lundi 11 décembre 2017

Poutine ordonne le retrait des troupes russes de Syrie et laisse le champ libre aux Iraniens


Visite surprise de Vladimir sur la base de l’aviation russe de Hmeimin près de Tartous, Poutine  demande au ministère de la Défense d'entamer le retrait d'une importante partie des troupes russes de Syrie. Mission accomplie : "En près de deux ans, les forces armées russes, en collaboration avec l'armée syrienne, ont détruit en grande partie les terroristes internationaux. Par conséquent, j'ai pris la décision de faire rentrer en Russie la plus grande partie du contingent militaire russe se trouvant en Syrie." 
La nature et la géopolitique ayant horreur du vide, les Iraniens vont s’engouffrer à qui mieux mieux en Syrie et au Liban.

Israël a-t-il prévu cette volte-face ? Je l’ignore, mais je m’inquiète. Le monde hypnotisé par la sortie de Trump néglige Poutine qui ne cause pas mais agit.  La position de la Russie sort renforcée par la déclaration Trump. Aux yeux des Musulmans Poutine est devenu le bon garçon qui les aide, les soutient, les arme et reconnait Jérusalem-est comme la Capitale des Palestiniens.

Avantage du retrait russe : les Israéliens pourront taper plus librement en Syrie sans risquer de se heurter aux Russe. Il s’agit d’une information lourde,autrement plus importante que le discours pas historique du tout de Donald. A suivre de très près.


samedi 9 décembre 2017

Jérusalem, Capitale d’Israël. Quelle abomination ! Vite, quittons le pays, s’écrient des ultra-orthodoxes.

La sortie de Trump sur Jérusalem, Capitale de l’Etat d’Israël, a ceci de bien qu’elle permet de faire le ménage au sein de la population israélienne : entre ceux qui se réjouissent et ceux qui s’arrachent les cheveux ou les papillotes. Parmi ces derniers on distingue les Gauchos de Meretz qui se lamentent : « Trump a porté un coup mortel à la vision sioniste de l’Etat », « la  reconnaissance de Jérusalem aurait dû s’accompagner par l’annonce de la création d’un l’Etat palestinien avec comme capitale Jérusalem-est », Jérusalem ne sera jamais la seule Capitale de l’Etat d’Israël, et autres joyeusetés de ce genre. Cette vision est largement partagée par le Mouvement Réformé américain qui a boudé le traditionnel repas de Hanoucca organisé par le Président Trump. Espérons que Donald saura s’en remettre.

Les parlementaires arabes à la Knesset ne se distinguent en rien de la rue palestinienne. Hostiles, haineux vis-à-vis de l’Etat d’Israël qui les accepte à la Knesset et paye leurs émoluments.

Et puis il y a les Harédim ou du moins certains d’entre eux, tels que les Néturei Karta et Toldot Aharon pour qui, la déclaration de Trump est carrément apocalyptique. Ils se tâtent : faut-il ou non faire nos valises et quitter cet Etat maudit ? S’il ne s’agissait que de quelques groupuscules antisionistes qui embrassent les Palestiniens sur la bouche et se font photographier avec les leaders iraniens qui veulent éradiquer Israël de la carte, ce ne serait pas trop grave. On leur souhaiterait bon voyage et surtout pas d’au revoir. Mais il y a la mouvance puissante et influente des Satmar qui pousse à la roue et déclare par le biais de son patron, l’Admour, que si les Sionistes s’emparent d’Israël, en totalité, il faut non pas partir mais fuir le pays. La reconnaissance par le Président des Etats-Unis de Jérusalem comme Capitale de l’Etat sioniste qu’est Israël serait le coup de grâce. Tous à l’aéroport ben-Gurion.

Il y a les Harédim annonciateurs de l’apocalypse, prêcheurs sur Facebook, qui nous supplient, devant la menace imminente qui guette Israël au sud, à l’est et surtout au nord, de prier, de faire Techouva. Je n’ai rien contre la prière mais, il me semble que si nos ennemis sont si puissants, la moindre des choses serait d’inciter les étudiants des Yéshivot à affluer en masse vers les centres d’incorporation de Tsahal pour s’associer à l’effort de défense de l’Etat, dont Jérusalem est la Capitale. Que nenni, comme disait l’autre. Il y a aussi les Harédim  light  ou bien élevés, qui n’accordent aucun poids ni aucun crédit à la déclaration de Trump, ne comptant que sur notre père qui êtes aux cieux pour nous tirer d’affaire, si besoin est. Ils oublient tous les messagers mandatés par Hashém, tout au long de notre histoire, pour accomplir Sa volonté.

Ce qui me désole c’est qu’aucune voix d’un juif orthodoxe influent et respectable ne se soit élevée  pour condamner publiquement les ahuris qui déclarent vouloir quitter l’Etat d’Israël et, qui reconnaisse, qu’effectivement, devant la menace iranienne/Hezbollah, tous les Juifs qui vivent à Sion, quelle que soit la longueur de leurs papillotes, ont le devoir de défendre par les armes le pays dans dans lequel ils vivent, respirent et y élèvent leurs enfants à leur guise.


mardi 3 octobre 2017

Le massacre de Vegas me consterne, l’égorgement de Marseille me révulse


Le massacre perpétré pendant un concert Country par un américain fondu, collectionneur d’armes à feu, s’inscrit dans la tradition américaine de violence gratuite, rendue techniquement possible, parce qu’il est plus facile aux Etats-Unis d’acheter des armes que des cigarettes. A intervalles réguliers, ces armes ont besoin de fonctionner sur des cibles vivantes, sinon à quoi serviraient-elles ? Et chaque fois, un record de victimes tombe, pour permettre à un nouveau taré de figurer sur le Livre Guinness des Records. Une poussée de violence incontrôlée qui fait les penser à une éruption volcanique incontrôlable mais, sommes toutes, prévisible. Observé de loin, ce massacre ressemble à un mauvais film hollywoodien sauf que les victimes sont réelles et que des proches les pleurent. Ce phénomène éruptif est structurel au système américain et n’est pas prêt de changer parce qu’il n’est pas envisageable de réguler aux Etats-Unis l’achat et le port d’armes.

En revanche

Le meurtre au couteau de boucher à la gare Marseille de deux étudiantes si mignonnes et super talentueuses, par un individu qui traîne ses babouches en France depuis plus de douze ans, sans statut, sans papiers, bien connu des services de police et, qui n’a jamais fait un jour de tôle, me donne envie de vomir. Il ne sert à rien de qualifier cet individu par des noms d’oiseaux parce qu’aucun qualificatif ne serait assez fort et juste. Ainsi, si je le traite de "rat", je porte préjudice à la race des rats, qui, sommes toutes, sont des animaux respectables. Il s’agit bien d’un homme mais, pour employer un terme nazi que j’abhorre, d’un sous-homme, un Untermensch.


La préoccupation essentielle de toute société qui veut continuer à fonctionner, cahin-caha, de tout Gouvernement qui est censé garantir le bien-être de ses citoyens, consiste avant tout à éradiquer et combattre ces sous-individus de son territoire. Et ne me dites pas qu’il s’agit d’un déséquilibré. Un homme détenteur de n noms et d’autant de nationalités fictives et qui se débrouille pour circuler sans embrouilles sur le territoire français pendant des années, est parfaitement censé. Mais il est cruel et  totalement amoral, selon la conception occidentale de la moralité, tout en se réclamant d’un dieu qu’il prétend être « le plus grand », Allah Ouakhbar. 
Il faut donc tirer la conclusion qui s’impose : Tout allahoukhbaresque potentiel ou réel,  qui vit et agit hors des normes qui nous guident et peut aller jusqu’à égorger des jeunes filles innocentes  qui ne demandent qu'à continuer à vivre, au nom de son dieu, doit être chassé, manu militari et sans s’embarquer dans des arguties administratives du territoire national. Quand les Français, les Suédois, les Allemands et autres Européens vont-ils comprendre ça ?

lundi 25 septembre 2017

La France, Tsarfat, pays d’abondance Pat mais aussi de désespoir Tsar


Le 4 janvier 2008 – comme le temps passe - j’avais publié un article intitulé "Pourquoi la France est lepays de la baguette et que signifie "Tsarfat" צרפת ? . Il n’a pas perdu de son actualité. J’ai découvert incidemment une autre explication du mot Tsarfat en parlant avec un ami israélien qui me posait des questions sur la situation des juifs en France. Je lui ai répondu qu’il y avait deux catégories de Juifs : les Juifs fortunés qui vivent confortablement dans des quartiers qui n’avaient pas encore été colonisés et les juifs plus mal lotis qui vivent à la périphérie des villes, dans certaines banlieues, où au mieux, ils ont le droit de raser les murs, en ayant enlevé préalablement  leur kippa. Et cela m’a renvoyé sur Tsarfat qui peut se décomposer en deux mots : Tsar et Pat.

Pat פת signifie pain ou plus précisément un morceau de pain ;  voir Pita. Le pain renvoie sur l’abondance. L’abondance s’applique notamment aux Juifs qui habitent dans l’Ouest de Paris, dans certains quartiers protégés de Nice et quelques autres îlots tranquilles. Ils y vivent plutôt contents ; il y a des synagogues des restaurants, des boucheries et des épiceries casher. Gan Eden sur terre ! Les envahisseurs ne s’y aventurent pas ou alors en petit nombre. Pourquoi quitter cette France, ou plutôt ce morceau de France nourricière  où faute de pain, on mange de la brioche. Et puis il y a le Tsar de Tsarfat. Tsar צר signifie à la fois étroit et triste. Autrement dit il y aurait une France morose où il ne fait pas trop bon vivre. Parce qu’on y est à l’étroit, parce que le territoire dans lequel on avait l’habitude d’évoluer rétrécit sans cesse, progressivement envahi par vous savez qui.

Ainsi la France ou Tsarfat est scindée en zones de bien-être et d’abondance, Pat, qui tendent à se rétrécir pour devenir des zones de mal être où règne la tristesse ou le désespoir, Tsar. La conclusion s’impose, limpide. Ceux qui se croient protégés aujourd’hui feraient mieux de penser demain à la Floride. Mais là encore ce n’est pas du tout repos. Que reste-t-il ? Ah oui, vous avez dit la Judée et la Samarie. Mais ce n’est pas donné à tout le monde. 

Je vous reproduis ci-après mon article:  Pourquoi la FRANCE se dit TSARFAT en hébreu ?
Savez-vous pourquoi la France s’appelle ainsi en hébreu ? Tout simplement parce qu’un rabbin l’a décidé ainsi. D’accord, il ne s’agit pas de n’importe quel rabbin, puisque c’est Rashi en personne qui, commentant le livre du prophète Ovadia, a décrété que Tsarfat désignait  Francia, et qu’il fallait le croire sur parole. Donc, pour faire simple : Rashi, qui vivait à Troyes, au Moyen-Age, commente le Livre d’un Petit prophète nommé Ovadia,  qui vécut entre le V et le VII siècle, avant l’ère ordinaire, et nous dit, s’appuyant sur d’autres commentateurs, que désormais la France s’appellerait Tsarfat et l’Espagne Sefarad.
Pourquoi  ai-je dit qu’Ovadia était un petit prophète ?  Parce que qu’il était petit par la taille ou parce que ses prophéties avaient moins de consistance que celles d’autres Grands prophètes tels qu’Ezekiel ou Jérémie ? Pas du tout, Ovadia était un immense Prophète, au même titre que les autres, mais ses écrits sont condensés dans un seul chapitre d’une étonnante densité, qui traite de la fin des temps et du retour des Hébreux sur leur terre, après de longues années d’exil C’est donc un prophète court.
A priori, rien dans sa prophétie ne permet d’affirmer que les lieux auxquels il se réfère, se rapportent à la France et à l’Espagne.  Je traduis le texte d’Ovadia 20 :"et l’exil de cette armée des enfants d’Israël, des Cananéens jusqu’en Tsarfat, l’exil de Jérusalem qui est en Sépharade  hériteront les villes du Néguev". Or dans un passage de Rois I 17:9 ; il est écrit "Va, Tsarafta  qui est du côté de Sidon" Or, Sidon est au Liban, près de la ville de Tyr. Donc, à priori aucun rapport avec la France, malgré l’amitié qui lie aujourd’hui les deux pays.
Un autre commentateur de poids, Ibn Ezra, contemporain de Rashi, qui vécut en Espagne,  va encore plus loin et nous dit qu’en fait les Cananéens cités dans le Texte d’Ovadia ne sont pas les Palestino-Cananéens que nous connaissons, habitant la Terre sainte, mais tout bonnement les Allemands, habitant le pays d’Alemania. Si effectivement Séfarad désigne l’Espagne depuis l’Antiquité, l’apparition de l’Allemagne et de la France comme lieu d’exil des juifs représente un véritable scoop.
Ayant pris l’habitude depuis mal d’années de considérer les commentaires de Rashi comme parole d’Evangile, je suis obligé de le croire sur parole. Il connaissait mieux que moi le texte cité dans Rois I, et s’il n’a pas considéré que Tsarfat désignait une contrée située au Liban, il devait avoir de bonnes raisons à cela. Donc, Tsarfat,  depuis mille ans désigne la France ;  et ce n’est pas négociable, puisque c’est Rashi qui le dit.
Voyons donc ce que signifie le mot Tsarfat en hébreu. Pour cela il est nécessaire de triturer un peu le mot. Le verbe  LiTSRoF signifie rassembler, unir, combiner ; mais aussi épurer, purifier un métal, une société, en séparant la partie noble de celle qui ne l’est pas.SaRaF, dont provient sans doute TsaRaF, signifie bruler tout simplement.
En inversant les lettres, on trouve PaRaTS qui signifie éclater, exploser, s’étendre,  comme une maladie contagieuse  qui se développe, sans pouvoir s’arrêter. LéHiTPaRéTS, qui comporte la même racine P- R- TS, est une manifestation incontrôlable, un Mai 68 en quelque sorte ou la prise de la Bastille par la foule déchainée.
La France est donc un tissu de contradictions. D’un côté, elle rassemble ce qui s’assemble, tout en épurant, mettant au rencart ce qui n’est pas noble et précieux ; mais d’un autre côté elle peut exploser dans des manifestations populaires incontrôlables. C’est sommes toutes une assez bonne définition de ses deux composantes politiques majeures : la Droite  élitiste et réactionnaire et la Gauche sociale et révolutionnaire. Est ce pour cela que Rashi aurait décidé que Tsarfat désignerait la France ? Je l’ignore.
J’affirme qu’une partie de la prophétie s’est déjà réalisée, dans la mesure où, comme le prédit Ovadia, les Sfaradim occupent déjà en abondance les villes en développement du Néguev. Lire, les villes où il n’y a pas de travail, et où le pourcentage  des gens qui vivent en deçà du seuil de la pauvreté est le plus élevé d’Israël.
J’ai pour ma part une autre définition de la France en hébreu. En effet, si on décompose Tsarfat en Tsar et Fat/Pat, on  obtient étroit comme Tsar, et Pain comme Pat. Or quel est le pays qui a inventé le pain étroit ? C’et la France, patrie de la baguette.

dimanche 24 septembre 2017

Pourquoi Israël est appelé Or La Goyim "la Lumière à destination des Nations" ?

Pour une raison très simple :parce que bon nombre de dirigeants politiques, Trump en tête, ont de purée dans le cerveau et de grosses lacunes dans leur éducation. J’en veux pour preuve sa dernière expression: "Rocket Man", l’homme fusée, dont il affublé Kim Jong-un. Et ce précisément alors que l’Iran parade avec son missile longue portée nommé Khoramshahr. Une fusée à tête chercheuse, d’une précision machiavélique, capable d’atteindre une cible à deux mille kilomètres de distance. Moralité : ce n’est pas Kim qui est l’homme fusée mais bien Khomeiny. Designer les choses par leur nom est le début de la sagesse, nous disaient  Camus et Confucius.   

Et c’est là que la lumière d’Israël entre en action, personnifiée par Bibi Netanyahou qui fait tout ce qui est en son pouvoir pour apporter un peu de lumière dans le cerveau embrumé de Donald-duck qui confond bombe nucléaire et engin porteur.

Non que les Coréens ne soient pas capables de concevoir des fusées mais leur spécialité c’est tout de même la bombinette atomique, à hydrogène de préférence.

Tout ça pour faire entrer dans la tête des Goyim qu’il n’y a pas qu’un seul Rocket man à la surface de la planète mais deux. Et que le Rocket man perse est nettement plus dangereux. D’abord, parce qu’il est plus futé et possède plus de sang-froid que son collègue coréen. Mais de plus, il est beaucoup plus proche d’Israël en particulier, de l’Europe et des Etats sunnites du Moyen-Orient, en général. Bibi  a aussi vainement essayé de convaincre le Sir Obama que son accord avec les Iraniens était "merdeux" (n’ayons pas peur des mots) et que de plus il ne parlait que de bombinette nucléaire et non de missiles censés la porter. Mais comme disait feu ma concierge : il n’y a de pire sot qui ne veut pas entendre.

Moralité : il y a deux sortes de Goyim : ceux qui veulent bien recevoir la Lumière qui vient d’Israël et ceux qui se complaisent dans leurs ténèbres. Ce n’est pas le Sir Macron qui produit sa propre lumière, comme Le Roi Soleil, et qui a la prétention d’éclairer le monde qui serait perméable à la dialectique de Bibi.

Maintenant, si Trump veut pulvériser Kim Jong-un, je ne vois pas d’inconvénient majeur à la condition que ce soit une attaque ciblée sur sa personne et son Régime, sans que les pauvres Coréens n’aient  à en pâtir. Cela affaiblirait considérablement les Iraniens qui sont cul et chemise avec les Coréens. L’axe Téhéran Pyonyang  fonctionne avec efficacité depuis un bail. Le 3 Octobre est arrivé à Téhéran Kim Yong Nam, Président du Parlement Coréen et numéro deux du Régime pour, officiellement, assister au second couronnement du Président de l’Iran Hassan Rouhani. En fait, son séjour qui s’est prolongé dix jours était destiné à accélérer la collaboration militaire avec les chefs de l’armée et les services d’armement iraniens. Au menu : nucléaire et missiles balistiques.


En attendant, deux nouvelles réjouissantes : primo, pour la première fois, les Américains ont érigé une base permanente dans le Néguev, ce qui signifie que si Israël était attaqué par Khomeiny-rocket, les Etats-Unis d’Amérique seraient  partie prenante dans le conflit, et secundo: Israël a équipé en dômes de fer des vaisseaux militaires ce qui accroîtra considérablement la mobilité de l’Etat hébreu face aux missiles.

A suivre ...

jeudi 14 septembre 2017

Qu'est-ce qui fait la spécificité du peuple d'Israël, Am Ségoula, le peuple trésor ?

Il y a un an, le 25 Septembre 2016 précisément,  je publiais un article intitulé "Israël, peuple élu, peuple de débrouillards ou peuple violet ?" Si l'article s'est noyé dans la blogosphère, sa pertinence est plus grande que jamais. On peut notamment la lier à la controverse, soulevée par BAGATS, entre le Harédim qui refusent de s’enrôler dans l'armée et l’obligation pour tous les jeunes israéliens de défendre leur pays. Je suis convaincu que la capacité d'adaptation du peuple juif à toutes le situations qui se présentent, permettra aussi de résoudre cette équation.


A  six reprises la Torah nous répète qu’Israël est un "Am Ségoula" עם סגולה. Si l’on passe en revue dans la littérature rabbinique, Talmud, Midrash, Zohar, et tous les commentateurs qui comptent, "Ségoula" serait  un objet précieux, de grande valeur, un trésor particulier, et "Am Ségoula" le peuple choisi, élu, sélectionné par l’Eternel parmi tous les peuples. Les juifs qui sont si friands de superlatifs et  ne doutent pas un instant qu’ils soient le peuple élu, le peuple choisi parmi tous les autres peuples, ne font pas de différence entre les différents qualificatifs figurant dans la Torah, qui les placent  au-dessus des autres nations. Alors, va pour Ségoula !


Ce que je n’ai pas trouvée dans les Commentaires c’est pourquoi la Torah utilise précisément ce mot "Segoula" et pas un autre et, quelle pourrait être sa signification si on se rapporte à sa racine סגל et aux mots qui dérivent de cette racine. Peut-être qu’une analyse sémantique aidera à mieux saisir la spécificité du peuple juif et la singularité de la terre d’Israël à partir des mots et concepts qui dérivent du mot "Ségoula".

Le mot, en hébreu moderne, signifie, entre autres, posséder une ou des qualités rares ou dispositions exceptionnelles que l’on ne partage qu'avec peu de gens ou que l’on est seul à posséder. Dans ce cas  on est qualifié de "Yéhidéi Ségoula", disons happy few. Le sens a été élargi au genre humain en ce qui le différencie des animaux; ainsi, le rire est le propre de l’homme. A l’armée, si vous faites partie d’un groupe restreint de commandants qui prennent les décisions stratégiques, à charge pour les autres de les exécuter, vous faites partie du "Ségél", disons: Etat-Major.

"Segoula" s’applique aussi à un antidote, un moyen efficace de contrer/annihiler des choses ou des tendances néfastes. Ainsi on dit que "le travail est le meilleur remède contre l’ennui",  mais aussi un talisman, une amulette possèdent le pouvoir de lutter contre le mauvais œil,  écartent l’effet maléfique de certains rêves, et pourquoi pas, protègent contre des esprits malfaisants qui rodent, surtout la nuit. En hébreu on emploie aussi le motקָמִיעַ. Ces amulettes ou bouts de papiers recouverts de signes ésotériques, incompréhensibles pour le commun des mortels, ne sont pas seulement proposés par des Marabouts à Barbès Rochechouart. Ils fleurissent aussi dans les religions dites sérieuses. Ainsi, pour certains Chrétiens, porter sur soi un bout de bois qui est censé provenir de la Croix, est parait-il efficace contre je ne sais trop quoi. Dans le Judaïsme, la croyance dans l’effet bénéfique de petits bouts de papiers écrits par certains sages cabalistes, contre ceci ou cela, et que l’on porte sur soi, est pratique courante. Peut-être que ça marche ?

Partant de la même racine on utilise fréquemment en hébreu moderne l’adjectif "Méssougal" qui signifie capable, compétent, voire talentueux. Es-tu oui ou non "méssougal" de faire telle chose, d’accomplir telle performance ?

Quel lien peut-on établir à ce stade entre la préférence de la part de l’Eternel pour le peuple d’Israël et un antidote contre l’ennui ou le mauvais œil ? A priori cela n’est pas évident sauf si l’on considère que le peuple élu, possédant quelque chose de rare que les autres peuples n’ont pas, est astreint à  une mission particulière à l’égard des autres nations, visant à les soulager de certains maux ou à leur enseigner certaines choses qu’ils ignoreraient.

Ce qui m’intéresse d’avantage c’est le verbe הִסְתַּגֵּל "Histagél" qui dérive aussi de la racine Ségél. "Histagél" signifie s’adapter, s’acclimater, se conformer à une nouvelle situation, à de nouvelles données auxquelles on n’a pas été préparé.  Peut-être est-ce là qu’il faut chercher le génie juif. Il n’y a pas un peuple qui ait autant connu autant de situations imprévisibles - généralement négatives – et qui n’ait pas rebondi pour s’adapter à la nouvelle donne. Les autres peuples, en règle générale, ont suivi un processus d’évolution progressif. Leur évolution s’est faite par douceur, sans à-coups, et quand elles ont eu à réagir à des révolutions ou à une situation nouvelle, elles ont mis des années, voire des siècles à s’y adapter, ou plus généralement, elles sont revenues au modèle ante .

Il n’en est pas de même pour les juifs. Quand les murs du ghetto sont tombés, ils ont entrés immédiatement et de plein pied dans le modernisme. Quand il a fallu commencer à construire l’état juif sur une terre qui ressemblait fort peu aux plaines de Pologne, ils ont su s’adapter à un environnement hostile à tous points de vue. Quand les oranges de Jaffa ont cessé d’être rentables, ils sont entrés dans l’ère de la nanotechnologie. Quand les pays du monde refusaient de vendre des armes à l’Etat juif naissant, Shimon Peres a su passer par la fenêtre quand on lui fermait la porte au nez.

Je me pose donc la question légitime : n’est-ce pas la "Histaglou"t, la capacité caméléonienne du peuple juif qui lui a valu d’être préféré par Hashém aux autres nations ?

Enfin, il est curieux de remarquer que la racine "Ségél" donne naissance à une couleur : "Ségol " que Rashi nous traduit par "violet ". Le peuple juif serait-il une jolie violette ? J’en doute. L’explication serait plutôt à chercher dans la disposition des couleurs dans l’arc-en-ciel.  Il est connu que le rouge est situé à l'extérieur de l’arc et le violet à l'intérieur. La particularité du violet est qu’il peut être à la fois visible et invisible. C’est une couleur fuyante qui peut se confondre avec le fond, qui est généralement gris ou carrément  noir. Cela me fait penser - considération toute personnelle – aux habits juifs qui varient entre les couleurs les plus flashy et le noir absolu qu’affectionnent les ultra-orthodoxes. L’explication la plus vraisemblable résiderait, me semble-t-il, dans la faculté d’acclimatation "Histaglout" du peuple juif dans son univers ambiant ou, à l’inverse à son refus d’adaptation à la modernité. On pourrait également dire que le violet tend à rejoindre les espaces infinis. Certains diraient le "Ein Sof"

Cette courte recherche n’a pas la prétention de résoudre quoi que ce soit mais à nous fournir  des pistes de recherche sur la spécificité juive et, surtout, de mettre le doigt sur la richesse de la langue hébraïque, qui est avant tout une langue de concepts, plus que de mots.

dimanche 10 septembre 2017

Après cent ans de guerres contre les Arabes, Israël a changé d’ennemi. Cette fois il s’agit d’Aryens perses, et ce n'est pas un cadeau.


Depuis les première Allyot (montées successives en terre d’Israël), Le Yichouv (Establishment) juif puis, l’Etat d’Israël ont été confrontés,  d’abord à des attaques impulsives de Fedayin et autres énergumènes, puis à des guerres ordonnées contre  des Etats arabes constitués, et enfin, à des sauts d’humeur meurtriers de la part de ce que l’on se plait à nommer « Palestiniens ». Si je suis encore là à vous écrire, c’est qu’Israël a remporté tous ses combats, non sans pertes sanglantes.  Les ennemis des Juifs installés à Sion ont été pendant un siècle, à quelques exceptions près, des Arabes d’obédience sunnite. C’était logique et naturel : les Etats qui ceinturent Israël sont Arabes et leur croyance est l’Islam sunnite, celui qui est propagé par l’Arabie Saoudite et Les Frères Musulmans égyptiens. Si déjà on cherche une exception, il s’agirait du régime alaouite installé à damas. Mais il s’agit d’un Chiisme « light » compatible avec les autres courants islamiques.

La prise de pouvoir par les Ayatollah en Iran en 1979 a changé la donne. Pour la première fois, un Imam, décisionnaire religieux et chef politique incontesté, prend le pouvoir dans un Etat de droit, l’Iran qui se distingue des Etats arabes à qui Israël a eu affaire jusque-là. L’Iran est d’abord l’héritier du grand empire perse. Il n’a pas vu le jour au lendemain de la Première guerre mondiale qui a créé artificiellement et maladroitement des monarchies contestées comme l’Arabie saoudite, la Jordanie, et l’Irak. A part l’Egypte, il est le seul Etat pérenne du Moyen-Orient. Secundo, il est un Etat à large majorité chiite à contrario des pays qui peuplent le Moyen-Orient. Enfin, ses habitants ne sont pas des Arabes mais des Aryens ; le terme même de « Iran » signifie « terre des Aryens » dont le sens signifie « noble » pour se démarquer des autres peuplades légèrement primitives, à commencer par les Arabes. Leur langue est une des ramifications des langues Indo européennes. Tout ceci place la Perse, en termes d’ethnie, de prestige, de culture, d’avance technologique et intellectuelle, au sommet des Etats voisins.

L’Iran ne partage avec les Etats arabes voisins d’Israël que le Coran, et la détestation totale et sans nuances de l’Etat hébreu. De plus l’Iran annonce clairement la couleur en réclamant purement et simplement la destruction totale de l’Etat juif.

Lorsque des centaines de Londoniens, de Berlinois et des millions de Musulmans à travers le monde, défilent pendant le Ramadan à la demande du Hezbollah, lire de l’Iran, ce n’est pas pour protéger la Mosquée d’El Aqsa, bien qu’il s’agisse de la Journée d’El Quds, mais bien pour libérer la Palestine, du Fleuve (le Jourdain) jusqu’à la mer (Méditerranée). Autrement dit pour gommer l’existence et la mémoire même d’Israël. Cette même manifestation quasi planétaire se répète depuis 1979, date à laquelle Khomeiny est revenu en Iran.  
L’Iran toutefois ne se contente pas de parler et de manifester ; il agit, avec constance et perspicacité, sans s’en laisser compter par personne et certainement pas par le sieur Obama, leur allié de cœur, qui leur a permis de développer leur arsenal nucléaire et débloqué tous les fonds gelés en Occident. Ce qui permet aujourd’hui aux Iraniens de mener leur offensive terrestre, de ceinturer l’Arabie saoudite et la Jordanie, et de placer des soldats à Quneitra, à un jet de pierres de la frontière israélienne.

L’Iran fonde en 1982 un poisson pilote, lire le Hezbollah à charge pour lui de s’emparer d’un pays entier, le Liban et de mener les guerres qui l’arrangent. Il l’arme outrageusement, l’endoctrine et, mission accomplie, Nasrallah, adorateur inconditionnel d’Ali Khamenei, devient le bras armé de la Perse au Liban et en Syrie, et l’homme fort du Moyen-Orient face à Israël.
L’Iran d’ailleurs peu regardant sur les nuances chiites-sunnites, place ses pions également à Gaza, en attendant la Cisjordanie. Ce qui lui importe ce ne sont pas les croyances religieuses de ses alliés, mais une détestation commune d’Israël. S’il fallait se lier avec le diable, il le ferait sans hésiter, pour peu que le diable n’affectionne pas trop les Juifs. L’Iran n’est pas assez sot pour envoyer des kamikazes et/ou organiser des attentats dans les pays occidentaux. Il en laisse le soin aux Arabes, de préférence sunnites (si jamais les dérangés du bocal qui doivent être internés, comme le suggère la Ministre de l’Intérieur français, étaient en mesure de saisir ces nuances théologiques).

Tout ceci nous amène à constater que la menace arabe qui a pesé sur Israël a laissé la place à une menace aryenne-perse. On attendait en vain que l’Iran fasse son Printemps arabe et on a oublié que précisément les Perses n’étaient pas des Arabes.

L’Occident focalisé, à tort, par Daesh et les « pôv réfugiés chassés par les méchants tyrans », comme je l’ai écrit à maintes reprises, n’a comme d’habitude rien vu venir. A l’exception bien entendu de Poutine. Mais Poutine n’est pas un Occidental mais un Slave, qui comme les Iraniens, sait jouer aux échecs et n’a pas trop de problèmes de conscience.  

Pendant que la menace arabe sur Israël s’atténue, surgit une nouvelle menace en provenance de ce que fut l’empire perse qui asservit Israël aux temps anciens. L’Iran est indifférent aux pressions occidentales parce qu’elle sait comment le rouler dans la farine dans les négociations bilatérales, notamment sur le programme nucléaire. Il n’y a qu’à voir les deux chefs de la diplomatie, Mohammad Javad Zarif et John Kerry face à face : Kerry n’avait aucune chance face au diplomate perse,infiniment plus rusé et déterminé

Les dirigeants israéliens qui ont compris depuis belle lurette la gravité de la situation (voir le discours de Bibi au Congrès américain), se doivent d’agir contre ce nouvel ennemi, intelligent, patient et constamment en mouvement.  L’opération menée par les forces israéliennes à Masyaf n’est que le premier coup de semonce qui prouve à Poutine que Bibi, lors de leur rencontre à Sotchi, n’a pas bluffé. Cette fois Israël doit mettre à genoux le Hezbollah et pour cela il devra l’attaquer  et le détruire partout où il se trouve et notamment au Liban. Pour ce qui est de l’Iran, Israël, malheureusement devra compter sur une aide militaire massive des U.S.A. Et là, nous avons un grand point d’interrogation : Trump osera-t-il sortir de ses Twit pour montre le vrai visage de l’Amérique ? L’avenir proche le dira

mardi 29 août 2017

La paix en Syrie, un désastre à venir pour l'Occident et, qui est plus saint pour les Musulmans: La Mecque ou Jérusalem ?

Pendant que l’Occident, Trump en tête se préoccupe d’un moribond, à savoir Daesh, l’Iran s’empare lentement mais surement du Moyen-Orient, encerclant l’Arabie Saoudite et la Jordanie, par le nord à travers l’Iran, l’Irak, la Syrie et le Liban, jusqu’à la Méditerranée, et par le sud à partir du Yémen grâce à une guerre dont on ne parle pratiquement pas.

 Assad, soutenu par les Iraniens s’emploie à remplacer les réfugiés syriens sunnites par une population chiite en provenance d’Iran, d’Irak et d’Afghanistan. « Quand tu ne peux pas régner sur ton peuple, qu’est-ce que tu fais, tu changes de peuple » (c’est de moi). Dix millions de de Syriens, soit la moitié de la population initiale de la Syrie sont ont été chassés de leur maisons. Ils n’y reviendront pas, soit parce que leurs maisons ont été détruites, soit parce qu’ils ont une peur bleue d’Assad et des Chiites qui vont squatter leur maisons en Syrie. Il faut donc s’attendre à la fois à une « chiitisation » de la Syrie et du Liban et à un déferlement de Syriens et de Libanais sunnites et chrétiens  vers les pays hautement accueillants d’Europe Occidentale et d’ailleurs. Même l’Atlantique n’est pas assez large pour les empêcher de débarquer aussi aux Etats-Unis. A ces miséreux  déracinés vont se joindre les mercenaires de Daesh qui ont perdu la partie, et tout ce beau monde, essentiellement  sunnite, va débarquer dans les villes et les campagnes de France et d’ailleurs, furieux d’avoir été lâchés par l’Europe et Trump, et décidés à leur faire payer la note ; soit en termes d’exigences économiques, soit en perpétrant des attentats autrement plus sanglants que ce qu’on a connu.  

Que reste-t-il à l’Arabie saoudite, à part son argent qui ne l’a pas aidé à faire triompher  Daesh , pour continuer à servir de phare au monde musulman ? La Mecque pardi,  le pèlerinage au soi-disant premier lieu saint de l’Islam. Là aussi les Iraniens aidés par les Frères Musulmans ont une petite idée.

Une explication s’impose. Sur quoi repose largement la sainteté de la Mecque ? Sur une source d’eau surnommée ZAM ZAM. Mais Il ne s’agit pas de n’importe quelle source. Cette eau sacrée a été révélée à Ismaël par l’ange Gabriel, alors qu’il était abandonné, en compagnie de sa mère Agar, dite Ajar, par son père Abraham, au milieu d’un désert hostile; c’est-à-dire là où  se trouve la Kaaba, la pierre Noire. Agar courait dans tous les sens pour dénicher de l’eau à son fils assoiffé, qui s’est contenté, par énervement de gratter la terre, et la source a jailli.  Aujourd’hui et depuis le début de l’Islam, les fidèles en pèlerinage à la Mecque, imitent Agar en courant à droite et à gauche pour finalement se désaltérer avec cette eau miraculeuse, le Zam ZAM.

Alors l’idée a germé dans les cerveaux créatifs de notables des Frères Musulmans d’apporter un volume donné de cette eau à Jérusalem et de la verser dans les réservoirs du Mont du Temple. Les eaux de pluie faisant le reste, Jérusalem deviendrait ainsi  aussi sainte que la Mecque.  Le Sheikh Raed Salah Abu Sakra, patron de la branche islamique nord israélienne,  qui vient d’être arrêté par les Services de Sécurité  (Shabak) pour incitation à la rébellion s’est proposé en personne d’aller chercher à la Mecque de l’eau zamzamée pour la verser dans un trou afin, dit-il « que la Mosquée El Aqsa et le Mont du Temple parviennent au même degré de sainteté que la Mecque ».

Vous imaginez bien que les Saoudiens, qui ne sont pas tombée de la dernière pluie, s’insurgent contre ces initiatives qui leur ôteraient le privilège de régner sur le premier lieu saint de l’Islam. Si l’esplanade des Mosquées devait se targuer d’un sainteté comparable à la Kaaba, ils perdraient l’influence religieuse et politique qui leur reste auprès des croyants. C’est une des raisons de leur silence fracassant lors de l’épisode des détecteurs d'armes apposés à l’entrée du Mont du temple.

Il faut de plus reconnaître que la Mecque n’intéresse que les Musulmans, alors que Jérusalem étant le centre du monde (c’est moi qui le dit) fait la une des canards du soir au matin.
J’ai  d’ailleurs découvert récemment une nouvelle preuve de la centralité de Jérusalem qui vaut le détour. Lors de la conquête de Jérusalem peu après la mort de Mahomed, Le Dôme du Rocher était désigné par Beit El Makdis. Ça ne vous rappelle rien : Beit Ha Mikdash pardi. Les Sultans de l’époque ne se méprenaient pas : Jérusalem tirait sa sainteté du Beit Hamikdash (le Temple) détruit certes mais bien vivace dans les mémoires. De nombreuses références attestent la véracité et l’emploi de ce nom. Ce qui revient à dire que le nom de EL Quds généralement utilisé par les Arabes pour désigner Jérusalem et qui figure sur tous les panneaux routiers israéliens est une invention relativement récente.

Ces choses étant dites, les Iraniens n’ont pour seul objectif que de s’emparer  du Croissant Fertile du Moyen Orient et de rayer Israël de la carte à l’horizon de 25 ans (c’est ce qu’ils claironnent). La Jordanie, gardienne du Temple, qui ne pèse que le poids que les Occidentaux veulent bien lui accorder et les Saoudiens qui achètent des avions mais ne savent pas les faire voler ne représentent qu’une menace toute relative pour les Iraniens Chiites. Le fruit tombera quand il sera mûr. Donc les arguties de qui sera le plus saint de la Mecque ou de Jérusalem ne leur font ni chaud, ni froid. De toute façon ils ont leurs propres lieux saints chiites comme la Kerbala et espèrent à terme s’emparer et de Jérusalem et de la Mecque.

En attendant, Israël saura faire face aux menaces qui pèsent  sur sa frontière nord quitte à attaquer en premier. Je doute fort que les Européens et l’Amérique feront ce qu’il faut pour endiguer la vague de nouveaux migrants qui vont déferler  sur leurs pays. Grand bien leur fasse mais c’est désolant.
Mon article est largement inspiré par les écrits du professeur Mordekhaï Kédar et par un article de Yediot Ahronot qui nous éclaire sur Beit El Makdis.


mercredi 26 juillet 2017

A Jérusalem, le crime paie

La décision d’installer des détecteurs d’armes, n'ayons pas peur des mots à l’entrée du Mont du Temple, lire l’esplanade des Mosquées pour les Arabes, a été une erreur de jugement.  Les enlever précipitamment est une grave erreur stratégique. Elle démontre que les Israéliens craignent les Arabes. Or il est interdit dans cette région du monde de montrer sa peur; le méchant Autre, qu’il soit Musulman ou Européen antisioniste, s’y engouffre en exigeant toujours d’avantage. 

Faire croire que Netanyahou a fait un deal avec le roi de Jordanie: "tu relâches mes diplomates et je t’enlève les portiques", c’est se foutre du monde. Les diplomates israéliens d’Aman, y compris le garde du corps à la gâchette facile, bénéficiaient de l’immunité diplomatique. Ils ne risquaient rien et Netanyahou avait grand besoin de descendre de l’arbre sur lequel il était monté sans savoir comment descendre.

Considérer la Jordanie comme un partenaire majeur et incontournable, et tenter de le faire croire aux Israéliens, est un leurre. La Jordanie a d’avantage besoin d’Israël pour la protéger contre les grands méchants qui veulent voir disparaître le régime hachémite, qu’Israël n'a besoin de la Jordanie. Il faut une fois pour toutes se mettre dans la tête que la Jordanie, à terme, n’est rien d’autre que le pays des Palestiniens, qui y sont déjà  bien plus nombreux que les Transjordaniens de souche. Si le monde veut vraiment voir un Etat palestinien sur la carte du Moyen-Orient, il n’y a qu’à débaptiser la Jordanie et la nommer Palestine, qu’elle reste sous l’autorité du roi ou de quel qu’autre tyran.  Au moins quand on aura besoin de faire la guerre,  on aura une adresse.

Netanyahou n’a plus la cote, ni auprès des Israéliens qui considèrent que sa gestion de la crise a été catastrophique, ni surtout, ce qui est bien plus grave, auprès  du big boss des Casinos de Las Vegas et accessoirement propriétaire du journal "Israël Hayom", le multimilliardaire Sheldon Adelson. Sheldon a décidé de changer de poulain : Bennet est désormais son favori ; exit Bibi. Or quand le Padrone décide, la classe politique israélienne s’exécute. C’est triste mais c’est comme ça.


Quoi qu’il en soit, Israël doit reprendre les rennes et montrer qui est le patron. Je ne suis pas convaincu que Bennet soit l’adulte responsable qu’il nous faut aujourd’hui, mais sincèrement je n’en vois pas d’autre. A moins qu’Hachém ne décide de passer à la surmultipliée et place son propre Patron, tout en nous évitant les affres de la guerre de Gog au pays de Magog qui précède d’après ce que l’on dit la guerre finale contre Jérusalem.

dimanche 18 juin 2017

Le Hamas a plus de sous qu’il n’en faut pour payer sa facture d’électricité à Israël, seulement ça ne l’arrange pas

Il y a dix ans fut créée l’Etat du Hamastan dans la bande de Gaza, abandonnée par les Israéliens deux ans plus tôt. Il s’agit aujourd’hui  d’un Etat dans (presque) tous les sens du terme, si ce n’est  qu’il s’agit d’un Etat mendiant qui ne doit sa subsistance qu’aux bonnes grâces du Qatar. Il n’empêche que le Hamas dispose d’un budget conséquent qui  lui permettrait  sans problème et sans faire appel à l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas,  d’acquitter sa facture d’électricité à son fournisseur israélien. Cette facture ne représente que le dixième de la somme qu’investit le Hamas dans ses fonctionnaires, civils et militaires, dans l’industrie militaire locale,  dans les infrastructures, dont les fameux tunnels qui menacent la sécurité d’Israël et dans le luxe qu’elle réserve à ses dirigeants. Mais le Hamas préfère les photos de familles soi-disant miséreuses qui se chauffent au feu de bois et s’éclairent avec des bougies, qui inondent  la toile et la télé, au bien-être de ses habitants. Tous les jours qu’Allah fait, plus de mille camions bondés de tous les délices pénètrent d’Israël à Gaza, délices sur lesquelles les cadres du Hamas prélèvent  ce qui les tente, plus des taxes bien grasses qui n’arrivent qu’en partie infinitésimale aux habitants de la bande, dont le Hamas se fout comme de sa première babouche.

Le Qatar connait quelques remous, Trumpesques et trompeurs, ne vous inquiétez pas ; qui oserait chercher des noises à ce richissime Etat qui possède des pans entiers de l’Occident. Les finances du Hamas en pâtissent provisoirement. Il cherche donc du financement du côté de la Turquie et de l’Iran. Il les obtiendra. Ses tunnels, il ne les démolira pas. Pourquoi faire ? Le Secrétaire Général de l’ONU n’a même pas jugé opportun de protester après que l’on ait découvert un tunnel creusé sous les locaux de l’UNRRA, "l’Administration des Nations unies pour le secours et la reconstruction  ….  de tunnels". S’il le faut il fera appel à l’aide internationale pour financer l’électricité des Gazzaouis. Au pire, le Hamas déclenchera un énième offensive sur Israël; la guerre ça a du bon, c’est photogénique, ça mobilise les donateurs et les haïsseurs d’Israël.

Mais nous, on s’en fout, s’ils ne règlent pas la facture d’électricité ou le pétrole pour faire marcher les générateurs, on coupera l’approvisionnement, et personnellement je ne payerai plus ma note à Hévrat A'hashmal.

mardi 23 mai 2017

Trump n’est ni un dogmatique ni un intellectuel et c’est ça qui fait sa force

Que tous ceux qui ont répété à l’envie depuis son élection que Trump était un imbécile et un ignorant, peuvent avaler leur chapeau. Trump a démontré lors de son voyage éclair au Moyen-Orient qu’il avait quelque chose que les dirigeants américains qui l’ont précédé - Husssein Baraq en tête - et les dirigeants européens passés et actuels, ne possèdent pas : le courage et le bon sens, ou l’art de distinguer entre ce qui est réellement important et ce qui l’est beaucoup moins.  L’important c’est la présence iranienne qui s’étire, tentaculaire, jusqu’à la Méditerranée et qui disposera, si ce n’est pas déjà fait, de l’arme nucléaire, l’important c’est la terreur islamiste et ses ravages en vies humaines ; on vient encore d’avoir un sinistre exemple à Manchester. Beaucoup moins important : la soi-disant souffrance des Palestiniens qui, sommes toutes, vivent beaucoup mieux que leurs coreligionnaires dans les pays arabes et leurs droits, pas si légitimes que ça, à un Etat.

A Riyad, Jérusalem et Bethléem il a martelé avec force et clarté un message simple : les Etats arabes doivent vomir de leur sein les excroissances sanguinaires, y compris le Hamas, y compris le Hezbollah. Ils doivent couper le cordon ombilical et celui de la bourse avec les mouvements terroristes. S’ils le font, l’Amérique sera de leur côté, sinon, l’Amérique fera un tri entre ceux qui marchent droit et ceux qui continueront leur sinistre double jeu.

L’Iran doit comprendre qu’un nouveau Sheriff est arrivé et qu’il ne laissera pas la puissance chiite dicter sa loi dans toute la ville. Prenant le contre-pied d’Obama et complètement en phase avec Binyamin Netanyahou, il met le monde en garde contre la menace iranienne, que les Européens ont déjà balayé sous le tapis, dans l’espoir de contrats juteux.

Pour ce qui est du différend entre l’Etat juif et les Palestiniens, une solution sera trouvée lorsque les Palestiniens cesseront d’endoctriner leurs enfants dans la haine, rémunérer les assassins et/ou leur familles et nommer aux plus hautes fonctions  des terroristes qui ont du sang sur les mains, tels le nouveau maire de Hébron Taysser Abou Snina, élu pour le compte du Fatah.

Pour son premier voyage officiel Trump a  aussi montré du courage et de l’humanité. Il ne s’est pas incliné servilement comme Obama devant le roi d’Arabie saoudite, il s’est exprimé sans crainte devant un parterre impressionnant de dirigeants musulmans représentant plus d’un milliard d’individus, il s’est dignement et respectueusement recueilli devant le Mur occidental et, manifestement, s’est senti très à l’aise avec les officiels israéliens qui l’ont accueilli. Il y a d’ailleurs quelque chose de très israélien chez Trump.


De retour au States Trump devra affronter la meute de ses détracteurs  et les menaces d’Impeachment qui rodent. Nous, Israéliens devront le soutenir au mieux de nos possibilités, pour que son mandat aille à son terme, parce que nous ne sommes pas prêts d’en trouver un autre comme lui. 

vendredi 7 avril 2017

Sortir d’Egypte au mois du printemps. Réflexions sur les calendriers chinois, musulman et juif. 'Hag Saméa'h

Le peuple juif est le seul peuple qui se soit constitué en esclavage. Il est donc logique que le mois de sa libération constitue le premier mois de l’année.  La Torah nous dit :"C’est aujourd’hui que vous sortez (d’Egypte) au mois du printemps" (Exode 13 :4). Ce verset nous apprend deux choses : la première c’est le concept de « mois » (c’est la première fois que la Torah l’évoque) et la seconde c’est que le mois de la Délivrance  se soit passé au printemps (= Aviv) ; une saison favorable, ni trop chaude, ni trop froide, pour entreprendre le long voyage qui conduira le peuple hébreu vers sa terre. Cela implique également que le calendrier devra être basé, non sur le rythme des années fondé sur le soleil mais sur celui les lunaisons qui déterminent les mois.

Une difficulté toutefois : l’addition de douze lunaisons nous donne 354 jours, soit un décalage d’environ 11 jours  entre une année lunaire de 12 mois et une année solaire. Ce qui signifie que si nous voulons célébrer pour l’éternité Pessa’h (La Pâque)  au printemps,   les Fêtes de Tishri à l’automne…  il convient de synchroniser  les calendriers lunaire au solaire qui comporte 365 jours. Un  mois est  donc rajouté  7 fois sur un cycle lunaire de 19 ans (année embolismique). Dans le calendrier hébraïque  il s’agit toujours du mois d’Adar.

Le calendrier chinois, comme le calendrier hébraïque est un calendrier luni-solaire.  Les mois sont des mois lunaires.  Le premier jour de chaque mois est la nouvelle lune et le 15e jour est la pleine lune.  Sachant que  dans une année solaire il y a douze mois lunaires et environ quinze jours, on ajoute, comme dans le calendrier hébraïque, sept mois intercalaires (Run yue qui correspond au mois d’Adar), au cours de dix-neuf ans, afin que l'année lunaire corresponde à  une année solaire. Le calendrier chinois est largement utilisé depuis des temps immémoriaux  par les paysans pour mieux gérer l'agriculture, les fêtes traditionnelles ou religieuses comme le Nouvel An chinois ou la Fête de la mi-automne.

Avant l’arrivée de Mahomed sur la scène de l’histoire, les calendriers arabes étaient calqués sur  le calendrier juif ; soit luni-solaires par l'intercalation d'un treizième mois, nommé Nasi qui signifie « le différé. Ce mois, dans la péninsule arabique, était ajouté par les tribus arabes entre le dernier et le premier mois de l'année selon les indications des autorités juives de Palestine, puis de Babylonie.  Ce calendrier permettait de calculer les saisons, de fixer des dates anniversaires et plus globalement planifier les activités au-delà du mois en cour.  Mahomed à la Mecque s’y conforme  mais arrivé à Médine, il se fâche tout rouge contre les Juifs qui refusent de reconnaitre son génie et  décide donc, non seulement d’en exterminer un certain nombre mais de changer de calendrier. Il proclame : "Le nombre des mois est de douze devant Dieu, tel il est dans le livre de Dieu, depuis le jour où il créa les cieux et la terre". Je ne sais à quel livre il se réfère et n’ai trouvé aucune trace de mois ou de lunaisons dans le récit de la Création.  Cette décision est absurde et anti-économique : elle gomme les saisons, surtout dans un monde formé d’agriculteurs et d’éleveurs et ne permet pas de fixer/planifier les fêtes, les rites et les anniversaire. Exemple parmi mille : le mois du Ramadan se promène au fil des ans de l’hiver en été,  et les événements survenus au cours de ce mois (ou à d’autres mois) ne pourront plus être célébrés à la même époque de l’année. Ainsi,  la première épouse de Mahomed  Khadija décède le 10 du mois de Ramadan et le 6 du Ramadan nait Hussein, son petit-fils. A quelle époque de l’année doit-on célébrer ces événements ? Par ailleurs, la lecture de la nouvelle lune n’est évidemment pas la même à la Mecque au Pakistan ou en France Arabia.  Mais que faire, Mahomed, le prophète en a décidé ainsi.


Bien avant l’institution du calendrier solaire grégorien qui permet de marquer l’année civile, simple commodité pour permettre aux habitants de la terre de fonctionner en harmonie, les Chinois puis les Juifs, attachés à leurs rites, au rythme des saisons, instaurent un calendrier luni-solaire quasiment identique. L’instauration du calendrier lunaire par Mahomed, comme d’autres décisions religieuses, sociales ou belliqueuses, ne correspond qu’à sa mauvaise humeur contre les Juifs.  Il sera un jour certainement corrigé. En attendant, constatons la proximité entre la civilisation chinoise et le judaïsme et fêtons comme il se doit le mois du printemps. Hag Saméa’h