vendredi 7 avril 2017

Sortir d’Egypte au mois du printemps. Réflexions sur les calendriers chinois, musulman et juif. 'Hag Saméa'h

Le peuple juif est le seul peuple qui se soit constitué en esclavage. Il est donc logique que le mois de sa libération constitue le premier mois de l’année.  La Torah nous dit :"C’est aujourd’hui que vous sortez (d’Egypte) au mois du printemps" (Exode 13 :4). Ce verset nous apprend deux choses : la première c’est le concept de « mois » (c’est la première fois que la Torah l’évoque) et la seconde c’est que le mois de la Délivrance  se soit passé au printemps (= Aviv) ; une saison favorable, ni trop chaude, ni trop froide, pour entreprendre le long voyage qui conduira le peuple hébreu vers sa terre. Cela implique également que le calendrier devra être basé, non sur le rythme des années fondé sur le soleil mais sur celui les lunaisons qui déterminent les mois.

Une difficulté toutefois : l’addition de douze lunaisons nous donne 354 jours, soit un décalage d’environ 11 jours  entre une année lunaire de 12 mois et une année solaire. Ce qui signifie que si nous voulons célébrer pour l’éternité Pessa’h (La Pâque)  au printemps,   les Fêtes de Tishri à l’automne…  il convient de synchroniser  les calendriers lunaire au solaire qui comporte 365 jours. Un  mois est  donc rajouté  7 fois sur un cycle lunaire de 19 ans (année embolismique). Dans le calendrier hébraïque  il s’agit toujours du mois d’Adar.

Le calendrier chinois, comme le calendrier hébraïque est un calendrier luni-solaire.  Les mois sont des mois lunaires.  Le premier jour de chaque mois est la nouvelle lune et le 15e jour est la pleine lune.  Sachant que  dans une année solaire il y a douze mois lunaires et environ quinze jours, on ajoute, comme dans le calendrier hébraïque, sept mois intercalaires (Run yue qui correspond au mois d’Adar), au cours de dix-neuf ans, afin que l'année lunaire corresponde à  une année solaire. Le calendrier chinois est largement utilisé depuis des temps immémoriaux  par les paysans pour mieux gérer l'agriculture, les fêtes traditionnelles ou religieuses comme le Nouvel An chinois ou la Fête de la mi-automne.

Avant l’arrivée de Mahomed sur la scène de l’histoire, les calendriers arabes étaient calqués sur  le calendrier juif ; soit luni-solaires par l'intercalation d'un treizième mois, nommé Nasi qui signifie « le différé. Ce mois, dans la péninsule arabique, était ajouté par les tribus arabes entre le dernier et le premier mois de l'année selon les indications des autorités juives de Palestine, puis de Babylonie.  Ce calendrier permettait de calculer les saisons, de fixer des dates anniversaires et plus globalement planifier les activités au-delà du mois en cour.  Mahomed à la Mecque s’y conforme  mais arrivé à Médine, il se fâche tout rouge contre les Juifs qui refusent de reconnaitre son génie et  décide donc, non seulement d’en exterminer un certain nombre mais de changer de calendrier. Il proclame : "Le nombre des mois est de douze devant Dieu, tel il est dans le livre de Dieu, depuis le jour où il créa les cieux et la terre". Je ne sais à quel livre il se réfère et n’ai trouvé aucune trace de mois ou de lunaisons dans le récit de la Création.  Cette décision est absurde et anti-économique : elle gomme les saisons, surtout dans un monde formé d’agriculteurs et d’éleveurs et ne permet pas de fixer/planifier les fêtes, les rites et les anniversaire. Exemple parmi mille : le mois du Ramadan se promène au fil des ans de l’hiver en été,  et les événements survenus au cours de ce mois (ou à d’autres mois) ne pourront plus être célébrés à la même époque de l’année. Ainsi,  la première épouse de Mahomed  Khadija décède le 10 du mois de Ramadan et le 6 du Ramadan nait Hussein, son petit-fils. A quelle époque de l’année doit-on célébrer ces événements ? Par ailleurs, la lecture de la nouvelle lune n’est évidemment pas la même à la Mecque au Pakistan ou en France Arabia.  Mais que faire, Mahomed, le prophète en a décidé ainsi.


Bien avant l’institution du calendrier solaire grégorien qui permet de marquer l’année civile, simple commodité pour permettre aux habitants de la terre de fonctionner en harmonie, les Chinois puis les Juifs, attachés à leurs rites, au rythme des saisons, instaurent un calendrier luni-solaire quasiment identique. L’instauration du calendrier lunaire par Mahomed, comme d’autres décisions religieuses, sociales ou belliqueuses, ne correspond qu’à sa mauvaise humeur contre les Juifs.  Il sera un jour certainement corrigé. En attendant, constatons la proximité entre la civilisation chinoise et le judaïsme et fêtons comme il se doit le mois du printemps. Hag Saméa’h

lundi 3 avril 2017

Il parait qu’il y-a des Harédim , des ultra religieux, qui sont plus ultra que les autres et, des Harédim qui sont, parait-il, plus extra que les ultra.


Il y a des Harédim qui bloquent les rues et vomissent sur TSAHAL en le traitant de « nazi », « d’Hitler ». Il y-a des harédim qui insultent et crachent sur des jeunes femmes tout ce qu’il y a de correct parce qu’elles ont le malheur de traverser leur quartier, il y a des Harédim qui veulent lyncher des soldats harédim et il y a ceux qui s’opposent au lynchage. Il y a des Harédim qui sont la lie de l’humanité mais je ne traiterai pas les autres de sel de l’humanité. Sachant que j’ai cessé de les fréquenter depuis longtemps ; ce qui signifie qu’à une certaine époque je les ai, oui, fréquentés. Je suis comme St Thomas : je ne crois que ce que j’entends ou ce que je lis. Et je n’entends rien. Je n’entends pas des parlementaires harédim s’insurger, je ne lis rien de probant sur les sites harédi, je n’entends pas des « Grands » d’Israël s’insurger ; il parait qu’ils ont peur de perdre leur influence dans, ce qu’on appelle : « la rue harédie ». Moralité : ils ne sont pas « Grands ». Et tant que je n’entendrais rien et ne lirais rien, je mettrais tous les Harédim dans le même panier parce que entre les nuisibles et ceux qui en ont peur, qui sont haréd des Harédim, je ne fais aucune différence.