'Etat d'Israël.   Il ne faut pas s'étonner que les intellectuels de Gauche s'en donnent à cour joie. 

Au moins vous savez pour qui il ne faut surtout pas voter !




dimanche 8 mars 2015

La confrontation Obama Netanyahou au Congrès. Pour la première fois depuis 3600 ans, Israël affronte frontalement l’Occident/Esaü

"Puisse-t-il t'enrichir, le Seigneur, de la rosée des cieux et des sucs de la terre, d'une abondance de moissons et de vendanges! Que des peuples t'obéissent! Que des nations tombent à tes pieds! Sois le chef de tes frères et que les fils de ta mère se prosternent devant toi! Malédiction à qui te maudira et qui te bénira soit béni!" (Genèse 27:27). Si l’on considère l’Histoire du monde, cette bénédiction prononcée par Isaak à l’un de ses deux fils  semble être adressée à Esaü, dit Edom, qui, de l’avis unanime représente l’Occident chrétien, puis l’Occident tout court, dont le siège, le centre de puissance et de commandement, s’est transporté progressivement de Rome à Berlin puis  à Washington.  Depuis la conquête romaine du monde civilisé, et de celui qui l’était moins, l’Occident païen puis chrétien domine le monde sans partage, ou presque. La nation humiliée, les Juifs en l’occurrence, comme la désigne Yéghouda Halévi ont été les premiers à subir le joug d’Esaü.

Eh bien détrompez-vous, cette bénédiction a été prononcée par Isaak à l’intention de Jacob ultérieurement appelée Israël. Est-il possible que l’un des plus éminents de nos patriarches se soit trompé à ce point ? "Sois le chef de tes frères et que les fils de ta mère se prosternent devant toi". Quelle nation est tombée devant Israël ou s’est prosternée à ses pieds depuis le Roi Salomon ? Où sont les rosées, les vendanges et les moissons dans les ghettos et les mellahs ? A qui serait venue l’idée de bénir Israël, cet éternel maudit et humilié ? Quel peuple a d’avantage souffert qu’Israël depuis la nuit des temps ?

Esaü floué par Jacob qui lui a volé le droit d’aînesse, la bénédiction de son père et, disent nos sages, même le droit au monde futur, n’a eu droit qu’à une bénédiction minimaliste : "une grasse contrée sera ton domaine et les cieux t'enverront leur rosée. Mais tu ne vivras qu’à la pointe de ton épée; tu seras tributaire de ton frère. Pourtant, après avoir plié sous le joug, ton cou s’en affranchira." (27:39).

La grasse contrée, nous disent les sages, c’est l’Italie de la Grèce ( זו איטליא של יון Rashi). Tu ne vivras que si tu combats, ce qui, à contrario peut vouloir dire que c’est le jour où tu n’auras plus d’épée, lire plus d’armée et plus la volonté de te battre, que tu perdras ton ascendant, tant sur Jacob que sur Ismaël.

Bien entendu les sages rabbins nous expliquent que Jacob ne dominera Esaü que lorsqu’il se conformera à la volonté divine, qu’il se comportera convenablement tant en interne que vis-à-vis des Nations, puisque sa vocation in fine est d’être  Or la goïm, lumière pour les nations. Et, en attendant, c’est Esaü qui sera le patron.  

Heureusement, depuis la création de l’Etat d’Israël les choses ont quelque peu changé. Jacob s’est approprié la bénédiction destinée à Esaü. Erets Israël est devenu une contrée grasse et fertile, le High-Tech fleurit aussi bien que les oranges et les avocats. Bref, Israël n’a plus rien à envier à à l’Italie destinée originellement à Esaü.  Seulement voilà, c’est Israël et non plus Esaü qui est condamné à vivre en permanence à la point de son épée. Pourquoi, parce que la haine d’Esaü ne s’est pas évaporée, comme la rosée du matin, et que le troisième larron de la farce, en l’occurrence Ismaël, ne lui laisse pas de répit. 

A ce stade il est indispensable de rappeler l’alliance de sang conclue par Esaü avec Ismaël. Dépité de s’être laissé flouer par Jacob, Esaü épouse la fille d’Ismaël, Basmath et, au grand dam de ses parents, deux femmes cananéennes, lire bien évidemment palestiniennes.

L’alliance entre l’Occident et ce qui allait devenir l’Islam est inscrite dans la Torah depuis 3500 ans. Cette alliance,  est portée à son paroxysme avec l’arrivée du sieur Barak Hussein Obama qui combine  les gènes d’Esaü l’occidental et celles d’Ismaël, le musulman.  Ce personnage hybride, ou multicéphale , au choix, arrive à décrocher, ironie de l’Histoire,   la plus haute charge que l’on puisse occuper sur la planète terre.  Le monde doit tourner au son de sa musique. Or quels sont les sons préférés par ce triste sire ? Le chant du muezzin qui appelle ses fidèles à sa prière.

Jacob/Israël doit danser au rythme d’un individu qui détient le pouvoir militaire et financier et dont les sympathies vont à tous les ennemis jurés d’Israël ; à savoir la kyrielle des peuples, nations tribus issus d’Ismaël et des Cananéo-Palestiniens, sans compter les résidus européens d’Esaü, antisémites patentés et, en voie de se faire djihadiser de leur plein gré par la lie de la société ismaélienne. Perspective sombre pour Israël qui aujourd’hui n’a que la pointe de son épée pour se protéger.

Si Israël a déjà défait des armées arabes, elle n’a à ce jour jamais osé s’opposer frontalement à Esaü l’occidental. La mentalité diasporique, la peur d’Esaü, ne l’a jamais vraiment quitté. Or voici que pour la première fois le Premier ministre israélien, en la personne de Bibi Fricotin, comme le désigne si obligeamment le Canard Enchaîné, ose défier le Président des Etats-Unis d’Amérique, et qui plus est sur ses terres. 

Je ne prétends pas que Benjamin Netanyahou est le nouveau Moïse qui vient défier le Pharaon de toutes les Egyptes, mais admettez qu’il faut du cran pour expliquer aux Américains que leur Président est un « grand corps malade » qui se laisse mener par le bout du nez par la nouvelle Perse. En tout cas ce ne s'est jamais produit depuis 3600 ans !