lundi 20 juin 2016

Des Sarrasins de la Chanson de Roland à Daesh, l’Occident colle ses propres paradigmes à l’Islam, et ça ne peut pas marcher

Dans la fameuse chanson de Roland il est question des "Sarrasins" que combat Roland  à Roncevaux et de la victoire de Charlemagne sur ces impies, vengeant ainsi son neveu. Ce poème fameux présente les Sarrasins comme croyant à une sainte trilogie de leur cru composée par Mohamed, bien sûr,  entouré à sa droite et à sa gauche par deux divinités malfaisantes nommées  "Apollon" (ou "Apollyn") et "Tervagant". Cela démontre l’incapacité structurelle des chrétiens du Moyen-Age d’imaginer une religion qui ne repose pas sur la Sainte Trinité, et une méconnaissance fondamentale de l’Islam qui n’est déjà plus à ses balbutiements au XI e siècle.

Le terme "Sarrasin" pourrait venir du grec "Sarakênos", qui serait le nom d’une tribu arabe de l’Est. Mais on trouve aussi cette désignation chez les auteurs latins où il désignerait une tribu du Sinaï ou de la Péninsule arabique. Certains auteurs prétendent  qu’ils descendraient de Sarah (Sarah-Zin), la femme d’Abraham mais cette hypothèse prend vite l’eau parce qu’Ismaël n’est pas vraiment le fils de Sarah mais d’Agar, la servante. Peu importe, on les appellera "Agaréniens" (ou "Agariens") du nom de la seconde épouse répudiée d’Abraham, ou "Ismaéliens" ("Ismaélites"), ou bien encore "Cédar" du nom d’un des fils d’Ismaël.  On les appellera également "Berbères"  ou "Maures", ou tout simplement "Mahométans" du nom du personnage central de la trilogie citée plus haut. Allez donc appeler un Musulman d’aujourd’hui  "Mahométan", vous vous feriez bien recevoir.  Il faut attendre le XVII siècle pour enfin trouver en anglais les termes "Islam" ou "Moslem".

L’incapacité et/ou le manque de volonté et d’imagination de l’Occident de désigner les Musulmans d’après une religion qui leur serait unique et spécifique,  c’est-à-dire d’une religion qui ne repose pas sur une Sainte Trinité, caractérise le Moyen-Age et, ce qui est bien plus grave, continue à le caractériser de nos jours.

L’Occident qui, depuis longtemps, a mis la religion au placard, tout en n’arrivant pas à se dégager de son enseignement et de sa trace dans les esprits, n’arrive pas concevoir que d’autres individus puissent se définir  en termes exclusivement religieux.

L’Occident, nourri de la maxime "Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu" (Matthieu, XXII, 21) ne comprend pas que le Musulman ne fait aucun distinguo entre le transcendant et l’immanent et que tout ce qui appartient à César, voir à la puissance publique, à l'Etat, appartient avant tout à Allah. De ce fait,  le distinguo entre la laïcité et le fait religieux n’a aucun sens pour le Musulman, pour qui le concept même de la laïcité est totalement étranger.

L’Occident qui  continue à percevoir Mohamed comme un genre de Jésus du désert arabique continue à se poser des questions qui n’ont pas de sens : Mahomet était-il un saint, un prophète ou un homme politique, était-il un guerrier ou un législateur, était-il sincère dans sa foi, était-il un extrémiste religieux ou un chef de bande sanguinaire, sans comprendre qu’il était tout cela à la fois.

L’Occident qui continue à penser en termes de Musulmans "modérés" ou "éclairés" , et même "laïques", d’un côté et d’extrémistes, voire de terroristes, de l’autre, ne fait que reproduire les schémas dans lesquels il fonctionne : Gauche - Droite, Progressistes - Conservateurs, qui n’ont aucun sens dans le royaume d’Allah. Ce serait, comme si un journaliste spécialisé en foot commentait un match de football américain.  

A l’inverse de la religion chrétienne qui ne régit qu’une partie de la vie du croyant, l’Islam englobe toute l’existence du fidèle, sous tous ses aspects, qu’ils soient spirituels ou matériels, individuels ou collectifs.  Le concept de "démocratie" qui  suppose l’égalité entre tous les membres de la communauté est totalement vide de sens car il ne saurait exister de démocratie alors que la femme est inférieure à l’homme et que le non musulman est inférieur au musulman par naissance ou par choix.

Les belles âmes,  les beaux esprits, les mains tendues à l'Autre qui souffre (à voir au cas par cas),  le peuple de Goooooche, devraient intégrer ces quelques paroles de bon sens. Et, s'ils n'y parviennent pas, qu'ils viennent faire un petit tour en Israël où ces choses ont été comprises et mises en pratique. Faute de quoi ils seront un jour prochain débordés puis phagocytés parce que les Musulmans savent parfaitement tirer partie du brouillard qui encombre la tête de l'Occidental lambda.





mercredi 15 juin 2016

Balak, Bilam, Baraka, Berakha, Barak Obama

Texte rédigé le 11 Juin 2009, introuvable sur la toile et qui n'a pas perdu de son actualité

Rappelons les faits: les Hébreux ont quitté triomphalement l’Egypte. Ils sont désormais des hommes libres, maîtres de leur destin. Et qui plus est, guidés par un chef exceptionnel, Moïse, et  soutenus par le Roi des Rois.  Les Hébreux ne sont pas belliqueux, ils souhaitent simplement traverser les Royaumes établis dans le  Sinaï pour se rendre en terre de Canaan. Sihon, roi des Amoréens ne l’entend pas de cette oreille, il refuse de les laisser traverser son territoire, et qui plus est, leur livre bataille. Israël, nous dit le Texte, le passe au fil de l’épée et conquiert son royaume. Og, roi de Basan, un géant, déclare à son tour la guerre aux Hébreux, qui le  battent, lui et son peuple, à plate couture. Les enfants d’Israël, forts de ces victoires militaires, poursuivent leur marche et se retrouvent dans les plaines de Moav, à l’est du Jourdain, face à la ville de Jéricho.

Le roi Balak, fils de Tsipor (l’oiseau), roi de Moav, qui a vu la puissance militaire des Hébreux, capables d’anéantir deux armées, bien supérieures à la sienne, a peur. Il se sent incapable d’affronter les Hébreux par les armes. Il ne sait que faire. Finalement, il conclut une alliance de circonstance avec les Midianites, qu’il déteste pourtant cordialement. Pourquoi cette Alliance? La raison est simple: il existe à Madian un individu extra-ordinaire dont la force n’est pas dans le bras mais dans la bouche; il s’appelle Bilam. Ce Bilam n’est pas seulement un orateur exceptionnel, il est aussi un magicien redoutable dont les malédictions et les bénédictions s’accomplissent quand elles sortent de sa bouche. Certains même affirment qu’il connait la fraction de seconde exacte où D. est en colère, et, toute malédiction prononcée à cet instant précis, s’accomplit. Balak donc, embauche un mercenaire dont il est prêt à rémunérer les services fort cher, non pas pour écraser les Hébreux par les armes, mais par la force du discours de Bilam. Le Verbe plus fort que le glaive !

Que nous enseigne cette histoire ? Le peuple juif est en exil, disons en Egypte. Il est asservi, promis soit à la destruction soit à l’assimilation. D. décide qu’il est temps de le libérer et de le conduire sur sa Terre, là où se sont implantés, entre temps, les Cananéens et les Philistins. En chemin, des obstacles surgissent, mais l’Armée de Défense d’Israël ;Tsva Hagana Léisraël, soit TSAHAL – j’insiste sur le mot « Défense » car Israël n’attaque pas ses ennemis, il se contente de répondre à leur agression – est particulièrement efficace et défait ses ennemis par les armes. L’invincibilité de Tsahal est désormais un fait acquis au Moyen-Orient et nul n’a plus envie de la combattre, les armes à la main. Pour abattre les Hébreux, il faut utiliser un autre moyen. Ce sera la puissance du verbe, des mots qui tuent.

A notre époque, les mots qui tuent ont de nombreux relais: les journaux, la télévision,  l’Internet, les discours haineux retransmis aux heures de forte écoute, j’en passe et des meilleures. Les ennemis d’Israël qui veulent l’empêcher de traverser le Jourdain et de s’emparer de Jéricho et par voie de conséquence de s’implanter sur la Terre promise à leurs Pères, n’ont à ce jour pour armes que le Verbe et ne s’en privent pas. Mais, il leur faut trouver un personnage considérable, particulièrement doué, charismatique et puissant pour que les mots portent, aient de l’impact, soient entendus par tous les peuples et dans toutes les langues. Un personnage de la stature de Bilam, prophète des Nations, à l’inverse de Moïse, qui est le prophète d’une seule nation. Il est d’ailleurs amusant de constater que le mot Bilam, le prophète universel, signifie aussi « le prophète sans peuple »BLI = SANS; AM= PEUPLE.

Mais il ne faut pas oublier que ce personnage est un mercenaire; autrement dit un homme qui  n’agit pas de son propre chef.  Il est clair que Bilam hait les Hébreux, n’a t’il pas déjà tenté, nous dit le Midrach, de convaincre Pharaon  de les anéantir physiquement. Mais son conseil n’a pas été écouté et il s’en est retourné chez lui.  Arrive Balak, fils de l’oiseau faucon, un roi du désert, qui craint les Hébreux parce que ses armées sont impuissantes face à eux, mais qui est suffisamment riche – en pétro dollars – pour tenter d’embaucher un mercenaire beau parleur qui prononcera un discours en pays d’Egypte (retour à la case départ) qui devra avoir pour conséquences:

- de ne pas permettre en Israël de franchir le Jourdain, donc de s’implanter en Cisjordanie et d’y créer des implantations « illégales », car la terre de Canaan appartient à ses habitants et il est donc logique qu’ils aient leur Etat.

-  de convaincre la Planète que la religion d’Allah, c’est un truc formidable

- de peser de tout son poids pour qu’Israël ne bénéficie plus des largesses que lui accordaient ses prédécesseurs, quitte à trahir leurs promesses, et s’il le faut, ne plus lui fournir de pièces détachés pour les F 15 et F16.

En clair d’affaiblir suffisamment Israël pour que Balak puisse le vaincre, militairement.

Seulement voilà, vous savez tous que Bilam, en voulant maudire Israël,  l’a en fait béni, parce que D. n’a pas voulu qu’il en soit autrement. Sa KLALABERAHKA (malédiction-bénédiction), la plus belle qu’ait jamais reçue le peuple d’Israël. Rappelons pour mémoire que BARAK-A, en arabe a la même racine que BERAK-HA en hébreu. Qui est pris qui croyait prendre 

mardi 14 juin 2016

Avec deux ennemis irréductibles d’Israël, comme Guidon Levy et Rav Steinman, qui a encore besoin des Palestiniens

Aux deux coins de l’échiquier politique, spirituel, religieux et moral israélien, sévissent deux personnages dont l’influence en Israël, en Diaspora et dans l’opinion publique internationale, égale celle des Palestiniens. Fabriqués à partir de deux moules qui auraient dû être brisés depuis longtemps parce qu’ils continuent à produire des spécimen analogues, ils continuent à vicier l’air que nous respirons et qu’hument avec délices nos ennemis arabes, iraniens et les médias internationaux.

A ma gauche Guidon Levy, la passionaria des pôv Plishtin, qui nous déclare tout de go que le Jour de la Libération de Jérusalem devrait être déclaré jour de deuil national. Raison invoquée, d’ordre médical, Jérusalem est la ville qui envoie les métastases de l’occupant dans chaque quartier palestinien. Jérusalem est au-delà du mal, elle agonise d’un cancer final qu’aucune chimiothérapie n’a réussi jusqu’à présent à guérir. Seulement voilà il suffirait de placer tout  Jérusalem sous contrôle palestinien pour que, O miracle, elle guérisse subitement.

A ma droite, des Rabbins ultra-orthodoxes;  Aharon yehouda leib Steinman, הרב אהרון יהודה לייב שטיינמן "le décisionnaire ultime de notre génération" en tête, qui déconseille fortement/interdit aux Juifs français de faire leur Allyah. Raison invoquée : en Israël on transformera leurs enfants en Hilonim, laïcs dévoyés. Il vaut mieux donc que les Juifs français émigrent aux Etats Unis de sorte que leurs enfants continuent à étudier dans un environnement religieux, hors de l’influence des Autorités. Enfin, le Messie n’est pas encore arrivé, n'est-ce pas, alors où est l’urgence d'immigrer en Israël ? Les Juifs français n’ont pas à craindre les barrières de la langue, les difficultés économiques … tout ce qui doit les inquiéter c’est qu’on dévoie leur progéniture - rappelez-vous l’épisode des enfants de Téhéran. A préciser tout de même que Rav Haïm Kanievsky et d’autres orthodoxes ne partagent pas cet avis et encouragent les Juifs à monter en Israël. 

La grande question est: où se rejoignent Guidon Levy et Rav Steinman ? La réponse fuse, allant de soi : c’est l’existence même de l’Etat d’Israël dans lequel nous vivons. Un état pourri, dévoyé, cancéreux, colonialiste, qui viole le droit basique de l’Autre qui n’est pas juif et qui, version harédi, transforme ses habitants en juifs séculiers sans écoles toraïques, sans religion , sans Yeshivot ni collelim, ni synagogues (alors qu’elles fleurissent à tous les coins des rues). Vive la mauvaise foi. Alors Guidon et Aharon Yéhouda Leib conseillent aux citoyens juifs israéliens de quitter le pays ou de ne pas y immigrer, ce qui revient au même.

Je considère que ces deux personnages et tous ceux qu’ils représentent constituent les vraies métastases dont souffre l’Etat hébreu, d’autant plus qu’ils conseillent aux Juifs d’aller voir ailleurs si l’herbe n’est pas plus verte, eux mêmes, solidement installés dans ce pays. Guidon Levy, pour continuer à seriner son venin via Haaretz aux média internationaux, trop heureux de reprendre sa prose, et Rav Steinmann et ses suiveurs à décourager la montée à Sion des  Juifs de France, tout en profitant honteusement de tout ce que leur donne Israël. Même en l’absence du Messie, l’Etat juif est, sommes toutes, une bonne vache à lait.

Quant au massacre de Sarona, imaginez quel aurait été le désastre si au lieu de se servir de "Carl Gustav" semi-automatiques fabriqués par des armuriers amateurs arabes en Judée et Samarie, les deux assassins s’étaient procurés un bon Uzi des familles qui ne s’enraye jamais. Comme quoi notre meilleure arme contre les pseudo palestiniens, c’est encore leur bêtise.