jeudi 11 août 2016

Accord entre Habad (Loubavitch) et Tsahal : seulement 15 % des Etudiants de Yeshivot seront dispensés d’armée


Un accord est intervenu entre la Hassidout Habad et Tsahal selon lequel seulement 15% des étudiants des Yeshivot Habad seront complétement dispensés de Service militaire. Ces élus pourront ainsi consacrer leur vie à la Torah et/ou à des Shli’hout, à savoir être envoyés de par le monde pour créer/animer des centres Habad que tous les jeunes Juifs en vadrouille en Asie et ailleurs  connaissent bien. Ces élus seront sélectionnés conjointement par Tsahal et par les Rabbanim Habad.

Cet accord permet aussi aux étudiants des Yéshivot de ne pas être incorporés automatiquement dans Tsahal s’ils s’absentent d’Israël pendant une durée supérieure à 60 jours. Les jeunes Habad auront la faculté d’étudier à Brooklyn ou ailleurs,  et passer leur Semikha (accréditation rabbinique) sans être inquiétés par l’armée. C’est uniquement à l’âge de 26 ans qu’ils seront tenus de rejoindre l’Armée, à l’exception de 15% d’entre eux. A 26 ans de toute façon 99 % des Jeunes sont déjà mariés.

Bien évidemment malgré l’unité exceptionnelle qui règne dans le mouvement Habad, à l’inverse d’autres mouvements hassidiques, certains rabbins Habad contestent l’accord survenu avec Tsahal.

Cet accord qui n’est pas sans quelques arrières pensées est malgré tout historique. Il montre qu’il est possible d’arriver à une entente entre Tsahal et un groupe constitué de Harédim (ultra-orthodoxes) et surtout il entérine l’idée que seule une fraction des Juifs est apte à se consacrer uniquement à l’Etude de la Toprah. Malheureusement, ou heureusement plutôt, tous les Juifs ne sont pas des surdoués !


Cet accord signé avec la Hassidout Habad donnera-t-il des Idées aux autres Hassidouiot. A priori non. Je vois mal les Satmar, Gur et autres aller sur leurs pas. Il n’empêche qu’il s’agit d’une petite révolution dans le monde juif qui est prometteuse. 

La photo montre des Hassidei Habad en train de régulariser leur situation au centre d'incorporation de Tel Hashomer


mardi 9 août 2016

La France a déjà perdu ses Juifs


Fut un temps, pas si vieux - puisque je l’ai connu - où les Juifs s’impliquaient dans les affaires de la France, par obligation et par choix. Ainsi, on y faisait son service militaire et certains juifs n’hésitaient pas à faire la PMS (préparation militaire supérieure) pour devenir officiers et rejoindre après leur service le Corps des Officiers de Réserve. Il était de bon ton, pour les plus doués d’entre eux, de passer le concours de l’ENA pour intégrer les différents Corps de l’Etat. Certains choisissaient de s’impliquer dans les affaires locales et devenir Conseillers Municipaux, voire Maires de leur Commune. D’autres militaient dans les Partis politiques, à tous niveaux, ou dans des Associations de toutes natures où se rencontraient Levy, De Laporte Qui Penche, Sanchez et Ben Ali, en toute camaraderie. Certains de ces Juifs croyaient au Ciel, d’autres n’y croyaient pas, mais tous étaient convaincus que le projet France méritait que l’on y consacrât une part de son énergie. On se passionnait pour les élections et on pesait la valeur des candidats à l’aune de ce qu’ils apporteraient en cas de victoire à la communauté nationale. Ainsi les Juifs français, et plus largement les Juifs européens, se comportaient vis-à-vis de leur pays, un peu comme se comportent aujourd’hui les Juifs américains, parce que l’avenir de leur pays leur importe, parce que they care.
L’implication des juifs dans le business France s’est érodée progressivement jusqu’à devenir epsilonesque. Bien sûr, il existe encore quelques Juifs qui suent, militent et s’impliquent en politique, mais, entre nous, ils sont tellement peu Juifs qu’il est difficile de les comptabiliser. Sans ouvrir le débat entre « qui est juif et qui ne l’est pas », disons simplement que les spécimens qui continuent à œuvrer, ou à s’agiter, aux choix, placent leur judaïté au plus bas de l’échelle de leurs valeurs ou préoccupations, sans parler de ceux n’avouerons jamais qu’ils sont Juifs ; et ceux-là sont légion.
Bien sûr, tous les Juifs de France, à l’inverse des Juifs norvégiens, n’ont pas quitté physiquement l’hexagone, parce qu’il faut bien que le magasin ouvre le matin et ferme le soir et, comment faire chauffer la marmite sous d’autres cieux, mais ont cessé de s’impliquer dans la communauté nationale, si ce n’est pour tenter d’imaginer si la peste est préférable au choléra, ou l’inverse. La France est devenue un vaste champ de bataille où ils se savent perdants quel que soit le camp qu’ils pourraient choisir. Donc, avant même de songer à rejoindre des prairies plus vertes, ils n’ont le choix qu’entre la marranisation ou le ghetto. D’un côté : se cacher, gommer, voire détruire les signes extérieurs de judaïté et cesser la chêne de la transmission, de l’autre, s’enfermer dans un communautarisme plus ou moins étouffant. Dans les deux cas de figure les juifs ont quitté la France même s’ils continuent à y habiter.

mardi 2 août 2016

Qui d'Edom ou d'Ismaël devons nous craindre ou, qui a jamais dit qu'il était facile d'être un Juif ?

Il est connu qu’Israël a été assujetti par Quatre Royautés qui furent successivement Babylone, Parass ou Madaï (Perse), Yavan (soit la Grèce) et enfin Edom. Nos Sages se sont longuement interrogés sur l’identité de la dernière Royauté : s’agit-il uniquement de Rome, lire l’Empire romain suivi par la chrétienté qui l’a phagocyté ou bien doit-on y inclure Ismaël. Les avis divergent. Seuls Ibn Ezra et Saadia Gaon soutiennent que la dernière Royauté qui combattra Israël sera Ismaël. Le Maharal de Prague et d'autres considèrent que la dernière Royauté sera en fait une combinaison d’Edom et d’Ismaël. Précision utile: certains Sages sont enclins à intégrer Ismaël dans la royauté de Parass, la Perse.

Dans le Livre de Dvarim (Deutéronome) 30:7 il est marqué: Dieu fera tomber ces malédictions sur tes ennemis et tes haïsseurs. Bien que dans la traduction classique de la Bible il soit marqué « adversaires », le terme "haïsseurs" est plus adéquat). Il y aurait donc à faire un distinguo entre ennemis et ceux qui te haïssent, sachant bien évidemment que les ennemis sont autrement plus dangereux que les autres. 
ונתן ה' אלוקיך את כל האלות האלה על אויבך ועל שונאיך.

Mon dernier article sur Hitler, sa fascination pour l’Islam et son mépris pour le Christianisme, sous-produit d’ailleurs du Judaïsme,  m’amène à penser qu’Hitler a réfléchi et s’est comporté d’avantage en Mahométan qu’en Edomite : Il a épousé la thèse du Coran selon laquelle l’Islam, lire le National-Socialisme, doit conquérir l’univers entier et, sur le plan des moyens, sa cruauté s’inscrit parfaitement dans le Coran. Il s’agit donc d’un mélange détonnant d’Edom et d’Ismaël qui conforte les thèses développées plus haut.

Exit Hitler, le monde se compose désormais d’ennemis et d’haïsseurs, d’Israël s’entend.  Exemple : sous le Mandat britannique, il y avait clairement les Anglais d’un côté qui haïssaient franchement ces Juifs si exaspérants de Palestine et de l’autre côté les Arabes, ennemis irréductibles du jeune Yishouv. Les Anglais sont partis, remplacés par d’autres haïsseurs. Quant à la fureur meurtrière des Arabes, elle n’a fait que croître et embellir.  Avec une variante : la fureur d’Ismaël n’est plus seulement orientée contre Israël, Edom est devenu aussi leur nouveau champ de manœuvre.

Le problème de l’Occident est qu’il est incapable d’une lecture biblique et talmudique et persiste à croire qu’en amadouant l’Islam,  il parviendra à le domestiquer. Lourde erreur, Ismaël est depuis la nuit des temps un פרא אדם Péré Adam, un « Sauvage homme » qui ne rêve que de se tailler un Empire, qui ne saisit pas le sens du mot « démocratie » mais, considère que le monde entier est destiné à devenir son Royaume. On estime qu’au départ il arrivera à ses fins « sa main sera sur tous, ידו בכל » puis, si l’Occident se reprend « יד כל בו il sera vaincu ». Le problème d’Israël est qu’il ne peut supporter aucune défaite. Pour cela se doit de distinguer l’ennemi de l’haïsseur.

Ismaël peut donc se situer à trois niveaux : Il peut être comptabilisé dans l’Empire perse renaissant, il peut faire partie du dernier empire d’Edom composé à la fois d’Esaü et d’Ismaël ou, au dire de certains, l’Empire d’Edom ayant périclité, Ismaël serait la toute dernière menace, le dernier Empire; certains disent la Cinquième et dernière Royauté (seul problème : il n’y en a eu que Quatre) qui mènera des guerres sanglantes contre Israël. Là où les Sages s’accordent c’est, qu’in fine, Ismaël et Edom se livreront une dernière guerre  - autour de Jérusalem – qu’ils finiront par perdre …. au profit d’Israël.

Quelle que soit l’hypothèse retenue, parmi les trois citées, on ne peut que constater qu'aujourd’hui, l’ennemi irréductible d’Israël est bien Ismaël et seulement Ismaël; Edom, l’Occidental, qu’il s’agisse du Pape, d’Obama ou de Mélenchon et ses variantes BDS and C°, se contente de haïr et de jalouser Israël et, en passant, de d’assister Ismaël ; lire la Perse, ou l’OLP ou qui vous voudrez, à mieux nuire à l’Etat juif. Certains me citeront la Guerre de Gog et Magog, mais, comme personne ne sait ce que ça signifie, il est préférable de s’en tenir aux fondamentaux.  Notre seule consolation et espoir est de croire fermement à ce que le Maharal de Prague, dans son livre fondamental  נצח ישראל intitule Netsa’h Israël,  à savoir la pérennité et la victoire finale d’Israël.


Faut-il pour autant rester le bras ballants en attendant ces jours lumineux. Certainement pas. Il faut combattre les ennemis et tenter d’éduquer ceux qui nous détestent pour de mauvaises raisons. Pas simple me dire-vous, mais où est-il écrit qu’il était facile d’être un Juif et de surcroît un Israélien.