mardi 23 mai 2017

Trump n’est ni un dogmatique ni un intellectuel et c’est ça qui fait sa force

Que tous ceux qui ont répété à l’envie depuis son élection que Trump était un imbécile et un ignorant, peuvent avaler leur chapeau. Trump a démontré lors de son voyage éclair au Moyen-Orient qu’il avait quelque chose que les dirigeants américains qui l’ont précédé - Husssein Baraq en tête - et les dirigeants européens passés et actuels, ne possèdent pas : le courage et le bon sens, ou l’art de distinguer entre ce qui est réellement important et ce qui l’est beaucoup moins.  L’important c’est la présence iranienne qui s’étire, tentaculaire, jusqu’à la Méditerranée et qui disposera, si ce n’est pas déjà fait, de l’arme nucléaire, l’important c’est la terreur islamiste et ses ravages en vies humaines ; on vient encore d’avoir un sinistre exemple à Manchester. Beaucoup moins important : la soi-disant souffrance des Palestiniens qui, sommes toutes, vivent beaucoup mieux que leurs coreligionnaires dans les pays arabes et leurs droits, pas si légitimes que ça, à un Etat.

A Riyad, Jérusalem et Bethléem il a martelé avec force et clarté un message simple : les Etats arabes doivent vomir de leur sein les excroissances sanguinaires, y compris le Hamas, y compris le Hezbollah. Ils doivent couper le cordon ombilical et celui de la bourse avec les mouvements terroristes. S’ils le font, l’Amérique sera de leur côté, sinon, l’Amérique fera un tri entre ceux qui marchent droit et ceux qui continueront leur sinistre double jeu.

L’Iran doit comprendre qu’un nouveau Sheriff est arrivé et qu’il ne laissera pas la puissance chiite dicter sa loi dans toute la ville. Prenant le contre-pied d’Obama et complètement en phase avec Binyamin Netanyahou, il met le monde en garde contre la menace iranienne, que les Européens ont déjà balayé sous le tapis, dans l’espoir de contrats juteux.

Pour ce qui est du différend entre l’Etat juif et les Palestiniens, une solution sera trouvée lorsque les Palestiniens cesseront d’endoctriner leurs enfants dans la haine, rémunérer les assassins et/ou leur familles et nommer aux plus hautes fonctions  des terroristes qui ont du sang sur les mains, tels le nouveau maire de Hébron Taysser Abou Snina, élu pour le compte du Fatah.

Pour son premier voyage officiel Trump a  aussi montré du courage et de l’humanité. Il ne s’est pas incliné servilement comme Obama devant le roi d’Arabie saoudite, il s’est exprimé sans crainte devant un parterre impressionnant de dirigeants musulmans représentant plus d’un milliard d’individus, il s’est dignement et respectueusement recueilli devant le Mur occidental et, manifestement, s’est senti très à l’aise avec les officiels israéliens qui l’ont accueilli. Il y a d’ailleurs quelque chose de très israélien chez Trump.


De retour au States Trump devra affronter la meute de ses détracteurs  et les menaces d’Impeachment qui rodent. Nous, Israéliens devront le soutenir au mieux de nos possibilités, pour que son mandat aille à son terme, parce que nous ne sommes pas prêts d’en trouver un autre comme lui. 

2 commentaires:

  1. On sait ce que ça a donné chaque fois que les Américains sont venus jouer les shérifs dans la région. Trump a beau rouler des mécaniques, il ne comprend rien à l'islam, dont il partage d'ailleurs le mépris des femmes... et j'ose espérer que les Israéliens sont plus fins que lui. Un âne blanc n'est pas le Messie.

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  2. Pour le constat et les conditions précédant les solutions, en revanche, je suis d'accord.

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